Helianthe

 

 

 

 

 

 

(France)

 

 

 

 

 

 

Hélianthe, par ses rêve fragmentés et kaléidoscopique nous offre un ensemble de réalisations

virtuelles, de compositions informelles, d’œuvres dites numériques. Nous sommes ici confrontés à une nouvelle conception de l’art qui se rattache directement aux techniques informatiques  rejoint une vision proche de l’universel pouvant évoluer du microcosme au macrocosme.

Cette facette de l’art est une fabuleuse ouverture où tout devient possible dans l’espace de création, où tout est permis dans la composition des fréquences de l’imaginaire sous assistance technologiques permettant de caresser l’infini du bout des doigts.

Nous nous trouvons dans une situation proche de l’antimatière, tout repose ici sur des combinaisons informatiques liées aux possibilités de divers logiciels spécialisés qui ouvrent des champs abyssaux à partir de mixages de données numériques.

Art virtuel, fractionné, éphémère, artificiel tout autant qu’évanescent, ce nouvel outil de communication est une ouverture sur le monde où toutes les frontières sont abolies, grâce à l’implantation dans le monde entier de galeries virtuelles où chacun peut présenter ses travaux de recherches.

Cependant le point particulier chez Hélianthe, réside dans le fait non anodin qu’il est initialement poète, ce qui lui confère dans ses investigations créatives une note sensible différente, une touche émotionnelle plus vibrante.

C’est art majeur au niveau des échanges et des rapprochements humains en termes planétaires, sorte de métissage culturel universel par principe virtuel. Donc très vulnérable également.

Ce moyen créateur informatique offre au moins cet avantage de pouvoir survoler toutes les frontières, de pouvoir graviter vers l’infini, de pouvoir aussi tout simplement de faire rêver aux couleurs de l’intangible, aux rythmes d’une poésie visuelle déstructurée et d’avancer sur le fil imaginaire de l’onirisme qui peut nous conduire : « …jusqu’au délire laiteux des étoiles… » Par ce chaos fractal, nous évoluons ici au cœur même de la dématérialisation.

Nous avons tous dans nos paniers de souvenirs d’enfance, l’image même d’un œil ébloui rivé aux rêves multicolores et fragmentés de la magie d’un kaléidoscope.

C’est le rêve de l’enfance qui érige et retient la mémoire des hommes.

Et n’oublions pas que le rêve est peut-être l’ultime voie d’espérance qui nous soit encore offerte.

Alors laissons-nous porter l’instant d’un clin d’œil dans ce rêve « fractalisé » et sublimé, beau comme l’irisation d’un vitrail au soleil couchant.

 

Michel Bénard

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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