Simone Molina

 

 

 

(France)

 

 

Le miroir et son manque.

 

 

 

 

« L’histoire secrète des choses ? » est-ce à dire « L’histoire secrète des objets ? »

Un objet est-il toujours une chose ?

S’il n’y a personne pour le regarder, un objet demeure-t-il  un objet ?

Ou bien encore, une chose se réduit-elle à l’objet ?

Freud nomme  « das Ding », le visage de la Méduse, que Lacan traduit en « le Réel » ou  « la Chose », c’est-à-dire : ce qui ne peut se penser, ni s’imaginer, et dont on ne peut que tenter de le circonscrire par des mots. Tout comme la margelle d’un puits, qui ne dit pourtant rien de ce qu’est un puits, permet de le signaler afin d’éviter qu’il engloutisse le passant.

 

Un miroir est un objet, mais il est bien plus que cela, car le miroir, comme paradigme des objets multiples, est le réceptacle de nos fantasmes.

Pour la psychanalyse, il n’y a de concept d’objet que corrélé au manque d’objet. Dès l’aube de notre vie, l’objet et son manque sont les deux faces d’une même expérience. C’est bien toujours le manque qui vient témoigner du désir inconscient.  Ainsi de l’amant un peu éteint par les vicissitudes du quotidien qui voit son désir soudain grandir lorsque son objet d’amour s’éloigne.   Ainsi  de la santé à laquelle vous ne tenez jamais tant que lorsqu’elle est en train de filer entre vos doigts angoissés comme sable dans le sablier.  Ainsi  –  sublime projection vers l’autre de ce qui pourrait bien vous arriver – de la jubilation à voir choir de tout son long un autre semblable, ou à l’envisager disparaitre des écrans.

 

Nous passons notre existence à nous séparer des objets et ce, dès notre venue au monde. La première perte d’objet n’est pas le corps de la mère mais le placenta, dit une manière de poète, un peu zinzin dit-on, Jacques Lacan. Le placenta est une partie de soi -même en quelque sorte. Cette perte première augure de la division subjective qui va prendre toute sa dimension pour chacun de nous entre 6 et 18 mois avec le Stade du miroire [1].

Mais qu’est-ce donc que cette étrange fiction au nom narcissiquement évocateur ?

Narcisse en son miroir dans l’eau de la rivière tentait de nous faire entendre cette jolie affaire humaine.  Et ça n’a pas suffit, alors d’autres s’y sont mis. On les nomme psychanalystes. Pour se faire entendre, certains passent par l’unique chemin de la théorie et d’autres par la fiction. Et c’est tant mieux, n’est-ce pas ?

Un nourrisson est dans les bras de sa mère ou d’un substitut parental…  – car qu’on ne vienne pas nous dire ici que seules les mères pourraient élever valablement  un enfant, c’est-à-dire dialoguer  avec lui ! –  Bref, un enfant de quelques mois est dans les bras de celle ou celui qui le reconnait comme un enfant remarquable.

Tous deux sont devant un miroir grand ou petit, un miroir qui les contient puisque de là où l’un regarde, il voit l’autre et lui même. Et le nourrisson jubile comme jubilent les découvreurs en ce bas monde. Il jubile d’une image, mais aussi du son d’une voix et d’un sourire qui lui est adressé, il jubile alors que, pour l’heure, il n’a aucune conscience de l’unité de son corps. Il est en effet en ce moment de sa vie où, attrapant son petit pied, il croit cueillir un objet, tout comme il le fait déjà d’un fruit ou d’un escargot qui en rien ne pourraient lui appartenir, puisque de Moi il n’en a pas encore qui lui soit arrivé à la conscience.

Ce nourrisson jubile – dans cette fiction du moins – parce que cela lui fait tout chose de percevoir cet éclatement du monde, ou plutôt ces éclats qui lui parviennent sous forme de fragments…fragments rigolos qui gigotent eux-mêmes, tous seuls semble t-il, et à souhait, tout comme gigote le rire du frère qui s’avance ou la mère toute entière contenue dans le son de sa voix.

Et puis voilà que, par la grâce du miroir et de son manque,  ces objets qui gigotent vont, pour certains, lui devenir extérieurs, et pour d’autres lui appartenir intimement.

 

Peut-on se rendre compte, lorsqu’on a passé le pont de liane au-dessus du fleuve tumultueux que ce passage était si incertain ? Et que nenni ! On oublie au plus vite l’incertitude et le danger, ne gardant que le plaisir narcissique d’avoir réussi.

Le nourrisson qui jubile devant le miroir  est en train de passer le pont de liane. Il pourrait bien rester  en panne, avec tous ces fragments autour de lui, ces fragments qui pourraient bien ne jamais se souder  entre eux pour faire un corps à soi, qu’on appelle un Moi. Mais il poursuit sa jubilation, puisque la voix qui l’accompagne, et le regard aussi, lui indiquent qui il pourrait être, et le plaisir qu’on a de le savoir exister. Sa mère le nomme et se nomme aussi, et le regard du nourrisson va de l’un à l’autre, de son image à celle de sa mère, et perçoit soudain, dans un saut qualitatif, qu’il est bien lui, différent d’elle, séparé d’elle qui se nomme et le nomme.

Après s’être séparé de son placenta, voilà le nourrisson qui s’autonomise de ce petit autre qu’est son parent si grand pourtant – c’est-à-dire comme un Autre qu’il est – puisqu’il sait s’adresser à lui et lui parler vrai.



[1] Jacques Lacan, Le stade du miroir, comme formateur de la fonction du Je, telle qu’elle nous est révélée dans l’expérience psychanalytique. Communication faite au XVIè Congrès international de psychanalyse, à Zürich, le 17 juillet 1949.

 

 

 

 

Mais  rien n’est si  simple en ce monde, car en même temps que ce tout petit bout de chou commence à se percevoir comme un Moi bien distinct, avec un corps bien à lui –  n’est-ce pas ? –  puisque si différent de celui qu’il voit à ses côtés, il doit perdre à jamais l’ambition de saisir qui est ce JE, incertain, dont l’image inversée dans le miroir ne pourra jamais rendre compte. Jamais.

En même temps qu’il prend possession de son corps, en même temps qu’il a un corps à lui, bien à lui, commence pour lui l’expérience de la parole et la quête de l’être.

Qui est Je ?

 

Plus tard, jeune adolescent, il écoutera Rimbaud lui fredonner à l’oreille – une oreille anxieuse d’humain qui voudrait bien se contenter d’avoir, de posséder les objets les plus divers qui pourtant ne le satisfont jamais – lui fredonner donc – Rimbaud et d’autres encore… Maupassant, Kafka, Borgès…et les poètes aussi…

«  Je est un autre »

S’appuyant sur l’Autre, comme lieu de la parole, devenu adulte il éprouvera toujours et encore ce désir qui le fait courir après l’objet – toujours manqué, à jamais perdu –

Ce qu’il éprouve, il ne peut le comprendre.

Dans le temps où il comprend lui est barré l’accès à l’éprouvé.

Car entre  manque et plénitude, amour et séduction, haine toute puissante  et impuissance mortifère, joie et souffrance, que de paradoxes, qui sont pourtant  la marque du vivant.

 

Le désir « ça » se vit, et parfois, n’en pouvant mais, « ça » cherche à s’écrire…

 

« L’amour, c’est donner ce qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas »[2], dit le psychanalyste un peu zinzin…

Allez  donc y comprendre quelque chose !


[2] Jacques Lacan. Séminaire XII mars 1965.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Simone Molina est née à Alger où elle a passé une partie de son enfance.

Poète et écrivain, elle est psychanalyste dans le Vaucluse. Depuis plus de vingt ans, elle a organisé de nombreux colloques interdisciplinaires et rencontres littéraires, cinématographiques ou théâtrales en partenariat avec des lieux culturels  (Théâtre du Chêne Noir à Avignon, Chartreuse de Villeneuve les Avignon, Scène Nationale de Cavaillon, Théâtre de l’Autre Scène, Chapiteau du théâtre Fou au Festival d’Avignon, Cinéma Utopia etc.).

Elle aime collaborer avec des poètes, des musiciens et des plasticiens pour des lectures, dans le cadre de ces manifestations atypiques  ou encore lors d’Ateliers d’écriture.  Elle a par exemple collaboré en 2011 à un travail d’atelier en lien avec l’Atelier des Grames et la médiathèque Ceccano.  Elle a accueilli les poètes  Caroline Sagot-Duvauroux, Jean Louis Giovannoni, Roselyne Sibille, Sylvie Durbec, le slameur Tolten… ; elle a travaillé avec les plasticiens Jean-François Coadou, René Guiffrey, Dominique Limon, Hippolyte Ludo…, et avec des cantatrices et des instrumentistes, Danièle Ors-Hagen, Elodie Fonnard,  Stefano Foger, Jeanne Robert, Jean Yves Abecassis …

Elle anime à la demande des «  chantiers d’écriture » en France et à l’étranger, particulièrement au Maghreb. Elle est chargée de cours au D.U d’animation d’atelier d’écriture de Marseille. Elle s’intéresse aux passerelles entre psychanalyse et littérature, qu’elle tente de théoriser. Elle a collaboré durant plus de vingt ans avec l’Atelier Papier de Soi et d’autres structures en psychiatrie et durant dix ans à Alger dans plusieurs hôpitaux. Elle a publié de nombreux articles dans des revues spécialisées. Elle collabore à des recherches sur les ateliers d’écriture à l’Université. (Université de Marseille et de Cergy)

Elle a publié des nouvelles, des poèmes et également des livres d’artistes en collaboration avec des plasticiens et d’autres auteurs. (Editions B.G Lafabrie, Editions l’Indicepensable, Horizons Maghrébins  etc).

Elle donne des lectures de ses poèmes dans divers lieux (Vaucluse,  Paris, Reims, Alger,  Marrakech, …) et a été accueillie régulièrement par Trace de Poète à l’Isle sur la Sorgue depuis 2006 et par Horizons Maghrébins à Marrakech depuis 2009.

Son ouvrage, paru  en 2011 «  Archives incandescentes : écrire, entre la psychanalyse, l’Histoire et le politique », préfacé par Benjamin Stora, témoigne d’un parcours transdisciplinaire et de son attention au traumatisme ainsi qu’aux processus de création chez l’artiste.

De son expérience de l’exil et de l’hospitalité à la figure de l’étranger elle tire une partie de sa matière. Elle a collaboré récemment au livre  «  Histoires minuscules des révolutions arabes » sous la direction de Wassyla Tamzali paru en  2012 aux Editions Chèvre-Feuille étoilée.

Elle a été sollicitée par Alain Lemosof pour participer à la nouvelle collection «Psychanalyse-Fiction » à paraître en 2013.

 

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Contact : simone.molina.ecrpf@gmail.com

 

http://www.inter-s-tisse.org

http://www.univ-paris13.fr/benjaminstora/prefaces-douvrages/280-simone-molina-archives-incandescentes-ecrire-entre-la-psychanalyse-lhistoire-et-le-politique-ed-lharmattan-novembre-2011-

Ecrivain et Psychanalyste

Chargée de cours au D.U d’animation d’Atelier d’écriture de Marseille.

Fondatrice du Point de Capiton

Directrice Pédagogique de l’ECRPF / Inter-S-tisse

www.inter-s-tisse.org

 

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PUBLICATIONS

 

  • Publications psychanalytiques

 

 

 

  • 1991 : « La loi, les mots, le silence.  In « Le Point de Capiton »  (Vaucluse)
  • 1991 : « Traumatisme-Evénement-Transmission »  in  ’Le Temps du non’ (Paris) :
  • 1992 : « … ça suit son cours… » in « L’Actuel », Revue de l’Ariss (Marseille) :
  • 1994 : ‘Restauration-Art et Psy’ Colloque de Montfavet. In ‘Psychologie Médicale’ N° 26 (Paris)
  • 1996  « Pluralité des langages et Singularité de la parole. » in Actes « Le Point de Capiton »
  • 1997 « Psychanalyse et Ecriture : de la correspondance à l’œuvre » in   « Le Point de Capiton »
  • 1997 «  Traumatisme et transmission : les deux reflets de la trace »  et «  Qu’est-ce qu’un étranger » : in « Le Point de Capiton »
  • 1997 : ‘Le Travail’. Revue Trames (Nice) 
  • 1998 : ‘L’Altérité en question’. In Revue du GRP (Marseille)
  • 1998  «Psychanalyse et écriture : de la trace à la lettre » Actes « Le Point de Capiton »
  • 1999 « L’Absence » Actes « Le Point de Capiton »
  • 2000 : «Loi symbolique : le dit et les silences des textes fondateurs » Actes « Le Point de Capiton »  (partenariat avec la Chartreuse de Villeneuve les Avignon)
  • 2000 : « Le traumatisme ». Actes du colloque international Association Franco-Maghrébine de Psychiatrie, à Alger (Algérie)
  • 2000 : « Secréation » ; Publication Internet,  Etats Généraux de la Psychanalyse  (Paris)
  • 2000 : «  L’Hystérie  aujourd’hui ». Actes Fondation Européenne pour la psychanalyse(Paris)
  • 2001 : ‘Le sexe incertain’.  l’Impair N° 2-3  (revue du GRP – Marseille)
  • 2003 :   « Poésie et Réel – La Poésie : une margelle du Réel ? » in  « Le Point de Capiton »   en partenariat avec la Scène nationale de Cavaillon,
  • 2004 : « Objet livre, Livre-objet, et Atelier d’écriture »  in ‘La place des objets médiateurs en psychothérapie de l’expression et en Art-Thérapie’, Paris. Congrés Psy-SNC.
  • 2007 : «Transformations de la Parenté, ou nouvelles formes ?  in « Le Point de Capiton »
  • 2007 : « Ce que je dis à un psychanalyste reste-t-il confidentiel ? » Article publié sur www.Squiggle.be, Site Internet de psychanalyse.
  • 2009 : «  L’oubli en abîme » ;  l’Invention des Enfants N°31, Revue Che Vuoi, Editions  l’Harmattan  ( Paris)
  • 2009 : «  Le sujet de l’inconscient et le Politique » N° 23 Revue Sud/Nord Editions Eres ( Paris)
  • 2009 : « Quel avenir pour les fous? Expérience de clinique institutionnelle », in « Le Point de Capiton »
  • 2010 : «  «  Il y a Folie et folies ».  in «  Expériences de la folie », sous la direction de Patrick Chemla, La Criée, Edition Eres.
  • 2011 : «  Le Pèlerin d’Amour ou l’Autre Scène » ; in « Les Voix du Transfert », en partenariat avec la Scène Nationale de Cavaillon ;  Le Point de Capiton », Editions Champs social.
  • 2011 :  «  Secréation », «  La pratique de régulation d’équipe en psychiatrie », «  lire et écrire ou la métalepse en question », «  il y a Folie et folies » dans «  Psychose et création , Le séminaire Tome 1 et 2 »,  Edition Thétis.
  • 2012 : « Toute une vie au-delà des forêts… »,  in « La Fabrique du soin –Création et démocratie », sous la direction de Patrick Chemla, La Criée, Edition Eres.
  • 2012 : « Un parcours… » in Psychologues et psychologies, Bulletin du SNP
  • A paraître : «  La seule terre où s’établir… »  dans  Politique de l’hospitalité, La Criée, Reims 2012.

 

  • Novembre 2011 : «  Archives Incandescentes  – écrire, entre la psychanalyse, l’Histoire et le politique » avec une préface signée par Benjamin Stora, Collection Che Vuoi ? Edition L’Harmattan. (De nombreuses présentations publiques ont déjà eu lieu à la Scène Nationale de Cavaillon, puis à Marseille, Montpellier, Reims, Paris, et d’autres sont en cours, pour Nice, Marseille, Paris, Montpellier, Avignon, etc..)

 

  • Publications diverses, audios, videos, film

 

  • Mai 1995 : Enregistrement pour France-Culture, avec Francine Beddock, Psychanalyste et Productrice : « L’Exil ».
  • Mai 2000 : Ouvrage collectif  « La tentation de l’extrême-droite » (Lyon).
  • Février 2009 : Enregistrement vidéo (sur Internet) «  Le sujet et le politique ».
  • A paraître : Participation au film de Denis Cartet, moyen métrage à partir de son court métrage «  Obstruction brusque d’un vaisseau par un corps étranger ». http://vimeo.com/33819753

 

  • Publications liées à la question du processus de création artistique :

 

  • 1993 : « Répétition-création, ‘Le temps et l’art : l’atelier de Daniel Robert à Caseneuve’ » Editions- Galerie ‘l’Art et la Manière’ (Saint Martin de Castillon) 
  • A paraître en 2012 : « Éthique de l’animateur d’atelier d’écriture et désir d’écrire », dans « Pratiques littéraires à l’Université », sous la direction de Violaine Houdart-Merot,  Edition Champion
  • A paraître : «  Psychanalyse et écriture » dans un essai sur la « Pratique des ateliers d’écriture » en collaboration avec les enseignants du Diplôme universitaire d’animation d’atelier d’écriture, de Marseille Saint Charles.

 

  • Publications littéraires :

 

  • 1998 : Poèmes  dans Les Cahiers du Détour. Editions ACERMA (Paris)
  • 1999 – 2001 : Nouvelles dans Les Cahiers du Détour, Editions ACERMA (Paris)
    • L’ennui
    • Stella
    • L’encre mystérieuse
  • 2006 : « Aomar Lekloum, un chemin dans la peinture »,  Revue Algérie-Littérature Action
  • 2007 : «  L’homme et le Rien »,  Nouvelle, dans  Revue des Archers, N°12 (Marseille)
  • 2011 : « Tresser l’Amitié – poème en hommage à  Edmond Amran El Maleh » dans « Expressions artistiques et littéraires métissées au Maghreb et en milieu postmigratoire », Revue Horizons Maghrébinsle droit à la mémoire,  N° 64, PUF du Mirail, Toulouse
  • 2012 : «  Le rythme du monde se confond avec le souffle de l’homme – poème en hommage à Michel Raji »  dans « Parcours d’artistes et dynamique des créations culturelles dans l’espace euro- méditerranéen », Revue Horizons Maghrébinsle droit à la mémoire,  N° 66, PUF du Mirail, Toulouse
  • 2012 : «  Je veux que ce pays soit le mien » dans  «  Histoires Minuscules des révolutions arabes », sous la direction de Wassyla Tamzali, Edition Chèvre Feuille étoilée, Montpellier.
  • 2012 : Poèmes et livres d’artistes dans la revue sur la toile, « Terre à Ciel » http://terreaciel.free.fr/

 

  • Livres d’artistes :

 

  • 2003 : « Elles sont sept ; au trait par trait… » sous la direction de Claude Maillard, psychanalyste et écrivaine, avec des lithographies de B.G Lafabrie. Editions B.G Lafabrie.
  • 2006 : « Trois Mots ». sous la direction de Anne Vannier-Drüssel, (plasticienne et graveur), Collection Ribosome, Livres Hors Norme Muraux ;  Editions L’Indice-pensable
  • 2008 : « Entre les Mots »  Livre d’artiste numéroté, avec Dominique Limon, graveur.
  • 2009 : « Résille » et « Errances »,  2 Livres d’artistes,  numérotés, typographiés par S. Molina, avec des gravures de Dominique Limon, pour un coffret intitulé «  Dit / moi »
  • 2009 : «  Nymphéa », livre d’artistes, poème de S. Molina, avec des gravures de Dominique Limon, numérotés de 1 à 20.
  • 2010 : «  Ephémères » Livre d’artiste avec Hippolyte Ludo, 4 exemplaires numérotés.
  • 2011 : Co-création (pour le texte) d’un livre expérimental avec Atelier d’écriture, Typographie et mise à livre par Anik Vinay : «  L’autre moitié de l’ombre » avec l’Atelier des Grames et la Médiathèque Ceccano, Avignon.

 

  • En cours :

 

  • Recueil de nouvelles. « Les Visages de Cendre »
  • Recueil de Poésie. «  les Temps Epars » et « Voile blanche sur fond d’écran »
  • Roman dans la nouvelle collection « Psychanalyse-Fictions ».

 

LECTURES  PUBLIQUES :

 

  • Hérault :

 

  • 2006 : «  Trois mots »  Vernissage des Livres Muraux Hors Norme, à Saint Hyppolite du Fort.

 

  • Paris :

 

  • 2006 : «  Le temps de l’envers » à La Terrasse de Gutemberg, avec Claude Maillard et d’autres auteures invitées.
  • 2008 : «  Florilège », Lecture publique de poèmes,  accompagnée par Jeanne Robert, violoniste. A l’Ecole des Mines.

 

  • Divers lieux en France et à l’étranger :

 

  • Juin 2010 : « Miroir » avec Sylvie Durbec, auteur, et Jean François Coadou, auteur et sculpteur, à Montfavet
  • Juin 2010 : «  Le mystère est plus vaste que l’effroi », en compagnie de Leslie Kaplan, écrivain, à Reims.
  • Juin 2010 : « Poèmes à Ikrame », avec Michel Raji, à Marrakech (Maroc)
  • Octobre 2010  «  Au suspens de l’Etoile »  récital poétique, avec Jeanne Robert, Violoniste, et Renaud Grimoult, guitariste.  (une maquette audio de ce spectacle est disponible), à Velleron.
  • Mars 2011 : Extraits de «  Les Temps Epars » et «  Magie d’Olinda », avec Roselyne Sibille, à Velleron.
  • Avril 2011 : «  Le faible choix des mots » et «  Tresser l’Amitié » en compagnie de Serge Pey et d’autres poètes et artistes invités à Marrakech (Maroc)
  • Juillet 2011 (8,9 et 10 juillet) : «  L’indien au-delà des miroirs », accompagnée à la contrebasse par Jean-Yves Abecassis. Mise en espace Pierre Helly.  Au Chapiteau du Théâtre Fou, pendant le Festival, avec Dominique Sorrente ( le 8), Caroline Sagot-Duvauroux ( le 9), Jean Palomba et le slameur Tolten ( le 10), à Avignon.
  • Juillet 2011 : Fabienne Lottin, comédienne, lit  «  Tombeau de la Chrétienne » à Isle sur Sorgue

 

  • Scène Nationale de Cavaillon :

 

  • 2009 : «  Le vent sur la nuit, fragile », accompagnée par Jeanne Robert,  et Elodie Fonnard.
  • 2011 : «  L’indien au-delà des miroirs », accompagnée à la contrebasse par Jean-Yves Abecassis

 

  • En cours :

 

  • 2013 : projet d’une lecture spectacle avec l’accordéoniste Elisabeth Meunier, sur un texte poétique naît d’un voyage au Brésil « Quatros Cantos »

 

  • Isle sur Sorgues (84)  dans le cadre de « Trace de Poète » :

 

  • Juin 2007 : «  On ne jette pas la matière humaine », accompagnée par Stefano Foger, Contrebasse. Trace de poète «  Lieux de mémoire »
  • Juin 2008 : «  Je cherche sous la blessure du socle » lecture publique avec Caroline Sagot-Duvauroux et Jean Louis Giovannoni, accompagnés par Stefano Foger.
  • Juin 2008 : lecture collective «  Chantier des Libre-court »
  • Juin 2009 : «  Au-delà d’un seuil de sable », lecture publique dans la Chapelle du Vieil Hôpital, avec Jeanne Robert, Violoniste (Paris) et Elodie Fonard, Soprano (Paris)
  • Mai 2012 : Présentation de « Archives Incandescentes » par Jean Louis Giovannoni, avec une lecture croisée : extraits de Pas Japonais de JL Giovannoni, de poèmes d’un recueil inédit «  Les temps épars », et de poèmes contenu dans l’ouvrage présenté au Château de Saumane, dans le cadre de Trace de Poète.

 

 

 

 

 

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