Jose F. A. Oliver

 

 

(…)

 
Un poème naît là où

les yeux, à l’improviste,
nous épellent.
un poème naît là où
l’oreille soupèse encore
le silence. Silence acoustique
de la NÉCESSITÉ & de la
VENUE quand même dans la langue. Je
m’écris dans la PAROLE et
vice versa. Inventer encore
l’espoir, cri précipité
dans le poème. Un moi posé dans
le Tu, qui me dit dans le Tu.

 

 

mère & langue
pour Gisela

 
l’horloge du cœur dis-

tu l’horloge du cœur
décélère. Nous
ne pouvions plus
rattraper le temps. Ce n’était
plus un dire un
venir. Que

ce silence qui berçait
nos yeux. Tu

m’avais donné la bouche
les mains qui nous racontaient. Je

rentre mot à mot
et fais confiance au finale

 

 

à la mer

 
vagues oculaires
dans l’oreille répétée. Accouplement marin &
ne pas comprendre
les syllabes
séparation des bruits
bruit au large
renverse 1 mémoire /
débordé. Même
le familier. Est soudain nocturne

quelque chose comme des fouilles comme
1 MER PATERNELLE / « ai oublié le son
de sa voix ». Il était assis
au bord de l’eau esseulée

: 1 âme esseulée.

 

 

comme, une mémoire

 
comme je ne le sais plus aujourd’hui
comme le combat
comme les rounds sont longs
comme lui
comme il le nom
comme père le nom
comme il le nom en espagnol
comme il la veille
comme il le réveil
comme il levé
comme il m’a réveillé
comme moi adulte
comme d’être adulte pour quelques rounds
comme l’Afrique dans la salle de séjour
comme mère dormait encore
comme il sa bière
comme il en maillot
comme il me chaque coup
comme chaque coup
comme chaque coup d’être adulte
comme l’image en noir et blanc
comme il le grand héros
comme nous le héros
comme lui mon grand héros
comme lui plus tard au travail
comme il mère encore
comme il me sur les cheveux
comme la nuit
comme je la nuit adulte
comme chaque coup
comme chaque coup d’être adulte
comme Muhammad
comme Muhammad Ali l’anticipa
comme le combat finit

 

 

« Songe, songe, je suis aussi une rose »

 
fleurit blanche
rose mon drap

ouvre drap blanc
la fenêtre

retourne blanche
fenêtre à la nuit

acceuille blanche
nuit pour moi luna

comme fièvre froide
la lune après cela

le bleu sobre
la main taciturne

se déverse calmement
le couple de lèvres

la lunesse était
visage d´olive craintif
bosquet de soie
ses cheveux

rose bleue
nautonnière de la nuit
la lunesse sème rides
de lune au giron

j´enterre
le parfum

lèvres comme peigne
nous effaçons les bouches
de nouveau les mains
au long des sentiers de la toison
nos corps purs dénudés
fanent la lunesse la rose

 

 

Traductions des poèmes en français :
François Mathieu

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