Dorothea Fleiss

 

Dorothea Fleiss (peinture )

 

et Rodica Draghincescu (aphorismes )

 

 

Cet odonyme* de l’avoir de l’être, l’appartenance

 

APPARTENANCES. (Dé) finitions picturales

 


L’appartenance
transforme la vie, donne du sens et du  corps à nos idéaux les plus profonds.

 

 

Les maîtres de nos appartenances peuvent être une personne ou une entité.

 

 

L’appartenance à quelque chose ou à quelqu’un. Ce baume contre l’isolement, l’éclatement des liens, la peur de l’autre, la peur de l’inconnu, de l’ étranger, la peur comme séparation de la nature , cette peur comme peur de l’âme.

L’appartenance des entités et des contenus.

 

 

Illuminant ce « linguistiquement parlant », la manifestation essentielle, mystérieuse, irréductible, souveraine qui est à nos yeux la condition préalable des nouveaux sens de la poésie et  de la vie intérieure.

Du comment dire et vivre l’Appartenance en dehors de l’appartenant.

 

 

Libre de ne pas se laisser couler dans l’acte de la possession, de la dépendance et de la propriété (l’appartenance implique la possession et la cession des droits d’exister librement, elle est l’avoir de l’être ou l’être de l’avoir, lorsque rien ne va plus).

 

 

Être sans se laisser avoir. Se révéler autant par notre présence dans l’absence avec les autres que par nos actions d’être l’avoir que nul  ne peut posséder.

 

 

 

Nous ne réussissons pas à créer le bonheur de l’appartenance mais nous pouvons générer les conditions de son épanouissement.

L’espoir que nous mettons dans chaque mo(r)t qui ne nous appartient plus mais qui naît la liberté de celui qui l’entend et qui vient prendre sa place (…).

 

 

Le sentiment d’appartenir  (sa part et sa portion d’être l’avoir ) surgit de notre bonté, de notre hospitalité (toujours ouverts à et ayant la peur de ne pas être ou de ne pas avoir).

L’appartenance se fait de notre vie, de notre amour, comme la (main)tenance de bons habits de marque ou la tenance érotique lors d’un acte sexuel avec et contre soi-même (Le passage vers la vie avec nous-mêmes s’avère lui-même, un pôle périssable).

 

Le droit de survie. Les liens d’appartenance s’accroissent les uns des autres.

 

Être ou ne pas être la propriété légitime de quelqu’un, que celui à qui est la chose l’ait en sa possession ou non.

 

 

La perfection de l’avoir de l’être n’appartient qu’à Dieu seul. Lui seul est ce qu’il a.

 

 

 

 

 

 

 

 

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*L’odonyme est un nom propre désignant une voie de communication (nom de lieu qui se réfère à une voie).

 

 

Dorothea Fleiss est née en Roumanie. En 1985, après avoir fini ses études, la jeune peintre s’exile en Allemagne. A présent, l’artiste vit à Stuttgart, en Baden-Württemberg.

Membre de plusieurs associations et unions d’artistes prestigieux, qu’il s’agisse des expositions personnelles ou collectives, Dorothea Fleiss  présente ses œuvres dans des galeries d’art  du monde entier : Allemagne, France, Autriche, Etats-Unis, Chine, Sénégal, Hongrie, Roumanie, Italie, Argentine, l’ex-Yougoslavie.

A part ce travail de créatrice, la peintre enseigne les beaux-arts dans quelques universités et institutions allemandes et étrangères (Etats-Unis, Mongolie et Roumanie).

Ses travaux  font partie des collections privées et publiques roumaines, hongroises, anglaises, belges, argentines, italiennes, finlandaises, brésiliennes, françaises, allemandes, indiennes, israéliennes, mexicaines, philippines, africaines, coréennes, espagnoles, vietnamiennes, turques, chinoises, japonaises, etc.

 

www.dorothea-fleiss.com

www.draghincescu.com

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