Georges Thiéry

 

 

(France)

 

 

 

Tes logiques de destruction accablent mon organisme
des derniers spasmes de ma volonté aux parterres sur lesquels je tombe
frappe mon front lourd sur les conditions parallèles
des rêves sans trêve où j’exècre la haine parfumée des droits inaliénables à la parole
des doctrines transitoires où se confondent acquis et avoir
ce goût d’impermanence toujours les images traumatisent mon parcours de mal aimé
à bousiller les dernières parois de mon corps affaibli
écœurements sur égoïsme étroit, compassion absente
l’oubli le pardon la rémission
je sauve les derniers recours, accède à l’immuable
le marbre dans mon sang glace vos équinoxes lasses
puise les ressources au plus profond de mes entrailles sur les racines levées vers le ciel
la source puissante alimente, draine la saleté du monde en issue parallèle, l’axe sidéral de mes misères circonstancielles
de la puissance aux plagiats immondes avec l’arrière-goût de frustration sur vos bouches sales
alimente mon moulin en résistance glaciale la perfidie aux tours s’immole sur le bûcher de vos paraître étroits
A mille bornes, à mille lieux des savoirs transmis par l’avatar aux cent huit noms
la liste noire s’allonge de vos offenses
que j’égrène comme les prières de vous voir disparaître à jamais de ma ligne de vie
dans la ligne de mire du mal, j’étoffe mes ardeurs
de semblables acquis
au mépris qui se dresse
entre moi et une humanité vile
avilie
Ignorance pour acquis
je troque l’arme lourde
contre l’appel sourd
un bourdon au crâne
la roue tourne.

 

 

 

Rivages lointains

De sombres brumes m’affectent
Perditions au violon- Écarts de rêves engloutis
Des palaces aux dérisions quotidiennes, les vipères aux longues langues tremblent
Et mon rêve s’enterre en conditions inouïes
Des torpeurs de jadis, des ravins à proximité
Tu dis la vie est un songe lorsque les cauchemars m’éveillent
Proximité et anxiété, l’aliénation vous guette, vos torpeurs sont miennes
Vous vivez de stress et d’agonie, avalez les décombres de mon imagination féroce
la différence est une alliée sur laquelle nous misons
Traquenards d’un soir voile de vie sur nos feuillages amoindris
La coupelle est pleine lorsque tu m’appelle  et la vertu est une petite comparaison
Vos oraisons- tous me disaient vaincu- la fébrilité lève les ambiguïtés
Vos trahisons me renforcent vos proximités me rejettent
La nuit à qui je confie les secrets les plus opaques
m’emporte peu à peu
une distraction de sage- infernale est renversée-les remises sont sombres
Nous guettons le jour et ses décisions.

 

 

 

Sur le doigt intact

             Se joignent les lourdeurs

 Les palliatifs

     Les remèdes se sèment comme un pli sur le regard

         La sourde équation qui décape les ambitions

                         Sur le très cher appareil

           et puis la nuit est longue et mortifère

S’égrènent quelques rêves de traque où l’on me cherche

Une arme à la main

Sous les piles de tissus à ‘endroit du placard

Je me terre, les sueurs matinales au rebord des aurores

les tressaillements de ma poitrine

Un coup sur la tempe

Déchirement du songe en une étrange sonde

Sur mars se dispersent les écumes

L’abîme souverain les éperviers me guettent

Le pâle de l’étoffe douce

Les revers des coopérations et trahisons, instrumentalisations

Remords qui se taisent

La beauté mon hémisphère fonctionnel

Salut des foules, des francs-tireurs

au revers des conditions

Et puis le jour se lève

A nouveau ma présence réelle et affutée

Se lit entre les lignes équivoques

du sien et mien.

 

 

 

Des petites douleurs si fines et si aigües sur la veine le long du coup petites parcelles si intenses de mon agonie si fine qu’elle n’en existe presque plus qu’elle s’efface dans une perfection d’une aura sublime, qu’elle se noie dans les profondeurs des ténèbres de mi-lune, une étincelle qui à peine existât si elle n’avait laissé sur le pull bleu à l’endroit du plexus une auréole de sueur toxique à la limite de la sainteté exhumée d’un suaire.

 

 

 

Le jour s’ouvre en perfidie intime les derniers ressorts de mon troisième œil qui s’ouvre sur le front béant reçoit les charges contradictoires du Monde ferme les horizons pulvérise mon cerveau lave mes intuitions, détruit mes derniers paraître raye mon nom de l’oubli détruit les dernières tergiversations malhabiles de mon intellect vorace, puis les comparaisons se taisent le sordide au bord des lèvres j’écume les désirs et tenants d’un Monde parfait, il faut se souvenir qu’à jamais je bois les liqueurs les plus viles que je reçois les absences qui détruisent ma portance, que je souffre de jour en jour, que rien n’évacue cette immense peine, que les rancunes qui me portent sont toutes lettres mortes, que jamais je ne disparaitrai de la carte des étoiles, que mon énergie est puissante et saine, que le ridicule peut paraître lourd à porter mais qu’en fait c’est la crasse des autres que je revêt  à jamais, et puis n’oublions pas que je ne me fie jamais au sort que les ennemis sont toujours à mes portes que les offenses m’ont noyé et puis lorsque je ressurgit une décharge de psychopathe en ligne m’affaiblit. Je dis cela alors que tout dort que le poisson au fond de l’eau entend ma plainte que les écumes sont longues et amères et puis les fleurs se fanent à mon passage, la plainte est longue et monocorde, l’Allier n’est pas une rivière où se jeter, les travaux sont juste un exutoire malhabile aux forces des compréhensions erronées, le jaune sur le pâle la joie se tait je m’éloigne un peu puis les travers me baignent d’une félicité unique je me perds toujours toujours me retrouve, la fin vient comme un film sans fin les joies éternelles me baignent les espoirs vains aussi que l’étincelle dans mes yeux est dure à porter comme la mysticité de mes vers le trottoir des illusions ramassent les peines psychotiques de mon lasso quand tout ira en enfer que les joies étouffées reprendront leurs droits que l’écume de mes lèvres ira droit au paradis, fit elle un message nul ne le sut.

 

 

 

Les beautés latentes

 

En incertitude finale

Égarement vain de pensées saines

La vie aura sublime des possibles

De l’amour écartelé entre les convictions

Les passages à blanc

La tribune des regards absents

Je vois en l’horizon la parfaite lumière

Longer à nouveau mon corps et s’ouvrir

Aux sommités de l’être

Dans son infinie béatitude

Dans la radiance réverbérée

Dans la vie sans toi

Dans la vie sans rien

Et puis nous sourions

Et tout est là.

 

 

 

Disparitions soudaines qui peu à peu m’émeuvent
Un vent glacial sur les lignes courbes
Regards d’extase sur ma contribution infime
Les lignes doucement se resserrent jusqu’à une petite jonction atonale
Fratrie qui prend l’air puis les pleurs ne volent plus
Le chemin s’ouvre baigné de félicité
Une petite contracture doucement prend ma poitrine
Je n’y pense plus le regard se tourne
Vers la compassion intime
L’horizon est blanc
Bleu puis le rouge monte mon visage
Hécatombe gratuite d’idoles profanées
Gaz qui se propage dans la cage d’escalier
Avion en aller simple sur les étrangetés
Naguère convoitise innée
De ceux qui s’offrent
A la beauté de cette manifestation
Partie infime de l’énergie
Qui prend forme précisément
La fraction de seconde
Unité
La porte sur
Dualité élucidée
J’en faire
Fer
Un
.

 

 

 

Rhétorique de blocs

De brume la souveraineté du jour m’égare

En un indicible blasphème

Contraste avec l’éclipse

Du sens au regard biais au travers lesquels la pâleur soudaine de l’été se terre

Route de Gafsa balisée de signaux blêmes

Comme un emblème en transition de souvenirs qui s’effondrent

 

signes triangulaires

Double verticalité transparente sur la lucidité blanche d’un jour ou s’ égrènent les gouttelettes

A l’objectif récalcitrant aux sombres recoins

Des fonds sur lequel le jour s’ouvre.

 

Soleil, ligne d’arbres, pâleur d’un halo haletant sur la tour circulaire, jour d’abnégation ligne infime, intimité suave du matin.

 

Barres d’aluminium

Transversalité des images répétition de l’auteur acteur

Lignes tombantes, se superposant, accolées au Gange

Les répétitions se souviennent.

 

Les jours tombent à l’orée des riens se perdent les images

Quelques bribes surannées

Aux pensées meurtrières

Des oublis sur les bords

Des contradictions qui démangent

De la route interminable

Qui se prend s’étend à se perdre

Comme une identité

Dans un cadre trop dur

Comme le morcellement des transitions

Et que m’accaparent le trouble

La déraison mondaine

et puis

 

 

 

 

 

 

 

 

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http://georgesthiery.blogspot.fr/

http://chloe-georges.blogspot.fr/

 

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Georges Thiéry est né en 1978 à Troyes d’un père français et d’une mère américaine. Il partage son temps entre l’archéologie, la peinture et l’écriture. Il a exposé à de nombreuses reprises son travail et collaboré avec des artistes à différentes reprises en France et à l’étranger. Il a publié différents ouvrages dont voici la liste:

 

Absences simultanées, poésie, the book edition, 2014

 

L’intensément fascinant, poèmes cosignés avec Chloë Malbranche, Edilivre, 2013

 

Nuits Krsnaïtes, poésie, Edilivre, 2012

 

« Le temple de la nuit » dans Anthologie de nouvelles sensuelles, dir. Chloë Malbranche, Edilivre, 2011

 

Les chants parias, poésie, Edilivre, 2011

 

Les jours tombent, poésie, Edilivre, 2009

 

Mots aux femmes, poésie et dessins, Lulu.com, 2008

 

Les sexes jaunes, poésie enluminée, Lulu.com, 2008

 

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