Marie Laurens Taleb

 

    

               

 

(Les Emirats Arabes Unis)

 

 

 

Pays- sons, couleurs et histoires…

Dubaï – le dessert du désert…

REPORTAGE    SENTIMENTAL

 

 

        Je suis amoureuse, vraiment amoureuse.

 

Je n’en ai pas encore parlé à mon mari mais, mais il va comprendre,  j’en suis sûre (…)

 

Au premier abord, je n’en étais pas certaine mais, lorsqu’on atterrit ici dans le désert, les tempêtes de sable frappent nos visages  d’une telle force qu’elles expédient toute notion de vide existentiel vers une destination lointaine et totalement inconnue… Adieu spleen à la française !

 

Dubaï est exactement ce qu’une âme d’artiste  recherche.

C’est une ville ou les rêves détruits sont ressuscités par de mystérieux pouvoirs.

C’est une ville ou un esprit imaginatif réapprend à vivre.

Dès lors, la soif existentielle revient de manière vivifiante et chasse tout sentiment indésirable.

 

Si Aladdin, et sa lampe magique, passaient faire un tour par ici, il deviendrait, ce brave Aladin,  l’Ange Gardien de cet lieu mirifique.

 

On a tous entendu des histoires plus incroyables les unes que les autres et, croyez en ma personne, on est à mille lieux de deviner ce qui nous attend ici, à Dubaï.

Ce fut, c’est et ça va dépasser les rêves les plus fous. Ici, c’est le mariage des temps et lieux…

 

J’y réside, de manière accidentelle, et je m’apprête à vous servir du mieux que je peux, devenant votre guide très spécial, votre troisième œil d’artiste.

 

Je veux que vous voyiez ce dont je parle.

Je veux que vous ressentiez ce dont je parle.

 

De manière a ce que, vous aussi, puissiez profiter de ces beautés que j’ai découvertes  à Dubaï,

 

Mesdames et Messieurs,

 

permettez-moi de vous présenter mon histoire d’Amour avec Dubaï

 

et

 

ses âmes éblouissantes !

 

 

 

Première partie :

Le Dubaï poétique

 

 

 

 

 

Au sein de la cité des rêves orientaux on recense nombre d’intellectuels. Au cœur de cette scène étincelante on retrouve le mouvement poétique appelé Nabati. Tout  jeune, qui veut être admis dans le monde des adultes, doit faire preuve d’émancipation en écrivant des poèmes de son cru qui, par la suite, vont être lus par les anciens.

 

Assis dans leur bien aimé Majlis, tentes qui sont souvent luxueusement décorées de tapis, ils sirotent silencieusement du café a la cardamome, mangent des dates et écoutent ce que les gens ont de valable dans leur esprit pour pouvoir être admis au sein de leur Cercle.

 

L’un d’entre eux a particulièrement réussi ce tour de force et quiconque a vécu aux Emirats, ne serait ce qu’à court terme, a entendu parler de sa personne. Certains disent que c’est un visionnaire, d’autres qu’il est puissant, d’autres encore qu’il a eu une vie tellement extraordinaire que certains disent qu’il n’est rien d’autre qu’une légende…

 

Si vous le voulez bien, voici l’un de ses poèmes.

 

 

De mes yeux je l’ai choisie

 

De mes yeux je l’ai choisie,

Et ma plaie fut faite par elle,

 

Issue d’une lignée prestigieuse,

Et résidant aux Emirats,

Dans un océan d’immenses désirs,

fait de hautes vagues, je la rencontrais,

 

Tel un faon sur son territoire,

Un cerf parmi les cerfs,

Tel qu’on devait s’y attendre,

Ne serait ce qu’un laps de temps,

Je souhaitais faire sa rencontre.

 

Mon cœur trépidât de manière dangereuse,

bien que je ne la vis pas,

 

Le son de sa voix,

Aimable fut son discours.

 

Me transperça,

Au jour magnifique où je la rencontrais.


Je découvris qu’elle avait d’immenses yeux,

Que ses joues étaient des fleurs,

A travers mes paupières, je la dissimulais,

A travers mon âme, elle se propagea,

Pour ses yeux j’ai cédé,

Le plaisir est un signe d’amour,

 

Elle est celle que j’ai choisie,

Elle satisfait tous mes désirs.
Ce poème représente l’amour et donc l’union qu’Abu Dhabi, Dubaï, Sharjah, Ajman, Ras al Kaimah, Umm al Quwain et Fujaïrah ont formé il y a quarante ans de cela pour donner naissance aux Emirats Arabes Unis. Des fêtes énormes en happenings…  tous plus surprenants les uns que les autres, s’il fallait n’en retenir qu’une miette ce serait le slogan qu’ils se sont créé pour l’occasion :

 

                                    Spirit of the Union, L’Esprit de l’Union.

 

Symbole d’union, et de complémentarité, ils ont réussi à passer au dessus de leurs différences pour devenir une seule entité.

 

Tant que j’y suis, il faut que je vous dise ceci  à propos de l’auteur-fondateur :

Personnellement,  je l’appelle Momo mais il est plus connu sous l’appellation de Son Excellence le Sheikh Mohammed bin Rashid al Maktoum. Actuellement, et utilement aussi, il est Vice Président des Emirats Arabes Unis et aussi Emir de Dubaï.

 

 

 

 

Seconde partie :

Le Dubaï des papilles

 

 

 

 

Ensuite, c’est par ici,  Mesdames et Messieurs, permettez- moi de vous emmener la où  l’esprit ne peut rien sans un estomac rempli… Maintenant, allons marcher dans le vieux Dubaï. Nous sommes à Deira, dans la rue où nous pouvons découvrir les cuisines du monde entier. Cette rue s’appelle Murraqabat mais, à mon avis, elle ferait mieux de s’appeler le souk des restaurants.

 

Sur chaque coté de la rue nous pouvons  admirer des restaurants yéménites, libanais, iraniens, égyptiens, iraquiens, palestiniens et beaucoup d’autres encore qui nous mitonnent et nous servent- ce qui constitue le must culinaire pour tout authentique local, et résident, dont l’estomac fait vivre les bonheurs de la vie…

 

Marchons doucement,  le long des palmiers et choisissons à déguster quelque part, quelque chose de salé ou de sucré.

 

 

Si nous voulons  mordre dans quelque chose de sucré, prenons le Ash Sarayeh, littéralement Le Nid des Maries, chez Al Aroos Damascus. Si nous voulons entamer  un dessert arabe plus traditionnel, jetons notre dévolu sur le knefeh au fromage de chez Samadi. Si nous sommes à Dubaï, ne serait ce que pour un court séjour, nous devons manger cela impérativement avant de retourner chez nous.

 

Imaginons de la semoule beurrée à outrance, sur un lit de fromage dessalé, oui, je sais cela a  l’air étrange mais je vous promets que c’est à tomber par terre, tellement c’est bon. Et, par dessus le tas, rajoutons  du sirop de sucre aromatisé à la fleur d’oranger. Ca fond dans la bouche et nous invite à réfléchir au comment avons nous pu vivre sans ce truc là jusqu’au jour ou nous avons atterri dans le désert ?!

 

Maintenant que l’après midi démarre, nous allons croiser la rue d’Al Rigga qui était, pour les locaux, la quintessence du chic dubaïotte. C’était, en quelque sorte, leur Avenue des Champs Elysées. Dans ses jours de gloire, on y installait toutes sortes d’attractions pour divertir le chaland et appâter les riches émirs. C’était le centre névralgique de l’ancien Dubaï et, aujourd’hui, c’est pareil qu’un joyau enchâssé dans son coffre. C’est caché si secrètement que nous allons nous demander si nous avons  atterri au bon endroit. Peu importe l’heure tardive, peu importe à quel point l’endroit est devenu dangereusement fréquenté.

 

De toute manière la police, une sorte de  version locale de Starsky et Hutch, est là pour faire régner l’ordre et la justice.

 

Marchons sidda sidda, tout droit, toujours tout droit, en langage pakistanais, jusqu’à ce que nous tombions nez à nez face à un bâtiment curieusement sculpté. Le décor en dentelle ouvragée de pierre et de bois, nous ébaubit tellement l’esprit que cela ne pourrait jamais laisser nos cœurs froids et insensibles.

 

Mesdames et Messieurs, nous voilà au Souk des Epices ! Si cela n’avait pas été pour le plaisir gustatif,  je vous y aurais de toute façon emmené pour pouvoir  admirer  les bâtiments géants et époustouflants…

 

Marchandons, dans l’une des échoppes, des pétales de rose d’Iran, demandons  la recette du thé noir fumé aux pétales de roses et allons ensemble prendre l’abra, petite embarcation de bois pour la somme démentielle de seulement trente centimes d’euros, abra qui nous amènera de l’autre côté de la crique.

 

Marchons le long des impressionnants étals de tissus en tout genre : soie, damas, moire…

 

Mesdames et Messieurs, nous sommes déjà à Meena Bazar,  le Souk des Tissus!

 

Au coin d’une rue, à droite, nous allons apercevoir au loin, un chemin terreux, qui selon moi, ressemble plus à un coupe gorge qu’à autre chose…

 

Allons jusqu’au bout du cul de sac pour dénicher une porte à moitié arrachée qui débouche sur le hall d’entrée d’un immeuble qu’on pourrait croire abandonné… Nous sommes arrivés dans le temple de l’authentique cuisine indienne. Ici, pour cinq euros, nous aurons : entrée, plat, dessert, et boisson comprise –  pour deux adultes. Attention aux bas prix car ce n’en est pas moins un des plus ancien, 33 ans d’existence, et tant mieux, le meilleur restaurant de toute la ville!

 

Manjuna, Asi Baba, je trouve que ça collerait plus au personnage, au fameux  fier fondateur. Il a créé à la sueur de son front un pur bijou d’art culinaire qu’il a minutieusement transmis à son fils (à présent, âgé de 30 ans), qui, à son tour, va le transmettre à son propre fils, quand le temps va être venu, puisque le jeune n’a momentanément que neuf ans et c’est encore un peu trop jeune mais par contre, on n’est jamais trop « frais »  pour démarrer l’apprentissage d’un métier. En attendant que le temps passe, allez hop, à la caisse, gentil môme…

 

Thé noir fumé de Ceylan aux pétales de roses d’Iran pour deux personnes ? Rien de plus simple :

 

Faire bouillir 1 litre d’eau. Lorsque les bulles arrivent,  jeter y deux cuillères à café de pétales de roses iraniennes. Laisser infuser, à feu doux, pendant deux à quatre minutes. A ce moment,  verser une cuillerée à café de thé noir. Une minute ou deux après,  éteindre le feu. Laisser reposer cinq minutes puis passer à la passoire dans une théière. A déguster accompagné de macarons à la rose.

 

Bon rêve aux yeux ouverts !

 

 

 

 

 

Troisième et dernière partie :

Dubaï, ce blingtastic

 

 

 

 

 

Lorsque nous sommes à Dubaï, nous sommes devons  découvrir  sa culture de souche. Mais, il y a TELLEMENT de choses à voir que s’il nous reste à peine quelques jours pour nous satisfaire nous sommes obligés de faire un choix, un choix difficile.

 

Allons donc voir le nec plus ultra des choses à contempler  et à faire. Mes paroles et vos pas seront unis par le mirage de la vue… Voyageons donc sur le fil du temps des images…

 

 

 

 

Il y a longtemps de ça, quand le Burj al Arab ouvrit, l’hôtel en forme de voile de bateau au bord de la mer,   les gens ont commencé à caqueter dans toute la ville… Pourquoi ? Par ce qu’une légende voulait que tout ce qu’il s’y trouvait de doré du genre les poignées de porte, de baignoires, et je sais plus quoi d’autre d’incroyable était en fait de l’or massif véritable !

 

Si c’était sur le point de rouvrir de nos jours ça ne surprendrait plus personne.

 

Parce que, jusqu’à maintenant, des endroits absolument incroyables ont été inauguré s, tels que l’Atlantis dont ses plages de sable fin ont une vue imprenable sur la Palme Jumeirah.

 

Le Mall of the Emirate a des sols entièrement recouverts de marbre, et des pistes de skis fréquentées par les skieurs qui glissent parmi de véritables pingouins ! Si, c’est vrai !  On est tombé de plein pied, dans des idées hors norme. Le ton est dès lors donné.

 

Qu’importe la démesure pourvu que ce soit impressionnant !

 

 

 

Dubaï- moderne & ancien

 

 

 

 

A Dubaï le moderne s’allie à l’ancien. Les jeunes ont l’habitude de faire un tour en ville, dans leurs immenses 4×4 !  Ils  draguent ainsi  leurs consœurs locales, en faisant ronronner les moteurs  les plus sophistiqués ! Ils caracolent  leurs biceps gonflés à bloc par des hormones en poudre qu’ils ingurgitent le matin avant d’aller chez Fitness First.

 

Le destrier moderne d’un homme, un vrai, en version locale s’appelle GMC customisé.

 

Les anciens, eux qui semblaient plus versés dans la dentelle que dans le hardcore, avaient une toute autre façon de voir les choses de la vie. Tournoi d’aiglons, courses de chameaux, choses sérieuses, traditionnelles.  A ne pas oublier le concours de beauté de chamelles qu’ils ont créé en copiant – collant notre miss machin à l’européenne…, si vous voyez ce que je veux dire ! C’est tellement émouvant qu’une belle chamelle, qui a remporté le concours de beauté, peut être vendue au prix d’un bon million d’euros, tout compris ! Quelle occase en or…

 

Il faut voir aussi  le jeudi soir, la veille du weekend end local, lorsque les jeunes émiratis paradent dans leurs voitures de sport   les plus bling-bling, sur The Walk à JBR accompagnés par leurs animaux de compagnie, de préférence exotiques,  genre  singes ou panthères… tant qu’on y est !

 

Ils eurent finalement la bonne idée, en mon humble avis n’est ce pas ?!, d’ouvrir l’ensemble du Burj Khalifah et du Dubaï Mall. Cet endroit dépasse tellement l’entendement que même les superlatifs n’arriveraient pas à le décrire. Seuls les sentiments humains peuvent prétendre, de par leur expression de quelque nature qu’elle soit, dire quelque chose de plus.

Sur la terrasse extérieure du Mall, qui doit bien faire au bas mot plusieurs dizaines d’hectares, ils ont installé dans un immense lac artificiel la plus haute fontaine du monde dont les jets peuvent aller jusqu’à 200 mètres de hauteur !, à l’intérieur du Dubaï Mall ils ont construit  le plus grand aquarium au monde dans lequel vous pouvez nager auprès de requins…, si le courage vous en dit ! Ensuite,  ils ont fait construire la Burj Khalifah, c’est-à-dire  la tour la plus haute du monde à 828 mètres de hauteur, et le plus haut restaurant de la plus haute tour, le plus grand et le plus haut au monde.

Nul ne doute que les contes de fées sont pour les bébés et les enfants mais, je le promets, chaque fois que j’y irai, je scruterai telle une petite fille émerveillée, ces choses irréelles dans leur réalité disproportionnée, et j’aurai toutes les peines du monde à  recouvrir mon souffle et ma voix.

 

 

 

 

Vous avez tout compris : J’AIME DUBAÏ !

 

 

Articles similaires

Tags

Partager