Séverine Le Burel

 

 

 

(France)

 

 

Texas, 1977. Un tueur en série, Russell Lee Holmes, est exécuté pour le meurtre de six enfants, dont Meagan Stockes, le fille d’un honorable médecin de Boston. Mais qu’est devenue sa petite fille, dont il n’a jamais révélé l’identité ?
 

Une vingtaine d’années plus tard, un journaliste de la presse à scandale révèle à Mélanie, la fille adoptive du Dr Stockes, la véritable identité de son père génétique : Russell Lee Holmes !
 

Ce qui pourrait n’être qu’un choc psychologique se double d’une énigme, car Mélanie a été adoptée à l’âge de neuf ans, quelques jours seulement après la mort de Holmes. Et elle n’a aucun souvenir de sa prime enfance…
 

Peu de temps après, le journaliste meurt dans des conditions mystérieuses. Et Mélanie, harcelée de coups de téléphone anonymes, reçoit des menaces de mort

 

 

Complots, suspense, rebondissements à gogo, ce roman ne s’épargne aucune ficelle d’un bon roman policier. De page en page, de chapitre en chapitre, l’intrigue se dévoile, le rideau se lève, et… il est trop tard pour reculer ! Lisa Gardner nous entraîne dans une plongée en enfer. Qui joue le rôle de Satan ? Qui sera le sauveur ? N’a-t-on pas plutôt affaire à une bande démoniaque ? Tant de questions qui se posent, tant de mystères à élucider.

Finalement, ce ne sont que quelques jours qui s’écoulent en 470 pages. Une façon pour l’auteur d’approfondir la description de chaque personnage, usant de flash-back et autre retour sur soi. Ainsi, chaque personnage nous devient familier. La famille Stockes devient une famille de substitution le temps d’une lecture ; on s’y attache, s’y retrouve. Entre le père toujours occupé au travail, la mère alcoolique, le fils homosexuels et la fille adoptée, nous avons droit ici à une palette plus qu’intéressante d’une famille américaine aisée. C’est d’ailleurs la relation que les uns et les autres entretiennent entre eux qui fait la force de ce roman. En vérité, la complexité des rapports hommes/femmes, parents/enfants, coupables/victimes, est si tendue que le lecteur en perd le souffle. Les actions s’enchaînent à un rythme soutenu, entrecoupées par des dialogues bien sentis, des réflexions pertinentes qui font avancées l’enquête.

Car il s’agit belle et bien d’une enquête dans ce roman. Outre les personnages Ô combien passionnants et ambigus, une véritable enquête digne des plus grands romans/séries/films policiers est cousue de fil blanc par Lisa Gardner. Les indices s’accumulent, les fausses pistes aussi, pour le plus grand plaisir du lecteur, qui se complaît dans la confusion croissante, le suspense saisissant. Pourtant, nulle part est accordée à l’écriture brouillonne et surréaliste dont souffrent certains policiers. L’intrigue de « La fille cachée » tient la route, elle a du répondant, et même un certain cachet. C’est vraisemblable, complexe et surtout rondement mené. D’autant plus que les policiers et enquêteurs mis en scène méritent d’être salués : ils emportent le lecteur et Mélanie (l’héroïne malencontreuse de cette histoire) dans une sorte de course poursuite, une quête de la vérité qui ne se conclura pas sans quelques dommages collatéraux. Bref, l’intrigue de « La fille cachée » ne souffre d’aucun manque, d’aucune fausse note ; un plaisir de suspense et de roman psychologique.

Enfin, une réflexion sur l’enfance est également sous tendue. En effet, que peut-on espérer de son passé ? Les souvenirs d’enfance sont –ils fiables au point de définir qui nous sommes vraiment ? Quelles relations parents/enfants sont-elles saines, malsaines ? Qui ou quoi décide de ce que doit et ne doit pas être une famille ? Jusqu’où un père, une mère, est prêt à aller pour le bien de son enfant ?

 

 

 

 

 

 

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A 18 ans, elle a déjà participé en 2007, à la 5e édition du Festival International de Poésie « Teranova » de Metz, au Festival national « Lire en Fête » en région Lorraine, ainsi qu’à la première édition du Festival International de Jeune Poésie « Dante Alighieri » à Nancy.
Entre 2007 et 2009, elle a fréquenté un atelier d’écriture/lecture à la médiathèque Jean Morette d’Amnéville. C’est ici qu’elle a développé sa plume auprès d’adultes de tout âge.
Elle a collaboré en 2008 à la revue poétique Saltimbanques et au magazine RAL,M des éditions Le Chasseur abstrait.
L’informatique, la lecture et ses études occupent tout son temps.

http://s.ecriture.over-blog.com

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