Franck Cana

 

 

(Congo-France)

 

 

 

vous recommande ce bouquet de trois livres :

 

 

 

Livre-témoignage :

 

Martin Essomba, «  Va et raconte ce que j’ai fait pour toi »

 

Martin Tsala Essomba, né dans la région du Centre au Cameroun, est leader de l’église « Temple des Nations » à Asnières-sur-Seine (France). C’est sur instruction divine qu’il a rédigé son témoignage dans le livre Va et raconte ce que j’ai fait pour toi. En tant que docteur de la parole de Dieu, il relate ses années passées au service de Satan par la pratique de la magie, puis sa délivrance des ténèbres par Jésus-Christ. La genèse de cet ouvrage, à l’écriture impeccable et facile à lire, fait état des origines familiales de l’homme de Dieu avant d’introduire le lecteur dans le vif du sujet.

 

Le jeune Martin n’a pas 17 ans lorsque ses parents sont tués par la sorcellerie familiale, alors que son père était un chrétien pratiquant. Pour venger la mort précoce des siens, il signe depuis le Cameroun un pacte avec le diable par le canal de la représentation à Grenoble en France de la secte satanique « Sakia mouni ». Chemin faisant, il devient un proche collaborateur de Lucifer, représentant de Satan au Cameroun, haut dignitaire du temple satanique situé sous la Grande-Bretagne et responsable d’un projet de destruction de l’Afrique avec une base au Soudan.

 

Le récit est précis et la vérité saute aux yeux du lecteur. L’auteur ne cache rien de tous ses actes démoniaques de l’époque : assassinats mystiques, sorcellerie, organisation d’accidents, voyages astraux, consommation de chairs et de sang humains liés à des sacrifices… C’est avec connaissance et rigueur qu’il nous parle du satanisme, du péché, des envoûtements et malédictions, de l’ignorance des hommes (« mon peuple est détruit parce qu’il lui manque la connaissance ») et de sa délivrance suivie de sa nouvelle naissance. L’expérience racontée est soutenue par la parole de Dieu…

 

Du reste, en dépit de ses activités maléfiques, on s’aperçoit que celui qui est devenu serviteur de Dieu à travers le monde était en réalité destiné à faire le bien. Car Dieu avait semble-t-il commencé une œuvre en lui. Le jeune homme qu’il était alors a su ainsi résister au diable en refusant catégoriquement, au péril de sa vie, de livrer en sacrifices humains ses cousins au nombre de douze, réclamés par son supérieur. Et lorsqu’il tombe gravement malade, la médecine, l’animisme et la magie n’ayant pu le sauver, c’est Jésus-Christ en personne qui viendra le rencontrer et le guérir le 22 février 1992. À la suite de ce secours divin, il lui dit « Va et raconte ce que j’ai fait pour toi ».

 

 

« Va et raconte ce que j’ai fait pour toi »,

Témoignage de Martin Essomba,

Éditions Cana, 177 pages, 10 euros.

(www.vimdv.org/ tsalaes@yahoo.fr / tél : 06.43.98.92.24).

 

 

 

 

Sarah, ma belle-cousine, roman, Henri Djombo

 

Nous sommes en Europie. Jules Nola, un médecin africanien, exerce depuis vingt ans en qualité d’infirmier dans un établissement médical. Mais usé par des années de bons et loyaux services sans évolution de carrière, il songe à retourner dans son pays pour ouvrir une clinique et apporter sa pierre à l’édification de la terre qui l’a vu naître.

 

Seulement, Maria, sa compagne europienne, ne l’entend pas de cette oreille. Elle ne compte pas être de ce voyage, surtout après avoir ouï dire, par des amis proches de son homme, que la vie en enfer est préférable à celle en Africanie. C’est donc la mort dans l’âme que Jules, qui aime sa belle, prend seul son vol pour Santy, la capitale de l’Africanie. Et effectivement, à peine est-il arrivé qu’un chauffeur de taxi lui dit : « Vous avez laissé derrière vous le paradis et atterri en enfer. »

 

Jules est hébergé chez Bonny, son cousin, et Sarah, son épouse. Alors que ses moyens sont limités, il va rapidement découvrir que les gens, et en premier lieu ceux de sa famille, sont convaincus qu’il a fait fortune en Europie. Il se retrouve assiégé et dépassé par les demandes d’argent. En outre, Sarah, son intrigante belle-cousine, a des vues sur lui…

 

Nola est déçu par les mentalités à Santy. À la banque, son dossier d’ouverture de clinique est enterré par une personne qui ne fait jamais son travail, comme beaucoup, avant d’avoir touché des pots-de-vin.

 

L’attitude des acteurs politiques de la diaspora africanienne, arc-boutés à critiquer leurs autorités sans pour autant proposer de véritables perspectives d’avenir pour le pays, est ici fustigée. Par ailleurs, Henri Djombo, toujours dans un parallèle explicite entre l’Africanie et l’Afrique, souligne le manque cruel d’électricité et d’eau, l’existence d’hôpitaux mouroirs, la corruption, la surfacturation, le détournement des droits de douane et des fonds fiscaux…

 

Au bout du rouleau, épié et combattu, Jules cherche à rentrer en Europie pour retrouver sa femme, mais voit sa demande de visa rejetée. Finira-t-il enfin par voir ses efforts récompensés ?

 

 

« Sarah, ma belle-cousine », d’Henri Djombo, roman, LC éditions/éditions Hemar, 187 pages, 15 euros.

 

 

 

 

Franck Cana et Obambe Gakosso , « Manifeste pour une Afrique du bon sens »

 

Les auteurs de ce nouvel opus, Franck Cana et Obambe Gakosso, attirent l’attention de quiconque sur la situation actuelle du continent africain. Ils estiment qu’une société qui s’arrête de penser est vouée à mourir ; alors ses ennemis peuvent ranger leurs armes de guerre, car elles n’ont plus aucune utilité. Parce que l’Afrique souffre 666 maux, ils soumettent quelques pistes de réflexion aux lecteurs sensibles à son devenir.

 

Cet ouvrage est le fruit du discernement de deux Africains nés sur le continent, qui sont allés observer ailleurs comment les choses se conçoivent. Mais, dira-t-on, l’Afrique ce ne sont pas seulement les guerres, il y a d’indéniables succès et réussites. Certes. Certaines plaies, cependant, méritent d’être étudiées comme il se doit afin que puisse être proposé le traitement adéquat.

 

C’est ce qu’ils ont tenté de faire dans ce livre que l’on peut lire en sirotant un bon molengé (vin de palme) d’Ollombo, dans un train en Occident, à l’ombre d’un baobab dans le Sahel, debout dans le métro, sous un arbre à Sibiti ou encore sur le chemin de son champ de coton.

 

 « Manifeste pour une Afrique du bon sens », de Franck Cana et Obambe Gakosso, essai, éditions Cana, 112 pages, 10 euros.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Écrivain, journaliste français, Éditeur

Président du Cercle des Écrivains et Artistes des Afriques (CE2A). 

Auteur des ouvrages :

« L’aube de l’odyssée » (essai), éditions La Bruyère, Paris,

« Opération restore hope » (roman), éditions La Bruyère,

« Mission accomplie », biographie, éditions Cécile Langlois, Paris

« Dieu est bon », biographie, éditions Cécile Langlois, 

« Anthologie des 60 ans de la littérature congolaise (1953-2013) : Noces de diamant », ouvrage collectif, éditions l’Harmattan, Paris,

« Pour un monde meilleur : Liberté, Egalité, Fraternité », ouvrage collectif, Ella éditions / publié en France et au Canada,

« République Démocratique du Congo 2016 : Vital Kamerhe est recommandable », politique, co-auteur Joseph Tshiatumba, éditions Cana, Paris,

« Sortir pour Entrer », témoignage, éditions Cana, Paris.

« Dans trois jours », théâtre, co-auteur Jorus Mabiala, à paraître prochainement aux éditions Cana.

« Auteur de plusieurs publications dans la presse internationale.

 

Contact : franckeditionscana@gmail.com

 

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