Kiré Nédelkovski

 

Kiré-Nédelkovski

 

(Macédoine)

 

 

 

CHOIX DE POÈMES

 

Traduction: Peco Nédelkovski

 

 

 
La mer

 

Elle est une femme parfaite

Qui sait parler chaleureusement

Et se taire.

Jamais

Elle ne découvre ses années,

Et t’incite

À revenir

Toujours

Dans les Profondeurs.

C’est la fidélité

Habitude divine

D’avoir besoin

De chaleur.

Elle est remède

Pour atténuer

Les yeux fatigués

Qui ont quitté

La patrie

Pour chercher

Leur Mer.

 

 

 

Chevaux dans le pré

 

Je les rêve pendant des années

Comme ils viennent

Dans la ville de Béton

Et relaxent mes yeux

Me murmurent dans les pensées

Comme liberté souhaitée.

Me rappellent

Où j’ai été

Et ce que j’ai vu

Et que la vie n’est que

L’équitation sur le temps

Tant que les rêves bariolés

Peuvent persister

En moi

Et avec moi.

 

 

 

Désir ardent

 

Creuse

Dans mon âme

Quelque sorte de

Tourment

Pèse

Comme une pierre

La force

Invisible

Devient

Tendresse

Et m’

Oriente

Vers elle

Pour que je garde

Et

Que je réalise

L’intention.

Cherche

La foi divine

Pour que je

Me rende

L’énergie juvénile –

La promesse

Que je boirai tout le vin

Dans ma maison natale.

 

 

 

Plaisirs

 

Des pensées sucrées

Me taquinent me trompent

Me séduisent me rendent fou

Et remplissent constamment mon âme

De pensées fertiles

Que je peux

Tout

Me permettre et obtenir

Dans ma tête –

État de mots.

Offrir

Partout et toujours

Une autre Vie derrière la Vie

Comme Abri et consolation

Pour tous les gens tristes et solitaires

Qui veulent continuer

À vivre librement

Sainement et longuement

Amusément et contentement

À survivre encore

De ses réflexions

 

Dans leurs Maisons spirituelles.

 

 

 

Notre destin

 

Nous sommes idées et pensées

Nous mouvons rapidement dans le peuple.

Le monde nous est depuis longtemps petit

Nous passons en Haut et en Bas

Nous cherchons partout

Possible et Impossible

Visible et Invisible

Important et insignifiant

Nous inspectons

Tout et n’importe quoi.

Nous Entrons habilement

Où nous voulons –

Nous devenons invisibles

Et il nous est facile de comparer

De remarquer sagesses –

Cachées Rivières perdues

Qui vont nous défendre

Et vont prouver

Notre

Existence

À travers le temps

 

À travers la nouvelle technologie.

 

 

 

Ma vie est un vol nocturne

 

Je vole le plus facilement avec mes pensées

Je m’excite je m’encourage

Pour chaque destination

Je trouve excuse et raison

Pour arriver au prochain plaisir.

Je vérifie des Sources diverses

Des mots jadis inscrits

Oubliés et effacés

Par la poussière du temps

Par la boue épaisse de l’histoire

Copiée et changée

Pour que le petit semble grand

Et le grand se transforme en faux.

Il est triste et difficile

Lorsque la vérité est découverte

Négligée et enterrée

Dans les nombreux Cimetières de livres.

Je découvre mes vieux amis

Avec lesquels j’ai grandi entre les pages

Voyageant curieusement

Dans la nuit

Au-dessus des mers nouvelles

Au-dessus des continents nouveaux

De connaissances

Où se rassemblent les auteurs décédés

À la table ronde – Planète invisible

Créée juste pour eux

Pour échanger leurs grandes différences

Et réflexions

Entre le possible et l’immensurable dans les âmes.

 

 

 

Quelqu’un m’a cherché

 

Et

Il m’a trouvé dans les chansons

D’un bout du monde

À l’autre

J’étais

Dans les ordinateurs

J’avais été

Voyageur Invisible.

Il a voulu

Entrer dans mon âme

Et

Inspecter

La profondeur

Et l’énergie

De la

Source

Qui ne

Dessèche pas,

Mais seulement Circule

Parmi les peuples et les temps

Comme Serviteur elle les sert

Pour qu’ils s’Éclaircissent leur vie.

 

 

 

Mes ponts

 

Ils sont créés de réflexions

C’est pourquoi ils sont si durables

C’est pourquoi ils sont protégés

Longs autant que je veux

Invisibles autant que je me tais

Pas de péage

Dans les deux sens

Et beaucoup de gens passent

Vivants et morts

Mes amis et des inconnus

Qui sont partis Quelque part

Afin de raccourcir leur Chemin

Et de regarder de beaux paysages

Qui leur rappellent la jeunesse

Lorsqu’ils étaient forts et sains.

Mes ponts sont Construits hautainement

Parmi des rivières et des mers enjouées

Pour relier des continents

Des Métropoles vivantes et mortes

Avec des informations fraîches

De celui-ci et d’Autres mondes

Ils relient des Besoins

Pour échanger

Des conseils de beaucoup de siècles

Et

Des sagesses de beaucoup de penseurs.
 

 

 

Pont de pensées

 

Il est long autant que je veux

Invisible et mystérieux

Passage

Dans ce monde-ci et vers Celui-là

Connexion

De toutes les cultures et vœux

De toutes les religions et croyances

Et au-delà toutes

Rivières et obstacles.

Il est solide autant que je veux

Et il est aussi mobile que moi –

Installation Spirituelle

Par laquelle je peux Transférer

L’important et le triste.

Si une fois je le détruis

Personne ne saura

Où il était

Et jusqu’où je suis arrivé

Par

Le Passage invisible.

 

 

 

Pont possible

 

Je mesure entre mes pensées et entre mes passions

Je remesure avec mes réflexions et avec ma raison

Qu’il soit long et

Qu’il soit large et

Globalement

D’une beauté

Important

Cosmique

Solide

Ardent

Notre

Mon

Pont

Pont

 

 

 

Le poète excité

 

Il sait bien

Si l’Appel est vrai

Et part vers lui avec vigilance

Voir et toucher

La merveille

Qui lui a réveillé l’âme

Lui a agité le fil

Entre la pensée et la main.

Il veut tout noter

Vérifier et mesurer

La profondeur et le poids

Des mots qui sont restés

Comme matériel à Bâtir

La nouvelle Ville de vers

Sur les rives du lac

Sur les rives du temps.

Le poète excité sait

Ce qu’il a animé

Pour se défendre l’un l’autre

Des nouveaux solides Remparts

Se crier mutuellement

D’un siècle

À l’autre.

 

 

 

Les excitations bâtissent des pyramides

 

Se

fond

le globe

épouvanté

d’excitations

se transformant

en petites moules

de pensées, de temps

qui tourne invisiblement

et forme des piles partout

comme un matériel nouveau

exposé pour que tous le voient

LES NOUVEAUX BÂTISSEURS DE RÊVES

LES PROCHAINS CRÉATEURS DE CHOSES

 

 

 

 

 

 

 

 

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Biobibliographie

 

Kiré Nédelkovski est né le 28 septembre 1954 à Bitola. Son premier poème est publié en 1972. Il finit l’Académie pédagogique, la langue macédonienne. Dès 1981, à plusieurs fois il est rédacteur aux magazines : Razvitok, Stojer et Rast. Il était secrétaire des relations internationales au Société des écrivains de Macédoine, et dès la formation du « Cercle littéraire de Bitola » il est son secrétaire.

 

Il est auteur des recueils :

  • Tremblements, KMM, 1982
  • La poussière, Mlad Borec, 1986, concours anonyme
  • Les couches, BID Misirkov, 1989
  • L’âme, Gjurgja, 1992, Prix Gjurgja
  • Certaines choses, BID Misirkov, 1994
  • Immensurable, Macedonia Prima, 1997
  • La sortie du temps, ID Razvitok, 1999
  • Les merveilles, choix de poèmes bilingue – macédonien et aroumain, Union des Vlachs de Macédoine, 2000
  • Le vin déterré, choix de poèmes bilingue – macédonien et français, Matitsa makédonska, 2000
  • Les destins et les rêves, Makaveï, 2004
  • L’honneur, Dialogue, 2010
  • Les besoins, Dialogue, 2010
  • La dimension numérique de l’âme, CD, BKK, 2011
  • Plaisirs des mots, BKK, 2011
  • Mes ponts, BKK, 2012
  • L’excitation est eau, BKK, 2013
  • La baie des plaisirs, Matitsa makédonska, 2014

 

Ses poèmes sont traduits en anglais, français, aroumain, turc, serbe et slovène.

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