Dumitru Ungureanu

 

 

 

 

(ROUMANIE, ROMANIA, RUMÄNIEN)

 

 

 

 

 

 

 

Motto :

 

Ce n’est pas la destination mais
la route qui compte !
(Proverbe gitan)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’or dans les yeux des gitans ne brille ni ne tinte; il remplace le soleil de la magie.

 

 

 

 

 

 

 

 

Un œil lave l’autre et ensemble, ils lavent le visage. Une fois propre, le visage montre son âge, comme s’il montrait une rivière traversant une forêt épaisse. Les yeux illuminent les vagues du temps.

 

 

 

 

 

 

 

 

L’abeille, comme messager du ciel, quand elle récolte le miel du regard d’une fleur, ne secoue pas ses pétales, elle les rend plus féminines.

 

 

 

 

 

 

 

 

Qui a honte de son « je »(u) vagabond, a honte du vent et de la pluie, et du chemin qui mène à l’enfance.

 

 

 

 

 

 

 

 

Une fois traversé le JEU, qu’importe le joueur…

 

 

 

 

 

 

 

 

Une histoire ? Une porte arrachée ? Un pas qui court encore…

 

 

 

 

 

 

 

 

Deux, c’est beaucoup, un – jamais assez !

 

 

 

 

 

 

 

 

Cent joies, cent caractères…, l’enfant nous rend jeunes…

 

 

 

 

 

 

 

 

Chanceux est l’être qui descend d’une belle gitane… Et inversement ?

 

 

 

 

 

 

 

 

JOUE, cache-toi, montre-toi, cache-toi, cours, va-t-en, cache-moi, montre-moi, cours, reste mais parle en au moins, ne reste pas immobile, l’aventure a besoin de ton JE(u).

 

 

 

 

 

 

 

 

La main pour raconter les secrets des oiseaux de passage… Les doigts sentent les ailes du lointain.

 

 

 

 

 

 

 

 

Chante ta tristesse et va là où la larme danse avec ton ombre…

 

 

 

 

 

 

 

 

Que croyez-vous ? « Je » est un voyage manouche…

 

 

 

 

 

 

 

 

Jamais ici, toujours maintenant…

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes comme Vous mais tout à fait différentes. Nous maîtrisons l’inconnu avec la peur d’avoir ce courage fou…

 

 

 

 

 

 

 

 

J’ai mangé la lune, tellement j’ai eu faim… Et alors ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Ils nous ont mis à dessiner des fleurs pour la journée de toutes nos mères… Nous n’avons pas fait cela. Avec nos mains et une paire de ciseaux, nous avons plutôt coupé un bouquet d’idées de champ fleuri… Les grands nous ont soufflé : « COLLAGE »… C’est-à-dire ? Un mot qu’il fallait photographier avec nous.

 

 

 

 

 

 

 

 

Mes cheveux, tels un proverbe tsigane…

 

 

 

 

 

 

 

 

… Je suis petite, je serai grande, je serai adulte, je serai vieille, je serai seulement mon nom, après… Mon nom sera aussi le tien et le leur. Un verre de lait chaud et sucré, dans lequel quelqu’un mettra, un jour, une goutte d’eau amère…

 

 

 

 

 

 

 

 

Connaissez-vous celle qui se blottit contre mon JE(u) ?

 

 

 

 

 

 

 

 

ARTISTE PHOTOGRAPHE :

 

http://dumitru-ungureanu.blogspot.fr/

 

 

 

 

 

 

 

 

Dumitru Ungureanu est romancier, critique musical, publiciste et artiste photographe roumain. Né le 4 mars 1956, dans le village de Cacova (département de Dâmbovita), Roumanie, comme fils d’Ioana et d’Andrei Ungureanu. Après le collège dans sa commune natale, il ira étudier dans un lycée industriel de Bucarest. Pendant ses études de lycéen, il joue au bibliothécaire, car il passe plus de temps dans la bibliothèque scolaire, à consulter et lire certains livres intéressants, qu’avec ses professeurs et collègues, en cours. C’est certain que la bohème littéraire l’attire. Il commence dorénavant à fréquenter des cénacles littéraires bucarestois, où il prend le goût d’écrire pour lui –même. Il apprend de ses collègues chevronnés, -sur- le comment de la qualité et de l’originalité de l’écriture dans la vie d’un apprenti écrivain.

Son premier texte lu en public fut « Le facteur »/ « Postasul ».

Au fur et à mesure que le jeune Dumitru grandit, il devient de plus en plus convaincu que l’écriture est pour lui vitale. Il lit, il écrit, il accumule de l’expérience. Il lie d’amitié et échange avec de écrivains connus : Liviu Ioan Stoiciu, Mihail Gramescu, Doina Popa, Cristian Sisman, Radu Stoenescu etc.

Dumitru Ungureanu ne joue pas à la plume du vertige prospectif… ou du rêve inachevé ; il écrit des nouvelles osées, rebelles, il taille ses phrases, à la hache, il sculpte les douleurs et les vices humains et sous l’époque de Ceausescu, oser signifiait être condamné, être piégé, être oublié, être éliminé. Ainsi se fait que Dumitru Ungureanu débutera, officiellement, avec des livres, seulement après la chute du régime de Nicolae Ceausescu, en s’encadrant, par son courage et son nonconformisme, dans la nouvelle génération d’écrivains qui ne se sont pas salis /compromis, en baissant la tête et leur nom, pour seulement publier des livres « commandés » ou « édulcorés » par les éditeurs communistes.

Dumitru se fait remarquer sur la scène littéraire post 1989. Il possède une phrase classique mais insolente, pétillante et philosophique, vulgaire et réaliste, intelligente et intimidante. Plusieurs de ses livres gardés dans le tiroir, seront édités à peine maintenant : nouvelles, romans, livres de haute tenue, car Dumitru a le don de construire de vrais romans. Plusieurs prix littéraires importants lui seront décernés.

Dumitru use également de son oreille et de sa parole sincère, pour nous dire et décrire les sons et les sonorités, les rythmes et les mots-chemins de plusieurs groupes de musique roumains mais aussi bien internationaux. Il devient un excellent chroniqueur musical pour les publications du genre.

Sa dernière découverte : l’art photographique.
Le romancier prend en photo, sur une belle musique intérieure, les couleurs et les mouvances du monde, les visages et les âges de nos sentiments.

 

Prix et mentions:

Premier Prix au concours “Matineul de proză », Iaşi, novembre 1989
Prix « Mircea Nedelciu » des éditions Nemira, 1999.
Nominé au Prix de l’Association des Ecrivains Roumains, avec le roman « Lia Mora », 2001.
Le Prix, section prose, de l’Union des Ecrivains Roumains, filiale Pitesti, 2005, pour le livre « Tunul filozoafei ».

 

BIBLIOGRAPHIE:

Cartea păcatelor, roman, Ed. Marineasa, Timişoara, 1996
10 legende ale bluesului, Ed. Marineasa, Timişoara, 1997
Jertfă & Steag, nouvelles, Ed. Marineasa, Timişoara, 1999
Lia Mora, roman, Ed. Nemira, 2001
Tunul filozoafei, nouvelles, Ed. Polirom, 2005
Alambicotheca, chroniques, Ed. Bibliotheca, Târgoviste, 2008

 

Différents textes publiés dans des anthologies:

Chef cu femei urâte, antologie de Dan-Silviu Boerescu, Ed. All, Bucureşti, 1997
Iubiri subversive, antologie de Dan-Silviu Boerescu, Ed. All, Bucureşti,1998
Generaţia ’80 în proză scurtă, antologie de Gheorghe Crăciun & Viorel Marineasa, Ed. Paralela 45, 1998
Plaja nudiştilor, antologie de Dan-Silviu Boerescu, Ed. All, Bucureşti, 1999
Don Quijote, prostituata şi alte personaje, antologie de Dan-Silviu Boerescu, Ed. All, Bucureşti, 2000
Repetiţie fără orchestră, proză românească din mileniul III, Ed. Limes, 2004

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