Jeannine Dion-Guérin

 

 

 

(France)

 

 

Jeannine DION-GUERIN est l’auteur de 17 recueils publiés en France et en Belgique.

En 1990, initiatrice et réalisatrice littéraire à Auvers-sur-Oise d’un « Concours international de poésie » pour le Centenaire du Peintre VAN GOGH, sous la présidence d’honneur de Léopold Sedar SENGHOR., action suivie de la publication d’une anthologie-livre d’art numérotée « Vincent, de la toile au poème »

 

Contribue au dialogue des arts et de la poésie dans le but de contribuer à l’édification d’une société plus culturelle et plus humaine en réalisant puis animant une émission littéraire sur Idfm 98 radio Enghien, onzième année : « En Vers et Avec Tous ». En tant que comédienne elle participe 15 années aux Cabarets du Théâtre de L’aventure à Ermont (95) où elle porte le drapeau de la poésie, enfin à des animations dans les écoles, lycées, hôpitaux, maisons de loisir ou de retraite, des conférences régulières, (Aimé Césaire poète, le 20/11 :2010 au Sénat) présentations d’artistes, vidéos…

 

Membre du Comité de la « Société des Poètes français » elle se voit attribuer diverses fonctions de 1999 à 2002, dont le secrétariat général.

 

En 2006, représente la France à une journée de la francophonie organisée par L’Union Européenne à Bruxelles, ouvrant la cérémonie par la déclamation d’un poème de Léopold Sedar SENGHOR : « Prière de paix », accompagnée au balafon par le musicien guinéen N’Faly Koyate, suivie d’une tribune.

 

En 2010, reçoit le Prix européen de Poésie francophone Léopold SENGHOR pour l’ensemble de ses actions et œuvre poétique.

 

http://cenacle.europeen.over-blog.fr

 

http://jeanninedion.canalblog.com/

 

 

 

 

LES POEMES DU DOUTE

 

 

De l’intérêt du doute,

 

Homme moderne vaincu

par ton surplus de dilemmes

et le joug de tes contradictions

 

tantôt louvoyant tantôt te heurtant

à l’incompréhension de toi-même

 

Sache que le Doute élève

quand même il semble faire chuter

C’est grâce à lui qu’on se relève

 

Sans ce long balbutiement d’âme

emplissant les culs de basse fosse

de l’humanité   s’éteindrait

 

tout progrès et défileraient

insipides nos jours et nos nuitées

délestées du désir d’avancer

 

(inédit du 26/10/2012)

 

 

 

 

Être ou posséder,

 

Qu’importe que le destin

se réduise à l’unique route

et que sévère soit la prescription

 

Si la dérision invite nos doutes

sachons en embellir le parcours !

 

Validons-le de la présence

des ceux qu’on aime

mais qui ne nous aiment pas

 

des ceux dont le désir incite

mais qui n’y répondent pas

 

Tant de vains efforts et pourquoi ?

 

Peut-être pour se rassurer

S’assurer qu’existe bien l’amour

de l’amour et enfin s’abandonner ?

 

(inédit)

 

 

Être et avoir été,

 

De la dignité réside

la beauté de la vieillesse

 

car si le corps regimbe

inventant de tortueux

stratagèmes il parvient

 

à négocier de ses circuits

d’usure le mal héréditaire

 

adoptant la fierté de ces pierres

se délitant avec humilité

 

Leur majesté s’affaiblit

sans doute mais avec le temps

elles cheminent sans geindre

 

sans se plaindre se faisant oublier

 

(inédit)

 

 

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