Séverine Le Burel

 

 

(France)

 

 

Quelques jours avant Noël, Alice discute avec son oncle Sigismond: un bouquiniste érudit. Elle se moque de lui car il ne connaît même pas J.-K. Rowling l’auteur d’Harry Potter. Elle évoque un roman qui aurait été écrit par un certain Jérôme Boisseau : « Ramsès au pays des points-virgules ». L’oncle Sigismond, n’en a jamais entendu parler. Osera-t-il avouer à sa nièce qu’il existe des écrivains dont il ignore tout ? Ce roman, ce romancier existent-ils ? Que raconte « Ramsès au pays des points-virgules » ? Qui en est le véritable auteur ? Qui est le Ramsès dont il est ici question ? Les réponses à toutes ces interrogations seront elles dans ce livre ? Ce volume s’adresse à tous les lecteurs de dix à cent dix ans. On y arpentera les méandres mystérieux du château de Baskerville, on y croisera Charles Hockolmess, le chat noir qui cite sans cesse Jean de La Fontaine. On y découvrira que le lecteur autant que l’auteur ont chacun leur rôle à jouer dans la naissance d’un livre. C’est particulièrement le cas de ce livre où le lecteur est invité à mettre son grain de sel.

http://charles-hockolmess.e-monsite.com/


 

 

Une belle découverte pleine de poésie et de charme, qui montre que pour l’amour d’une nièce, tout est possible.

 

Ce court roman est construit sur un schéma de boîte : trois récits sont enchâssés les uns dans les autres ; prenant plus ou moins de place, mais étant chacun important pour la suite de l’histoire.

 

 

Le « rêve » de l’oncle Sigismond prend la première place dans le roman, au point qu’au bout d’un moment, on oublie qu’il ne s’agit que d’un rêve. Les personnages présents dans ce rêve sont tous étranges, intrigants et fascinants à la fois : Sissi, Ramsès II, Lord Cyclopp, Wilson Watson… et bien d’autres encore. Ils ont tous le pouvoir de nous faire voyager au fin fond du rêve, de l’imaginaire…

 

En réalité, le propre de ce roman est que rien n’a véritablement de sens. C’est un récit enfantin et léger, sympathique et rapide à lire. Une histoire folle et tirée par les cheveux, hurluberlue, magique et poétique. Un roman bucolique, onirique et absurde. Tout cela à la fois.

 

Beaucoup de références peuplent le roman : des paroles détournées de Boris Vian, Jean de la Fontaine, des clins d’œil aux anciens contes classiques (Le Chat Botté, Alice). Il existe même une interaction entre auteur et lecteur : le lecteur peut à sa guise interpréter les chansons retranscrites de Boris Vian, en changer les paroles, en modifier le sens…

 

La morale de cette histoire est que jamais toutes les réponses ne seront données. Jamais un auteur ne pourra satisfaire tous les lecteurs. Jamais, au grand jamais, il ne parviendra à être en parfait accord avec TOUS ses lecteurs.

Ainsi, Pierre Thiry nous propose d’écrire le dernier chapitre de son roman. Je réponds à cela : rien ne sert de tout écrire, il faut laisser sa part d’imaginaire à chaque lecteur, pour qu’il crée son propre monde au milieu de l’univers de l’auteur, qu’il s’y retrouve, qu’il s’identifie au(x) personnage(s), qu’il y vive sa propre histoire en quelque sorte, bercé par la voix de l’auteur…

 

 

Ramsès au pays des points-virgules  – Pierre Thiry –  Books on Demand (novembre 2009)

 

 

 

 

_____________________________

A 18 ans, elle a déjà participé en 2007, à la 5e édition du Festival International de Poésie « Teranova » de Metz, au Festival national « Lire en Fête » en région Lorraine, ainsi qu’à la première édition du Festival International de Jeune Poésie  « Dante Alighieri » à Nancy.

Entre 2007 et 2009, elle a fréquenté un atelier d’écriture/lecture à la médiathèque Jean Morette d’Amnéville. C’est ici qu’elle a développé sa plume auprès d’adultes de tout âge.

Elle a collaboré en 2008 à la revue poétique Saltimbanques et au magazine RAL,M des éditions Le Chasseur abstrait.

L’informatique, la lecture et ses études occupent tout son temps.

 

http://s.ecriture.over-blog.com

Articles similaires

Tags

Partager