Michel Mellet

 

Michel Février 96

 

 

(France)

 

 

Moto : Il ne faut pas écrire pour les fâcheux, bilieux, cacochymeux, vétilleux, scrofuleux, encéphalobulbeux, psychotrolleux. (MM)

 

 

 

 

Non à la novlangue. Exercice linguistique. Et pas seulement.

 

Non à l’hypocrisie

Non aux euphémismes

Non aux bienpensants

Non aux bienportants, oui aux p’tits gros

Non aux surcharges pondérales, aux enveloppés, oui aux obèses

Non aux mal voyants, mal entendants et autres, oui aux aveugles et sourds

Non aux personnes de couleurs, aux blacks, aux minorités visibles, oui aux noirs

Non aux gens efféminés, oui aux tapettes

Non aux technicien(nes) de surface, oui aux femmes de ménage

Non au troisième âge, oui aux vieux

Non aux handicapés économiques, oui aux pauvres

Non aux êtres diminués ou à mobilité réduite, oui aux handicapés

Non aux relations intimes, oui aux relations sexuelles

Non aux opérations de pacification, oui à la guerre

Non aux nettoyages, oui aux massacres

Non aux nettoyages ethniques, oui aux génocides

Non aux pertes collatérales, oui aux erreurs mortelles

Non aux guerres saintes, aux croisades, oui aux tueries

Non aux contrats, oui aux assassinats commandités

Non à la solution finale, oui aux chambres à gaz

Non à la régulation phonique, oui à l’étouffement

Non aux gens du voyage, oui aux gitans

Non aux Roms, oui aux Européens

Non aux Clandestins, oui aux Immigrés

Non aux quartiers à majorité immigrée, oui aux quartiers populaires

Non aux actes de délinquance, incivilités, faux pas  ou bêtises, oui aux crimes, agressions, violences

Non aux individus défavorablement connus de la Justice, oui aux voyous

Non aux centres culturels et religieux, oui aux mosquées

Non aux g(r)affeurs qui habillent la ville de couleurs, oui aux vauriens qui font des graffitis

Non aux enfants issus de famille d’éducation éloignée, oui  aux enfants d’immigrés

Non à la mobilité européenne, oui  aux immigrés

Non aux dieux d’amour, oui aux dieux de la Bible et du Coran, jaloux, impitoyables, injustes, tracassiers, revanchards, assoiffés de sang, tyranniques, lunatiques, malveillants, misogynes, homophobes, racistes, mégalomanes, infanticides, génocidaires et filicides

Nos semblables

Non aux schizophrénies

Non aux hypocrisies

 

 

 

 

 

 

 

 

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"Ma petite enfance a été hantée par les mensonges, les abus de pouvoir des adultes, les incohérences de la radio. Je n’avais que 5 ou 6 ans".  Dès lors Michel Mellet s’enferme dans son monde de réflexion et observe les Hommes. Observation minutieuse, acerbe, trop tôt cynique. L’enfermement en collège religieux exacerbe le sentiment de solitude, de sa différence avec les autres, d’être le borgne du royaume des aveugles. La rencontre à 18 ans avec celle qui devait devenir sa femme lui permettra de se réconcilier un peu avec le monde et fera naître un autre regard.

Prenez une grande dose de lecture, de solides études scientifiques, ajoutez-y beaucoup de réflexion et de comparaisons, la compagnie des philosophes, un divorce incompris, des voyages un peu partout et vous obtenez le Michel d’aujourd’hui. Celui qui continue à hurler sa colère, qui va chercher la petite bête dans chacune de ses lectures mais qui, au fond, se moque bien de tout cela et observe, amusé, en retrait, ses contempteurs et l’humanité.

Le hasard des rencontres le fait participer à un atelier d’écriture et il se met à rêver d’écrire, de bien écrire… s’il en a le temps. Il continue en effet ses voyages dans les pays de l’Est, l’Océan Indien… Son approche humaniste n’est pas toujours bien comprise des industriels.

Ses écrits font feu de tout bois et plus particulièrement d’ouvrages accessibles à tous : réflexions à partir des journaux, de racontars, d’absurdités de la vie. Il cherche à remettre de l’ordre, à donner du sens, dans / à un monde qui n’en veut pas. Il le sait et persiste. Pour s’amuser : Je ne savais pas que c’était impossible, c’est pour cela que j’ai réussi. Admirable formule.

Epicurien, stoïcien, cynique ? Choix impossible. L’Homme est bien plus que cela ou bien moins : la [fameuse] liberté [de pensée] de l’Homme est celle du poisson qui frétille au bout de sa ligne… les gènes gouvernent tout. Devant un tel discours, ses amis font de leurs index une croix et rejettent ce démon en riant aux éclats.

Ses lectures ? le grand cycle de Dune. De la science-fiction bien sûr. Pas celle d’Albator ou de Star Wars. Seule la vraie science-fiction permet actuellement une réflexion imagée de ce que pourraient devenir notre monde.  Ce ne sont pas les fusées qui importent dans ces récits mais l’avenir de la pensée humaine. Et cette pensée va mal, très mal. Qu’importe… Il en a été ainsi de tout temps. "Et pourtant elle tourne" que disait l’autre…

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