Maxime Dross

Credo Quia Absurdum

 

Le ciel est une fourrure flottante

Veloutée et luisante
Coulée d’éclat et de nuit.

NYMPHEAS CELESTA

Rubis, envie, amphi
Crucifix
Novillada de l’au-delà
Félidés déliés
Supernova
Celui, ci, MERCI !

ABYSSUS ABYSSUS INVOCAT

L’œil enclos fixe le ciel
Succombe aux soleils
Fantasme aux dynasties aveuglantes
A l’érosion de bassins gelés
Où sautilleraient dames de satin
Moulin rouge clairsemé
Au fond d’une voie lactée.
………………………..
Constellation de pensées
Ouragans de boues noires
…………………….

FIAT LUX !

Je suis étendu sur un lit de lotus
Sur le flot tiède d’une mer enneigée
Me voyez-vous aux ailes de sirènes
Sourire, rire, valser aux étoiles ?
MEHR LICHT !
Aspirez mon navire
A la proue une néréide !
Les ciels tombent
Les eaux se hissent
Geysers enflammés
Flambeaux de vagues ultimes !
QUIS, QUID, UBI,
QUIBUS AUXILIS,
CUR, QUOMODO,
QUANDO ???????
La nuit est mon lit
Le ciel mon tombeau
Il est minuit et je meurs
Ma passion rouge explose
Mes regards fulgurent
Pléiade mortelle
Le noir se déchire
Fondre, Ecume, Fondre
Ruissellement de magma
Mon sang s’envole
Impesanteur du souffle
Je suis astrologue
Je suis Œil et Logue
Je suis, je suis, je suis
Suis suie, suis suie,
Suiiiiiiiiiiiiii
Oui !!!!!
PLAUDITE, CIVES !!

 

 

je est projecteur

 

Un homme assis au centre de sièges, cuir rouge sur fond noir. Seul, orbites fixés sur l’écran, tout cela blanc, pur, innocent.
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Je suis là. Je pends au plafond et regarde cet homme. Il me dérange. M’intéresse.
Je descends :
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Monsieur ne parle pas.
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Rien.
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Je plonge :
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(…) ma main bouge vers un carton rempli de sucre pâteux solide je respire je souffle je cligne des yeux des yeux des yeux je bois du sucre le cuir languit sous mes jambes l’écran cavale d’une lumière sucrée on bouge on rie on pleure un bruit à côté de moi sec horrible insupportable horreur désarroi panique ! des milliers de tête – frissonnement stressant de cheveux désordonnés – partout différentes partout encombrantes suffocantes ! J’ETOUFFE !
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Au plafond :
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Un homme assis au centre de sièges, cuir rouge sur fond noir. Seul, orbites fixés sur l’écran, tout cela blanc, pur, innocent.
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Qu’est ce que ces clones défectués tout à l’heure ( ?! ) je ne les connais pas, tous étrange, tous fixaient de leur paire de tâches noires des images, des images, des horreurs ( ! ) je bougeais mes bras pris au conditionnement humain, mécanique, théorique ( . ) enfermer dans un corps indéformable, fragile mortel ( ! ) dans une multiplication, dédoublement infini de corps, corps saignants, saignants, et chauds ! Cette chair enchaîne. Me dérange. Je préfère pendre à mon plafond, seul dans mes abysses aériennes.

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… cet homme que j’observe, là, ne me ressemble pas. Enfin… je tâche de m’y associer. il faut bien… Sans çà, je ne rencontre personne, je n’évolue, je me consume. [ Je est moi et moi suis il. ] Ainsi. Deux personnalités pour une vie rattachés – Quel ménage ( !!! ) – : Je hais les unions éternelles de couples pourrissants… ! il faut dire : Que ma liberté est plus grande que la sienne : je vogue : nage sur son ambition et chante ses rêves. Lui marche et me représente : il me porte à l’humanité matérialiste. [ Moi est je et je suis autre. ] – un autre et non cet autre / un autre attribué par naissance auquel l’on m’a associé – Soit.
Mêlons les deux. Agitons. Décantons :
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Je parle :
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« …Salut, comment tu vas ?… Ohhh… C’est vrai ?!… aaaaahh… Qu’est-ce que je t’aime toi !… oui, oui… Tais-toi !… je t’en prie… Adieu !… »
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Impressionnant :
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[ …la béatitude ne peut que me crucifier face à une prouesse si éclatante… ] :
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Je me décroche de mon pendoir :
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je crois… qu’il… me regarde… je crois… qu’il dit… que… son regard… reprend vie… et je.. il.. enfin.. nous.. où je… ou je… je…
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Je crois que je me suis endormi ! Qu’est ce que j’ai soif… !

 

 

U C H Я Θ N I E

 

[ NOIR ]
La sève d’un miroir
Grésille

Dé-coule de la toile
Étoffe sombre et percée

[ FUSION ]
Rêve gluant violacé
« Les Etoiles roulent »

( ♀ )

Eve en Escarpins
[ Paillettes en Robes ]

← ← ← ← ←

DÉHANCHE LE MINUIT

→ → → → →

[ Les pendules tombent ]
Descend en Parapluie
Etincelle glacée
→ CHOCOLATÉE ←

( ♂ )

Boue noircie d’un sablier
Adam fleurit
C o r t è g e d ’e f f l u v e s

[ Incolores ]
LE TYMPAN AU SERPENT
[ Indolore ]

Pomme d’amour
Grenat, SUAVE, offensive
:
ACCÈS d’ébullition
[ Magma de sucre…
…Déchire le Cri ]

( D e s s o u s )…………………………

( «… ) la pêche de nuit crève le cadran
P a p i l l o n s , é t o i l e s , é t r i e r s
Lèvres et lèvres à jamais clouées

Eve et Adam prisonniers ( …» )
…………….…….( d e l ’ U c h r o n i e )

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