Irina Lucia Mihalca

 


 

 

(Roumanie)

 

 
POEMES

Traduction du roumain : Carmen Catană

Montre-moi la place où je puisse te trouver

 

 
Sous le ciel incertain, j’écoute
le silence chanter – «encore un jour s’est écoulé sans toi »
Tu m’ appelles avec une voix faible ,
Détaché légèrement du plus profond de nous, c’est le mot,
Dans son vol vers nos cœurs il y a un labyrinthe
parmi les miroirs mouvants
vers la fin de l’espoir – il y des témoignages,
des inscriptions sur les pierres, des papyrus et des cires,
Montre-moi la place où je puisse te trouver …

Je reste
le regard vers toi, je te cherche dans le soleil.
Le sablier
me chante la cadence du sable
Entre deux souffles
j’écoute augmenter l’instant
je regarde fermer ses paupières,
je compte à chaque vague
les instants qui reviennent au bord,
Un geste d’étonnement que je laisse dans chaque coquille –
Un fil étendu dans nos ondes,
Une étoile est née dans chaque enfant,
un mystère s’est endormi dans chaque heure!
Montre-moi la place où je puisse te trouver…

Notre bateau s’est élancé au large de la mer
Il pénètre dans les abîmes comme les
albatros qui percent le temps,
Il sème des rêves,
Il ouvre des chemins de lumière,
Il cueille l ‘azur
avec le vent favorable qui souffle
Il flotte tranquillement sur les vagues ,
parmi les cloches et les blanches toiles étendues,
Avec l’équipage, vers l’immortalité,
Montre-moi la place où je puisse te trouver …

Toi qui tiens le miroir dans la main
– Un univers entier – tu es le vent et la mer,
le navire, le capitaine et l’équipage.
L’écho de ton nom
passe bercé par la bordure du temps –
Prélude et attente
qui monte et descende sur l’échelle du ciel,
Montre-moi la place où je puisse te trouver …

 

 

La monogramme,  dans le  rêve

 

 

Il pleut. Un papillon danse parmi des pétales de coquelicots.
Rêve. Les larmes des arbres sont cachées dans son sourire.
Amour. Comme la pluie, Elle caresse ton âme.

Sans frontières est l’âme
qui seulement quand on dort est là où il veut vraiment l’être,
On est seul et désert, on ne peut plus mentir, on confesse justement la
perte de soi. On est tout seul, le cœur enchaîné.

On n’a qu’un désir mais personne ne réponde!
Ni même les larmes ne deviennent cristaux.
On voudra qu’elle vous touche le front et les lèvres, le cœur et le corps …

A tes souhaits, chaque soir chez toi … l’écho des cœurs
répandait des senteurs de jasmin et de chèvrefeuille,
Alentours, la lumière de la lune pleine et ses ombres se balançaient,
Toujours elle, l’étoile, et toi, son océan,
Toujours elle, le bord et toi, la vague passionnée qui déborde.

A tes souhaits, chaque soir un rêve, un chuchotement, venaient chez toi,
Un chuchotement, oui! Une chanson, un baiser et une caresse, une expérience unique,
Un rêve dans un ensemble avec son contour de velours entre les linges,

A tes souhaits, elle venait chaque soir chez toi, car toi, tu l’aimais et elle, elle t’aimait,
Un manque incessant, un charme,
un mystère, une prière, une incantation, une pensée – qu’elle revienne,
Inquiétudes, approches troublantes, la vie qui monte et descend,
jusqu’à ce qu’elle disparaisse, et la distance – des douleurs qui ne supportent pas les heures

Arrête nuit! Une branche touche la fenêtre. A l’aube, quand on se sépare,
Un parfum d’ambre se répand dans un monogramme – I.L. -, un pont vers leur fondation.
Chaque jour, tu l’attendais dans ton rêve. Le jour est fait de larmes,
sous les paupières, de grandes perles se rassemblent et dans le cœur, les nuages du manque flottent.

 

Lorsqu’Elle apparait les miroirs explosent par la porte glacée,
Ila passent main dans la main à travers le feu qui éteint celui de la paupière.
Elle sourit d’au-delà le temps, Elle a sur ses lèvres le parfum du début,
et tourne dans ce temps malade pour embrasser son bien-aimé.
O, douce mort! Tu ne peux pas monter, elle ne peut pas tomber!
Qui connaitra l’amour brisera les Portes de la Mort!
…………………………………………… ……………………………………………………….

On dit qu’ils se chercheront toujours jusqu’ à ce qu’ils deviennent UN …
mais jusque-là, ils rentreront à leurs chères places,
pour que la mort qui les unira soit uniquement l’étoile d’un Cercle de Lumière.

 

 

Toi… Moi…

 

 

Nous glissons comme deux illusions,
Nous sommes dans la même pensée, et nous ne voyons pas,
Nous traversons la même onde inondée dans la plaine de rêve
Et ses flammes se dressent devant nous ….

Au-delà des roseaux en deuil, au-delà des rochers,
Seule la force du vent et de la solitude dans le parfum de l’herbe …

Léger est ton nom, comme la brise de la mer,
Tout commence avec la mer, cette mer sauvage,
Calme, mais dans ses profondeurs difficile à gouverner
Une grande plage où les vagues
Se brisent en milliers de morceaux – le destin!

Je sais que tu serais heureux si tu serrais ma main
Et que je pleurerais si je t’apercevais

Toi… Moi…
Poème nocturne flottant dans un rêve
Sans savoir comment pourrait ma larme me te redonner
Et la mort aurait l’odeur du saule,
Toujours trop tôt,
Toujours trop tard …

 

 

Tu vas frôler ton étoile !

 

 

Quel destin est préparé à l’homme?

Nous allons sur des allées inconnues au long d’un temps qui

Coule et qui cesse, en s’arrêtant fatalement à l’instant,

Quand fougueusement on le sent dans l’agitation – ruisseau!

 

Les hommes n’ont pas tous le même point qui les allument, qui les fassent scintiller,

On a le même fond, seulement nos réactions sont différentes.

Ce sont des réactions qui varient en fonction de la direction du regard,

Des états, de la façon dont on accepte tout…

Peut-être qu’il n’est pas encore le temps pour cela et tu pourras frôler ton étoile!

 

Si je ne la frôle pas, cela signifie qu’elle est tombée,

Je reste toujours, la main étendue,

Mais le ciel ne s’approche pas de moi comme aux autres!

Elle t’attend là, marche vers elle!

 

Elle tombe et s’assis sur l’âme. L’homme et son étoile!

Elle tombe au moment où les âmes se sont déjà rencontres là.

 

Chacun raccourcit le chemin,

Pour quelques-uns cela semble être plus tôt,

Pour d’autres, toujours plus tard.

Ils se dépêchent à frôler quand c’est leur anniversaire,

À peine dans ce moment-là, on peut dire – l’homme avec son étoile,

L’ancien homme et le nouvel homme!

À chaque instant on décide de l’allée par où on va marcher,

– Un labyrinthe et le destin –

Éliminons-nous les barrières, en laissant seulement la lumière entre nous!

 

Ainsi sont les hommes avant  l’impact avec le destin –

Ils arrivent à mi-chemin. Nous sommes en recherche

De l’autre moitié, jusqu’à la mort.

Le destin nous essaye, mais ce n’est pas le point terminus,

– La guérison  est en nous –

Avec nos pensées et notre respiration, nous nous régénérerons,

La porte mystérieuse ne s’ouvre pas à tous, un moment de lumière!

 

Pour chaque chose il y a un temps,

Au-delà de la perfection, il n’y a rien,

On cherche en regardant, on abandonne et on cherche de nouveau.

Nous cherchons et nous nous regardons dans si nombreuses images!

 

Le reflux viendra,

Seulement les souvenirs resteront sur le sable,

Bientôt je chercherai les taches au bord de la mer,

Parmi le sable rendu rêche, ses pas lavés de vagues,

Je ne sais pas ce que les caresses me développent ou m’annulent!

Regarde les traces baignées par les vagues,

Regarde le coquelicot poussé par la barrière de la clôture…

 

Tout est composé de morceaux.

On veut les réunir

Pour devenir quelque chose

Sans crevasses, sans aspérités,

On a l’impression que

Le morceau dont on a renoncé une fois

Était la plus juste

– Celle perfection, sans dénivellations –

 

On peut arriver aux choses de plus haut,

L’esprit de l’homme peut habiter

Dans deux endroits – dans le Cœur et dans la tête –

Notre réflexion, notre alchimie commence,

– Je me reflète en toi –

D’ici, les recherches et le rangement des pièces!

 

Je suis une pièce de ton ensemble?

Tu es Toi-même, je suis Moi-même, tu es aussi mon signe,

On retrouve les quantas de lumière….

 

À chaque instant,

Nous sommes des signes pour quelqu’un d’autre,

Nous sommes le fragment de texte d’un livre infini

Qui déterminant le monde de le lire intégralement,

Pour lui comprendre le sens, le destin.

 

Nous avons le passage adéquat à notre compréhension,

Seulement l’effort de lire et la compréhension sont nécessaires!

 

 

Demain est trop loin…. 

 

 

Des larmes bleues, le minuit s’est égoutté

Dans son silence transparent

On voyage vers les étoiles, c’est un appel,

Une nostalgie pétrie de la lumière.

 

Tout marche, sans s’apercevoir, vers le centre,

Bien que tout le monde  voit le centre s’éloigner!

Le tourbillon de la vie les attire – dans des cercles concentriques

Parsemés de feuilles mortes dans le miroir de l’eau.

 

Les gens sont comme les feuilles mortes,

                                La vie les emporte comme le vent!

 

Dans la portée du destin,

Très loin de nous-mêmes, on y est emmenés.

Sur l’onde de la pensée, on y reçoit la réponse

Cueillis un pétale et jette-le sur l’eau de la vie!

 

Chaque chose a son temps,

Chaque rêve – son rêve, chaque émotion – son émotion,

Tout est un état qui s’écoule!

 

Au-delà du champ il y a un grand fleuve qui coule,

Qui ramasse plusieurs rivières dans son chemin!

N’aie pas peur de rêves, rien ne peut te blesser,

ni la pensée, ni le mot, ni le rayon de soleil

qui passe à travers les miroirs du temps. Demain est trop loin…

 

Au-delà des clôtures,

Disséminé par l’aile du vent, chaque pétale est vivant.

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

IRINA LUCIA MIHALCA

(Roumanie)

 

Date de naissance: –   5 mai  1967

 

Education et formation:

–          L’Académie d’Etudes Economiques Bucarest, section Finances- Banques- Gestion Economique

–          L’Institut Polytechnique Iasi, Faculté de Chimie, section Technologie de la Chimie Anorganique

 

Concours littéraires :

 

2011 – II e prix –  le concours Les Pas du Prophète, II e édition, cénacle Lucian Blaga, Sebes, Transylvanie

 

2010  – I er prix  –  le Concours national de littérature “Incubatorul de condeie”

 

IDC 2010, première édition – section poésie romantique

 

Publications :

 

2011 – Anthologie de poésie „Arta sfasiata:- 73 poètes contemporains – coordinateur Valentina Becart, Editura ARHIP ART- Sibiu

 

2011 – Antologie de vers – „Lanţul Prieteniei” – Editura Contrafort – Craiova 2011

 

2010 – Antologie de poésie – „ Insemne ”- Editura Docucenter- Bacau 2010

 

Publications en revues : 

 

Algoritm literar” nr. 5,  2012 / nr. 3,  déc. 2010

„ Apostrof”, Cluj, nr 10- 2011      

„Absolut” nr.6,  oct. 2011

„Cuib Literar” nr. 8/ 2011

„Climate literare” nr. 45

„Colţul literar” nr.14 plus minus

Actualitatea Literară ” nr. 3  –  jan. 2011

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