Sorel Eta

 

 

 

(CONGO)

 

 

Formé, comme il le dit si bien, à « l’Université de la Forêt » l’ethnologue Sorel Eta est un passionné intarissable et volubile. Il parle avec conviction, dans un foisonnement d’informations, les unes plus captivantes que les autres, de sa vie chez les pygmées Aka. Il semble tout savoir et vous affirme à l’instar de Socrate qu’il ne sait rien. Il reconnaît volontiers que si, depuis une dizaine d’années, il s’est fait admettre par cette communauté, les pygmées ne l’ont pas encore initié. Optimiste, il ne perd pas espoir.

 

 

LA VIE DE PYGMEE

Voyages-images

 

 

MOAKA NA NDIMA

LE PYGMEE ET LA FORET

 

 

 

 

Traditionnellement nomades, les Pygmées sont de nos jours en voie de sédentarisation. Ils habitent les forêts d’Afrique, entre l’Océan Atlantique et les grands Lacs, et sont repartis en différents groupes, dont: Baka, Bambuti, Batswa, Babendjele, Babongo, Babenga ou Baâka...

 

 

 

 

Le groupe de Pygmées qui constitue notre centre d’intérêt dans cette étude est celui qu’on appelle Babenga ou Baâka,habitant le département de la Likouala, à l’extrême nord de la République du Congo.

Qui sont les Pygmées Babenga ou Baâka ? Comment vivent-ils?

 

 

 

 

"Babenga pe bazali bato" c’est-à-dire : les Pygmées sont bien sûr, comme nous tous, des humains. Telle est la réaction des Pygmées Babenga à l’égard des villageois non-pygmées qui les méprisent en les considérants primitifs et sauvages, tels les animaux, les bêtes de la forêt.

 

 

 

 

Certainement, ceux-ci  connaissent les animaux qui les entourent, et surtout ils reconnaissent leurs empreintes et savent imiter leurs cris dans certaines circonstances. Les pygmées sont loin d’être comparés à ces animaux avec qui ils partagent un berceau commun: la forêt.

 

 

 

Peuples minoritaires et marginalisés, les Pygmées Babenga disposent d’énormes potentialités sur le plan culturel et d’un savoir inestimable des arcanes de la forêt. Analphabètes et asservis, les Pygmées Babenga,

 

 

 

 

exceptés les travaux divers qu’ils exercent pour le bien de leurs maîtres Bantous, consacrent leur vie au parcours de la forêt pour chercher de quoi se nourrir et échanger avec les villageois.

 

 

 

 

A proximité d’Impfondo, dans l’extrême nord de la République du Congo, se trouve Kombola, le village dans lequel Sorel séjourne le plus souvent. C’est un village mixte dans lequel communauté bantoue et communauté Aka tentent de cohabiter. Sorel nous explique que cette cohabitation est difficile, car si une relation d’interdépendance existe entre les deux groupes, un rapport de domination est instauré par les bantous qui considèrent les pygmées comme leur propriété. Pourtant, si les pygmées se savent en infériorité numérique, ils ne se pensent pas être inférieurs aux bantous en connaissance : ils se savent les rois de la forêt dans laquelle ils sont indispensables aux bantous.

La vie pour eux est simple, heureuse, et ludique.

 

 Ils dansent, boivent, fument, racontent la forêt.

 

 

 

 

 

 

 

Sorel ETA,  Chercheur-Ethnologue intéressé par la vie de ces peuples, séjourne plusieurs fois dans la forêt équatoriale, en discutant et faisant connaissance avec les Pygmées Baâka. Devenu leur ami fidele, il nous invite, à travers ces photos, à une nouvelle expédition au cœur de la forêt équatoriale à travers une exposition sur le patrimoine matériel, images et symboles indiquant les activités des Pygmées Baâka.

 

Pour comprendre la vie des Pygmées, écoutons une musique pygmée qui nous parle de la discrimination raciale.

Solo ya Mombenga (l’odeur du pygmée), est une chanson dans laquelle les  pygmées Aka dénoncent la discrimination dont ils sont victimes vu qu’ils sont traités d’êtres puants.

Afin de promouvoir et faire connaître la culture pygmée Sorel Eta a réalisé avec les huit membres du groupe Ndima, pygmées aka, du village Kombola, l’album « MOAKA NA NDIMA » (L’homme et la forêt).

 

 

 Ba Passi Ba Baaka – Chant polyphonique

 

 

 

 

 Mbela – Arc à bouche

 

 

Ce disque inédit, nous permet d’explorer la beauté et la complexité des chants polyphoniques et de l’art instrumental pygmée, comme celui du mbéla, un arc musical ayant l’étonnante singularité d’également servir à la chasse. Au-delà du talent des musiciens de Ndima, ces enregistrements témoignent de la volonté de la jeune génération pour sauvegarder et promouvoir le patrimoine musical qui rythme toutes les étapes et les activités de sa vie sociale et spirituelle.

Le groupe Ndima, lors de sa participation 4éme FESPAM à Brazzaville en 2003, a retenu l’attention de M. Koïchiro Matsuura, Directeur Général de l’UNESCO, grâce auquel ce CD a pu être édité.

Cet album par défaut de distributeur n’est pas disponible en Europe. Cependant Congopage dispose de quelques exemplaires à la vente. Vous pouvez vous les procurer auprès de Mère Evé de Paris contre 20 € (+/- 13 000 FCFA) + port (délai de disponibilité 15 jours). Sur cette somme, 15,26 € (10 000 FCFA) seront reversés aux artistes. mere-eve@wanadoo.fr

www.congopage.com/L-Homme-et-la-Foret-Sorel-Eta-et

www.brazzaville-adiac.com/index.php?action=depeche&dep_id=20099&cat_id=3&oldaction=home&regpay_id=0

Articles similaires

Tags

Partager