Séverine Le Burel

 

 

(France)

 

 

Dans les bas-fonds de Londres, à la fin du XIXe siècle, les hommes ne jurent que par Sugar, une prostituée sulfureuse et cultivée.

William Rackham, riche héritier, en tombe éperdument amoureux et décide de l’entretenir. Sugar est sauvée de la misère et bien décidée à ne plus y retourner. Mais face à la médiocrité d’une petite bourgeoisie moralisante, parviendront-ils à braver les interdits ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 
Le narrateur de « The Crimson Petal And The White » nous parle littéralement puisqu’il y a une forte interaction entre les lecteurs et l’auteur/narrateur qui n’hésite pas à nous héler, à nous conseiller de suivre tel ou tel personnage, à nous montrer une cachette pour mieux espionner quelqu’un… Ainsi, on est jeté dans l’histoire, et ce dès la première page. Nous sommes introduit dans une rue miteuse et glacée afin d’y rencontrer quelqu’un, qui nous présentera quelqu’un, qui elle-même nous présentera à quelqu’un de plus important, et ainsi de suite pour finalement gravir l’échelle sociale au fur et à mesure de la lecture.

 

Les personnages sont fascinants. En particulier Sugar et William , qui vivent leur histoire « d’amour » en marge de la société, « cachés » du reste du monde. Sugar est une prostituée à l’intelligence aigüe et au cynisme à toute épreuve : un vrai petit volcan à elle toute seule, qui a affronté beaucoup de malheurs dans sa vie. William est un homme de prime abord ridicule, qui peu à peu acquiert de la profondeur, et une certaine prestance. Le roman conte l’histoire de son ascension, tant sociale que personnelle, tant professionnelle qu’affective.

 

Le récit est captivant. Le narrateur joue avec nous et avec les personnages : une longue description en route et soudain, le narrateur l’interrompt pour nous rassurer : la suite sera croustillante, avec du sexe, des meurtre et de la folie et même un enlèvement ! Bref, tout un programme qui ne laisse pas de place à l’ennui…

 

Cependant, le tout s’essouffle un tantinet vers le milieu du tome…  On ressent comme un petit bémol, une fausse note dans la symphonie des cris des prostituées et des mensonges éhontés de la société bourgeoise. Néanmoins, les 536 pages sont passées comme une lettre à la poste et sont de bon augure pour le tome 2.

 

Aurez-vous le cran de vous introduire dans le monde peu reluisant de l’Angleterre de la fin du 19ème siècle ? Résisterez-vous à l’envie de fuir face aux guenilles des prostituées de bas étages ?  Ne soyez pas effrayés…

 

 

La rose pourpre et le lys, tome 1 – Michel Faber –  Points (octobre 2006)

 

 

 

 

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A 18 ans, elle a déjà participé en 2007, à la 5e édition du Festival International de Poésie « Teranova » de Metz, au Festival national « Lire en Fête » en région Lorraine, ainsi qu’à la première édition du Festival International de Jeune Poésie  « Dante Alighieri » à Nancy.

Entre 2007 et 2009, elle a fréquenté un atelier d’écriture/lecture à la médiathèque Jean Morette d’Amnéville. C’est ici qu’elle a développé sa plume auprès d’adultes de tout âge.

Elle a collaboré en 2008 à la revue poétique Saltimbanques et au magazine RAL,M des éditions Le Chasseur abstrait.

L’informatique, la lecture et ses études occupent tout son temps.

 

http://s.ecriture.over-blog.com

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