Simone Molina

 

 

(France)

 

 

 

A Hélène B.
L’artiste de son destin

 

 

 

 

 

 

Depuis des semaines je remettais à plus tard cette visite, comme si elle contenait l’essence même des choses. Ce matin-là j’avertis Iveline de mon arrivée. Elle venait de quitter sa grande maison aux plafonds hauts et aux immenses baies vitrées pour une autre, mitoyenne, plus petite mais confortable, et qui donnait sur les larges prairies en bordure de La Crau. Ainsi elle gardait le paysage et se délestait des soucis et des souvenirs qui pesaient sur elle depuis le départ de son compagnon. Iveline vivait sur l’imposante propriété inventée par son père, domaine agricole accueillant depuis peu des familles en vacances. C’est là l’essentiel – me dit-elle, en m’entraînant vers une dépendance où habite désormais son fils, jeune adulte que j’avais croisé lors d’un vernissage. J’avais remarqué ses cheveux longs et son visage souriant. Samuel est aujourd’hui absent ; le hangar agricole a été transformé pour devenir son abri ainsi que celui de ses amis musiciens précise-t-elle en approchant. Une longue et étroite baie vitrée ainsi que des fenêtres rectangulaires ferment la façade tandis que des planches de bois s’accrochent de toute leur hauteur aux murs du bâtiment.

Ce lieu ressemble étrangement  aux Cochonniers, maison qui a été le centre de la vie alternative dans la région aixoise à la fin des années soixante et durant les années soixante-dix. J’étais alors jeune étudiante. J’avais trouvé une petite chambre sous la cathédrale Saint Sauveur, d’où je voyais le ciel par une petite fenêtre de toit où s’infiltrait en hiver un vent glacial.  Au matin l’huile avait figé dans la bouteille et mon souffle devenait vapeur au-dessus des multiples couvertures qui me retenaient au fond de mon lit. Je n’avais pas à me plaindre. Dans la vieille ville, dans son centre même, les ruelles étaient étroites et insalubres. Y étaient hébergés dans des taudis aux planchers éventrés des travailleurs immigrés. Ils m’ont quelques fois invitée à boire un verre de thé après les cours d’alphabétisation que certains de mes amis étudiants et moi-même donnions par engagement politique ou par révolte et compassion devant toute cette misère. Ils étaient dix par chambrée tandis que les marchands de sommeil occupaient de vastes immeubles bourgeois aux façades noircies. C’était avant que le centre des villes soit systématiquement rénové, rejetant dans des banlieues lointaines les ouvriers pauvres, qui auparavant cohabitaient avec les travailleurs d’origine maghrébine dans ces quartiers du centre. Dans ces année-là, les étudiants ne craignaient ni le froid ni la distance et s’installaient volontiers au cœur triste et gris des villes espérant rejoindre de façon plus festive des campagnes reculées. C’est ainsi que sont nés les Cochonniers, à quelques kilomètres du centre urbain d’Aix-en-Provence. Vie communautaire et débrouillardise, utopies pour un monde meilleur et joies partagées…Cette expérience de vie, qui associait étudiants, professeurs et artistes, rejoints par quelques employés et ouvriers, est ensuite devenue un havre pour les générations suivantes qui sont nées et ont grandi aux Cochonniers, ou qui y ont été accueillis un jour de disette.  Aujourd’hui certains de ceux qui les ont créés sont très âgés ou décédés et de très jeunes enfants courent encore devant les bâtiments de pierre et de bois.

 

Je remarque la double toiture du hangar où s’est installé Samuel. Ce sont d’anciens cochonniers,  me fait remarquer Iveline.  Ainsi c’est l’architecture elle-même qui a produit en moi le souvenir de ces années où j’étais d’étudiante. La double pente aux tuiles mécaniques rend moins imposant le bâtiment et sa façade prend taille humaine. A l’intérieur, une caravane sert de chambre, plus loin une estrade attend les musiciens, des canapés entourent des tables basses. La cuisine se situe dans un renfoncement à proximité d’un atelier où gisent toutes sortes de matériaux qui ont servi sans doute à la création d’un spectacle de rue.

Entre les voilages qui flottent, poussés par l’air pénétrant par la porte entrouverte, et qui séparent la cuisine de l’atelier, il me semble apercevoir un visage disparu, comme surgi des couleurs pastel de ce rideau retenu par une tringle en bois clair, un manche d’outil peut-être, ou encore un de ces piquets qui servent à attacher les tomates dans les jardins potagers. Ce visage, je le reconnais. C’est celui d’Hélène dans la flamboyance de la jeunesse. Ce visage tel qu’il était lors de notre première rencontre.

Elle m’avait accueillie là-bas de l’autre côté de la Durance dans un lieu improbable, situé à dix kilomètres d’Avignon. Elle avait trouvé à se loger dans un vieux mas, typique de cette époque, parce qu’à demi abandonné. Les propriétaires étaient alors heureux de trouver quelques jeunes gens à qui louer ce que plus personne ne demandait. On aimait désormais en effet le formica et les cuisines intégrées deviendraient bientôt le must de la réussite sociale. Mais pour Hélène comme pour moi, toute ces vieilleries – les enduits abîmés, les escaliers ébréchés, les cheminées qui fumaient  parce que trop grandes ou trop petites, la pompe qui remontait l’eau du puits avec un bruit de crécelle inassouvie, les robinets antiques, les tomettes rouges sang et le blanc de la chaux sur les façades – tout cela convenait à notre mobilier improvisé. Quelques briques et des planches rabotées servaient de bibliothèque, des palettes posées sur des parpaings permettaient de dormir éloigné du sol sur un matelas récupéré, et la cuisine pouvait se faire à l’eau froide pour peu qu’on ait une douche chaude chaque matin. Quelques années plus tard, seul luxe offert avec forces économies : un petit bureau de bois blanc, au style anglais et à la patine si blonde qu’on songeait au miel d’acacia.

Avant l’arrivée du bureau pour écrire les pensées secrètes et aussi les chagrins, grâce à Hélène, à cette époque lointaine, la joie m’était devenue possible, une joie enfantine qui n’attendait rien que le présent du monde. Car elle savait rire aussi bien que dresser une table de fête avec trois fleurs cueillies au cerisier et une adorable vaisselle colorée qu’elle avait su chiner on ne sait où. C’était une jeune femme solaire sous ses rondeurs d’où émanait un sentiment de santé à toute épreuve. Cette bonne mine n’a été qu’illusion. Son absence fleurit encore à cet instant même où je contemple les aménagements inventés par Samuel pour que le lieu devienne un havre où se poser et dans lequel l’invention est la richesse de ceux qui se contentent de peu.

Hélène et moi habitions à quelques centaines de mètres dans deux mas délabrés mais qui avaient une âme, et par conséquent une histoire que nous continuions à notre façon. Lorsque j’avais poussé la porte du Mas de l’Enfant le monde s’était aussitôt ouvert à l’espoir. C’est cette même sensation qui m’a étreinte en pénétrant l’antre secret de Samuel.

Mon amie est accroupie sur le seuil. Devant elle se tient son fils Florian déjà sur ses deux jambes, vaillamment. Il doit avoir huit mois. Hélène a le visage radieux de celles qui allaitent encore, et pourtant un air de gravité se dégage de cette scène.  A côté d’elle et de profil je me tiens debout avec mon ventre arrondi. Le mas est baigné de soleil mais des ombres s’allongent comme des branches au-dessus d’un lac scintillant dans la clarté d’un après-midi de juin. La photo est prise depuis le chemin et on aperçoit la pile creusée dans la pierre et la  pompe manuelle servant de point d’eau dans ces temps, pas si lointains alors, où les mas provençaux n’avaient ni électricité ni eau courante.

Hélène est morte et je lui dois de raconter ce bonheur afin que d’autres sachent que ces aurores ont existées. Voilà le projet qui s’impose lorsque je visite le lieu paisible où habite Samuel, paisible et pourtant à quelques dizaines de mètres d’une route passante. Pour y parvenir j’ai traversé  un canal entouré de prairies qui permettent encore à la propriété héritée du grand père patriarche d’assurer la subsistance des animaux de la ferme. On est au début du vingt et unième siècle et en ce lieu il semblerait que le temps ne se soit pas écoulé. Cela aussi est illusion et je le sais trop bien.

La générosité est-elle une illusion ? Pour l’avoir vécue et reçue, j’imagine qu’elle a cueilli l’époque dans sa large manche afin de porter ses enfants quelques années avant de baisser les bras. Puis elle les a laissé choir dans les décombres d’un siècle qui avait connu son lot incommensurable d’horreur et de meurtres. La générosité est le contraire de l’oubli. Les enfants d’après-guerre ont soigné leur temps, ce temps accablé par le refoulement du carnage. Ils ont  de ce fait permis à ceux qui avaient vécu l’enfer de ne pas être ensevelis une nouvelle fois. Ces enfants insolents ont agi dans la candeur de leur jeunesse mais loin de l’insouciance mortelle qui agite les consommateurs de chimères préfabriquées. Ils ont accueillis leurs rêves au jour le jour. C’est ce qui me touche tant dans le refuge de Samuel alors que décembre avance vers sa fin et que pour la première fois j’ai refusé de participer aux agapes de Noël, avec les mensonges qui sont toujours liés aux messes déjà dites. J’ai préféré inventer ces jours de décembre. Était-ce pour être fidèle à Hélène, ou bien à moi-même ?

Mon regard se déroule maintenant devant la bâtisse. Je comprends en observant le feu de bois éteint sur l’esplanade devant le hangar qu’il n’y a pas d’autre choix. Si je veux vivre encore il me faut me raccorder à la fougue qui maintient debout ceux qui refusent de s’endormir. Mon pied droit me fait mal. Il semble que mon corps veuille me retenir dans ces régions  désolées où je suis à nouveau embourbée. Je chercherai volontiers le moment où cet ennui de vivre a commencé mais cela n’a aucune importance aujourd’hui. Quelque chose en moi ne l’ignore pas. C’est suffisant. Mon pied douloureux m’empêche d’avancer et je songe à la Gradiva, à son pas suspendu. Il y a des années un infirmier mi artiste mi sadique avait accroché au fronton d’une unité psychiatrique, au nom éponyme, le bas-relief d’une copie de la Gradiva. Je m’étais interrogée sur la singularité des êtres qui choisissent un métier complexe pour simplement gagner leur pain quotidien. L’infirmier avait rendu avec précision la ferveur de celle qui marche alors qu’il était sourd et aveugle à la souffrance de celles et ceux qu’il devait accompagner dans ces lieux de dernier asile, et qu’il délaissait en persiflant. Il raillait leurs terreurs, leurs naïvetés, leur monde en marge habité par des fantasmagories dont il ne voulait rien savoir. Ses mains seules étaient encore émues.

Au contraire de cet homme dont j’ignore aujourd’hui jusqu’au prénom alors que je l’ai rencontré quotidiennement durant des années, Hélène s’engageait toute entière. Alors que nous avions gagné quelques batailles dont aujourd’hui chaque femme imagine européenne qu’elles sont acquises,  Hélène, avec la modestie de celle qui marche, a ensuite décidé de soutenir et d’accompagner les enfants perdus. Ceux des banlieues les plus ghettoïsées, comme ceux des centres-villes où la misère côtoie l’indécente richesse, et aussi ces orphelins aux confins du Népal qu’elle avait rencontrés lors de son premier voyage en Asie. Elle ne portait pas le poids de l’impossible car, pour elle, l’impossible n’avait pas même de nom. Elle aimait la musique, la danse et elle les partageait, elle jubilait de voir sourire l’adolescent qui lâche prise et il apprenait ce qu’il avait jusqu’alors refusé d’entrevoir : sa propre capacité à inventer le monde. Entre improvisation théâtrale, danse hip-hop alors méconnue, et apprentissage des outils informatiques, chacun jonglait. Mais la grande meneuse de ces jeux pour vivre c’était elle, et il semblait que rien ne pourrait jamais l’accabler, ni arrêter sa course. C’est qu’elle courait aussi pour dévorer la vie avant que celle-ci ne la dévore.

Parfois, nous nous posions et regardions les monts du Vaucluse au loin, le poirier en fleurs, une fourmi transportant une miette de pain sur la table dégarnie. Alors je remarquais,  si nous étions dans la maison, le nouvel appareil à pain dans la cuisine, ou l’un des étranges objets qu’elle dénichait comme aucune autre personne de ma connaissance, et si nous étions à l’extérieur dans l’accablement du soleil d’été, les nuances de jaune ou de bleu dans la décoration de la terrasse, les verrines où attendait une bougie pour les soirées chaudes, le serpentin d’encens pour accueillir la nuit étoilée et repousser les moustiques, le gargouillis de l’eau s’écoulant du bassin, le refuge suspendu à un arbre pour les oiseaux de passage, le voilage blanc accroché à la pergola de métal, et puis un livre ouvert…

Au retour de son dernier voyage en Indes, elle m’avait rapporté un foulard de soie qu’elle m’avait demandé de choisir parmi plusieurs autres. Je porte toujours ce foulard de soie orange au creux de mon sac à main. Il est la couleur de son destin, à mi-chemin entre l’or céleste et les divinités souterraines, en ce point d’équilibre qu’elle a su trouver jusque dans son trépas.

 

10 mars 2014

 

 

 

 

 

 

 

 

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Simone Molina est née à Alger où elle a passé une partie de son enfance.

Poète et écrivain, elle est psychanalyste dans le Vaucluse. Depuis plus de vingt ans, elle a organisé de nombreux colloques interdisciplinaires et rencontres littéraires, cinématographiques ou théâtrales en partenariat avec des lieux culturels (Théâtre du Chêne Noir à Avignon, Chartreuse de Villeneuve les Avignon, Scène Nationale de Cavaillon, Théâtre de l’Autre Scène, Chapiteau du théâtre Fou au Festival d’Avignon, Cinéma Utopia, La Fabrique à Isle sur Sorgue etc.).

Elle aime collaborer avec des poètes, des musiciens et des plasticiens pour des lectures, dans le cadre de ces manifestations atypiques ou encore lors d’ateliers d’écriture. Elle a par exemple collaboré à un travail d’atelier en lien avec l’Atelier des Grames et la médiathèque Ceccano. Elle a accueilli les poètes Caroline Sagot-Duvauroux, Jean Louis Giovannoni, Roselyne Sibille, Sylvie Durbec, Jean Palomba, Stephan Nowack, Dominique Sorrente, le slameur Tolten … ; elle a travaillé avec les plasticiens Jean-François Coadou, René Guiffrey, Dominique Limon, Hippolyte Ludo, Christine Le Moigne…, et avec des cantatrices et des instrumentistes, Danièle Ors-Hagen, Elodie Fonnard, Stefano Foger, Jeanne Robert, Jean Yves Abecassis….

Ainsi, « Voile blanche sur fond d’écran », spectacle donné en 2014 à la Fabrique Isle sur Sorgue et au Théâtre Isle80 à Avignon, est-il la réunion de l’écriture, des sons et des images, dans une mise en scène qui permet au spectateur d’être immergé dans un univers poétique né d’une rencontre entre des artistes d’horizons différents.

Elle anime à la demande des « chantiers d’écriture » en France et à l’étranger, particulièrement au Maghreb. Elle a été chargée de cours au D.U d’animation d’atelier d’écriture de Marseille durant dix ans et s’intéresse aux passerelles entre psychanalyse et littérature, qu’elle tente de théoriser. Elle a collaboré durant plus de vingt ans avec l’Atelier Papier de Soi et d’autres structures en psychiatrie en France et en Algérie. Elle a publié de nombreux articles dans des revues spécialisées. Elle collabore à des recherches sur les ateliers d’écriture à l’Université. (Université de Marseille et de Cergy). Est paru en avril 2014 aux éditions Chroniques sociales, un ouvrage collectif Devenir animateur d’atelier d’écriture, auquel elle a contribué pour un chapitre intitulé Psychanalyse et écriture.

Elle a publié des nouvelles, des poèmes et également des livres d’artistes en collaboration avec des plasticiens et d’autres auteurs. (Editions P-D Limon, Editions B.G Lafabrie, Editions l’Indicepensable, Horizons Maghrébins etc).

Elle donne des lectures de ses poèmes dans divers lieux culturels (Vaucluse, Paris, Reims, Alger, Montpellier, Nice, Marrakech, …) et a été accueillie régulièrement depuis 2006 par Trace de Poète à l’Isle sur la Sorgue et depuis 2009 par Horizons Maghrébins à Marrakech. Son travail avec le metteur en scène Pierre Helly et plus récemment avec la metteur en scène et comédienne Isabelle Provendier, lui permet d’ouvrir les lectures à d’autres champs artistiques, et donc à un autre public.

Son ouvrage, paru en 2011 « Archives incandescentes : écrire, entre la psychanalyse, l’Histoire et le politique », préfacé par Benjamin Stora, témoigne d’un parcours transdisciplinaire et de son attention au traumatisme ainsi qu’aux processus de création chez l’artiste.

De son expérience de l’exil et de l’hospitalité à la figure de l’étranger elle tire une partie de sa matière. Elle a collaboré au livre « Histoires minuscules des révolutions arabes » sous la direction de Wassyla Tamzali paru en 2012 aux Editions Chèvre-Feuille étoilée.

Elle collabore à des Sites de poésie et Magazines culturels en ligne : Outre le site de Levure-Littéraire, on peut trouver des contributions de Simone Molina sur le Site Terre à Ciel : http://terreaciel.free.fr/paysages/entremots.htm

Elle est Membre de la Maison des Ecrivains et Sociétaire de la Société des Poètes Français.

 

 

simone.molina.ecrpf@gmail.com

et

www.inter-s-tisse.org

 

 

PUBLICATIONS

  • Publications dans des revues psychanalytiques


  • 1991 : « La loi, les mots, le silence. In « Le Point de Capiton » (Vaucluse)
  • 1991 : « Traumatisme-Evénement-Transmission » in ’Le Temps du non’ (Paris) :
  • 1992 : « … ça suit son cours… » in « L’Actuel » , Revue de l’Ariss (Marseille) :
  • 1994 : ‘Restauration-Art et Psy’ Colloque de Montfavet. In ‘Psychologie Médicale’ N° 26 ( Paris)
  • 1996 « Pluralité des langages et Singularité de la parole. » in Actes « Le Point de Capiton »
  • 1997 « Psychanalyse et Ecriture : de la correspondance à l’œuvre » in « Le Point de Capiton »
  • 1997 « Traumatisme et transmission : les deux reflets de la trace » et « Qu’est-ce qu’un étranger » : in « Le Point de Capiton »
  • 1997 : ‘Le Travail’. Revue Trames (Nice)
  • 1998 : ‘L’Altérité en question’. In Revue du GRP (Marseille)
  • 1998 «Psychanalyse et écriture : de la trace à la lettre » Actes « Le Point de Capiton »
  • 1999 « L’Absence » Actes « Le Point de Capiton »
  • 2000 : «Loi symbolique : le dit et les silences des textes fondateurs » Actes « Le Point de Capiton » (partenariat avec la Chartreuse de Villeneuve les Avignon)
  • 2000 : « Le traumatisme ». Actes du colloque international Association Franco-Maghrébine de Psychiatrie, à Alger (Algérie)
  • 2000 : « Secréation » ; Publication Internet, Etats Généraux de la Psychanalyse (Paris)
  • 2000 : « L’Hystérie aujourd’hui ». Actes Fondation Européenne pour la psychanalyse(Paris)
  • 2001 : ‘Le sexe incertain’. l’Impair N° 2-3 (revue du GRP – Marseille)
  • 2003 : « Poésie et Réel – La Poésie : une margelle du Réel ? » in « Le Point de Capiton » en partenariat avec la Scène nationale de Cavaillon,
  • 2004 : « Objet livre, Livre-objet, et Atelier d’écriture » in ‘La place des objets médiateurs en psychothérapie de l’expression et en Art-Thérapie’, Paris. Congrés Psy-SNC.
  • 2007 : «Transformations de la Parenté, ou nouvelles formes ? in « Le Point de Capiton »
  • 2007 : « Ce que je dis à un psychanalyste reste-t-il confidentiel ? » Article publié sur www.Squiggle.be, Site Internet de psychanalyse.
  • 2009 : « L’oubli en abîme » ; l’Invention des Enfants N°31, Revue Che Vuoi, Editions l’Harmattan ( Paris)
  • 2009 : « Le sujet de l’inconscient et le Politique » N° 23 Revue Sud/Nord Editions Eres ( Paris)
  • 2009 : « Quel avenir pour les fous? Expérience de clinique institutionnelle », in « Le Point de Capiton »
  • 2010 : « « Il y a Folie et folies ». in « Expériences de la folie », sous la direction de Patrick Chemla, La Criée, Edition Eres.
  • 2011 : « Le Pèlerin d’Amour ou l’Autre Scène » ; in « Les Voix du Transfert », en partenariat avec la Scène Nationale de Cavaillon ; Le Point de Capiton », Editions Champs social.
  • 2011 : « Secréation », « La pratique de régulation d’équipe en psychiatrie », « lire et écrire ou la métalepse en question », « il y a Folie et folies » dans « Psychose et création, Le séminaire Tome 1 et 2 », Edition Thétis.
  • 2012 : « Toute une vie au-delà des forêts… », in « La Fabrique du soin –Création et démocratie », sous la direction de Patrick Chemla, La Criée, Edition Eres.
  • 2012 : « Un parcours… » in Psychologues et psychologies, Bulletin du SNP
  • 2012 : « La Santé Mentale, cheval de Troie du néo-libéralisme », in « Symptôme et Dys-Fonctionnement », Journées Inter-hôpitaux janvier 2011. CH Yzeure.
  • 2013 : « Parcours de l’Indien, et autres textes », in « Entre rêve et création, le fil rouge de l’infantile ? » Actes du Colloque du Point de Capiton, novembre 2011 à la Scène Nationale de Cavaillon. Editions Champs social / le Point de Capiton.
  • 2014 : « les mots sont la seule terre où s’établir… » dans Politique de l’hospitalité, La Criée, Reims 2012, paru en Avril 2014 aux Editions Eres.

  • Publications diverses, audios, videos, film

  • Mai 1995 : Enregistrement pour France-Culture, avec Francine Beddock, Psychanalyste et Productrice : « L’Exil ».
  • Mai 2000 : Ouvrage collectif « La tentation de l’extrême-droite » (Lyon).
  • Février 2009 : Enregistrement vidéo (sur Internet) « Le sujet et le politique ».
  • 2014 : sortie du film de Denis Cartet, « Mon père Officier d’Algérie », avec des interventions de Simone Molina, moyen métrage à partir du court métrage de Denis Cartet « Obstruction brusque d’un vaisseau par un corps étranger ». http://vimeo.com/33819753
  • Publications liées à la question du processus de création artistique :

 

  • 1993 : « Répétition-création, ‘Le temps et l’art : l’atelier de Daniel Robert à Caseneuve’ » Editions- Galerie ‘l’Art et la Manière’ (Saint Martin de Castillon)
  • 2013 : « Éthique de l’animateur d’atelier d’écriture et désir d’écrire », dans « Pratiques d’écriture littéraire à l’université », sous la direction de Violaine Houdart-Merot, Edition Champion.
  • 2014 : « Psychanalyse et écriture » dans « Devenir animateur d’atelier d’écriture » en collaboration avec les enseignants du Diplôme universitaire d’animation d’atelier d’écriture, de Marseille Saint Charles. Editions Chroniques Sociales.

 

  • Publications dans des revues et ouvrages littéraires :

 

  • 1998 : Poèmes dans Les Cahiers du Détour. Editions ACERMA (Paris)
  • 1999 – 2001 : Nouvelles dans Les Cahiers du Détour, Editions ACERMA (Paris)
    • L’ennui
    • Stella
    • L’encre mystérieuse
  • 2006 : « Aomar Lekloum, un chemin dans la peinture », Revue Algérie-Littérature Action
  • 2007 : « L’homme et le Rien », Nouvelle, dans Revue des Archers, N°12 (Marseille)
  • 2011 : « Tresser l’Amitié – poème en hommage à Edmond Amran El Maleh » dans « Expressions artistiques et littéraires métissées au Maghreb et en milieu postmigratoire », Revue Horizons Maghrébinsle droit à la mémoire, N° 64, PUF du Mirail, Toulouse
  • 2012 : « Le rythme du monde se confond avec le souffle de l’homme – poème en hommage à Michel Raji » dans « Parcours d’artistes et dynamique des créations culturelles dans l’espace euro- méditerranéen », Revue Horizons Maghrébinsle droit à la mémoire, N° 66, PUF du Mirail, Toulouse
  • 2012 : « Je veux que ce pays soit le mien » dans « Histoires Minuscules des révolutions arabes », sous la direction de Wassyla Tamzali, Edition Chèvre Feuille étoilée, Montpellier.
  • 2012 : « Je m’appelle Semmia », et « Il s’est arrêté au milieu de l’avenue » dans Salade de Soi, Editions Thétis, 2012.

 

  • Publication en nom propre
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  • Novembre 2011 : « Archives Incandescentes – écrire, entre la psychanalyse, l’Histoire et le politique » avec une préface signée par Benjamin Stora, Collection Che Vuoi ? Edition L’Harmattan.

 

  • Livres d’artistes :

 

  • 2003 : « Elles sont sept ; au trait par trait… » sous la direction de Claude Maillard, psychanalyste et écrivaine, avec des lithographies de B.G Lafabrie. Editions B.G Lafabrie.
  • 2006 : « Trois Mots ». sous la direction de Anne Vannier-Drüssel, (plasticienne et graveur), Collection Ribosome, Livres Hors Norme Muraux ; Editions L’Indice-pensable
  • 2008 : « Entre les Mots » Livre d’artiste numéroté, avec Dominique Limon, graveur.
  • 2009 : « Résille » et « Errances », 2 Livres d’artistes, numérotés, typographiés par S. Molina, avec des gravures de Dominique Limon, pour un coffret intitulé « Dit / moi »
  • 2009 : « Nymphéa », livre d’artistes, poème de S. Molina, avec des gravures de Dominique Limon, numérotés de 1 à 20.
  • 2010 : « Ephémères » Livre d’artiste avec Hippolyte Ludo, 4 exemplaires numérotés.
  • 2011 : Co-création (pour le texte) d’un livre expérimental avec Atelier d’écriture, Typographie et mise à livre par Anik Vinay : « L’autre moitié de l’ombre » avec l’Atelier des Grames et la Médiathèque Ceccano, Avignon.

 

  • Publications sur des Sites de Poésie et Magazines Culturels en ligne:


 

  • En projet :


  • Recueil de nouvelles. « Les Visages de Cendre »
  • Recueil de Poésie. « les Temps Epars » et « Voile blanche sur fond d’écran »

 

 

LECTURES PUBLIQUES :

 

  • Hérault :
  • 2006 : « Trois mots » Vernissage des Livres Muraux Hors Norme, à Saint Hyppolite du Fort.
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  • Paris :
  • 2006 : « Le temps de l’envers » à La Terrasse de Gutemberg, avec Claude Maillard et d’autres auteures invitées.
  • 2008 : « Florilège », Lecture publique de poèmes, accompagnée par Jeanne Robert, violoniste. A l’Ecole des Mines.
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  • Divers lieux en France et à l’étranger :
  • Juin 2010 : « Miroir » avec Sylvie Durbec, auteur, et Jean François Coadou, auteur et sculpteur, à Montfavet
  • Juin 2010 : « Le mystère est plus vaste que l’effroi », en compagnie de Leslie Kaplan, écrivain, à Reims.
  • Juin 2010 : « Poèmes à Ikrame », avec Michel Raji, à Marrakech (Maroc)
  • Octobre 2010 « Au suspens de l’Etoile » récital poétique, avec Jeanne Robert, Violoniste, et Renaud Grimoult, guitariste. (une maquette audio de ce spectacle est disponible), à Velleron.
  • Mars 2011 : Extraits de « Les Temps Epars » et « Magie d’Olinda », avec Roselyne Sibille, à Velleron.
  • Avril 2011 : « Le faible choix des mots » et « Tresser l’Amitié » en compagnie de Serge Pey et d’autres poètes et artistes invités à Marrakech (Maroc)
  • Juillet 2011 (8,9 et 10 juillet) : « L’indien au-delà des miroirs », accompagnée à la contrebasse par Jean-Yves Abecassis. Mise en espace Pierre Helly. Au Chapiteau du Théâtre Fou, pendant le Festival, avec Dominique Sorrente ( le 8), Caroline Sagot-Duvauroux ( le 9), Jean Palomba et le slameur Tolten ( le 10), à Avignon.
  • Juillet 2011 : Fabienne Lottin, comédienne, lit « Tombeau de la Chrétienne » à Isle sur Sorgue.
  • Novembre 2013 : Lecture publique à l’université de Nice après la présentation de « Archives incandescentes ».
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  • Scène Nationale de Cavaillon :
  • 2009 : « Le vent sur la nuit, fragile », accompagnée par Jeanne Robert, et Elodie Fonnard.
  • 2011 : « L’indien au-delà des miroirs », accompagnée à la contrebasse par Jean-Yves Abecassis

 

  • Isle sur Sorgues (84) dans le cadre de « Trace de Poète » :
  • Juin 2007 : « On ne jette pas la matière humaine », accompagnée par Stefano Foger, Contrebasse. Trace de poète « Lieux de mémoire »
  • Juin 2008 : « Je cherche sous la blessure du socle » lecture publique avec Caroline Sagot-Duvauroux et Jean Louis Giovannoni, accompagnés par Stefano Foger.
  • Juin 2008 : lecture collective « Chantier des Libre-court »
  • Juin 2009 : « Au-delà d’un seuil de sable », lecture publique dans la Chapelle du Vieil Hôpital, avec Jeanne Robert, Violoniste ( Paris) et Elodie Fonard, Soprano ( Paris)
  • Mai 2012 : Présentation de « Archives Incandescentes » par Jean Louis Giovannoni, avec une lecture croisée : extraits de Pas Japonais de JL Giovannoni , de poèmes d’un recueil inédit « Les temps épars », et de poèmes contenu dans l’ouvrage présenté au Château de Saumane, dans le cadre de Trace de Poète.
  • Mai 2013 : « Récits des Temps Epars », Lecture à deux voix avec Danièle Ors-Hagen, cantatrice, performeur, metteur en scène/ théâtre vocal, qui a travaillé pendant 20 ans avec TAM en Allemagne.
  • Mai 2014 : « Voile blanche sur fond d’écran » Lecture à deux voix avec la Compagnie Ip&co. Mise en scène de Isabelle Provendier, images de Christine Le Moigne. A la Fabrique à Isle sur Sorgues

 

  • Avignon (84) et au Théâtre Isle80.
  • Mai 2014 : « Voile blanche sur fond d’écran » Lecture à deux voix avec la Compagnie Ip&co. Mise en scène d’Isabelle Provendier, images de Christine Le Moigne. A la Fabrique à Isle sur Sorgues

 

  • En projet : « Voile blanche sur fond d’écran » à Lambesc (13).

 

PRESENTATIONS PUBLIQUES, depuis 2011, de « Archives Incandescentes » avec lectures :

 

  • En 2011 et 2012 :

Cavaillon, Reims, Paris (deux fois), Montfavet, Montpellier, Pignan, Marseille, Fontaine de Vaucluse, Grenoble.

  • en 2013 : Toulouse, Montpellier, Forcalquier, Paris ( séminaire Parole/ génocide), Nice.

 

  • projet en novembre 2014 : Théâtre des Halles à Avignon, avec Alain Timar et Antoine Spire.
  • projet, en collaboration avec le cinéaste Denis Cartet : Manosque, en octobre 2014.

 

Principales CRITIQUES du livre « Archives Incandescentes » sur des SITES Internet :

 

http://www.oedipe.org/fr/mode=search/livres/detail?id=1322&title=&author=

 

http://blogs.mediapart.fr/blog/taky-varsoe/030812/archives-incandescentes-ecrire-entre-la-psychanalyse-lhistoire-et-le-po

 

http://www.psychasoc.com/Kiosque/Archives-incandescentes

 

http://www.oedipelesalon.com/passeur/s_molina_0213.html

 

 

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