Constantin Frosin en dialogue avec Angela Furtuna

 

Sous le signe de la musique et de la littérature

 

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(Roumanie)

 

 

 

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Angela Furtuna : – Que préférez-vous ? « La Musique de la Littérature », ou « La Musique et la Littérature » ? On part de quelques remarques sur la prosodie pour arriver à quelques interactions essentielles entre disciplines…

 

Constantin Frosin : – Au commencement, fut le verbe. Du moins ici-bas, sur terre. Ce qui, associé au don de la parole reçu par l’homme à un certain moment de son évolution, fait que la balance penche du côté de la littérature. Si on dit composer un poème, on parle aussi de composition en musique. Mais il fallait d’abord savoir parler et écrire, et puis se mettre à chanter, n’est-ce pas ? Ce genre de trouvailles renvoie à l’éternel débat : Qui fut d’abord,  l’œuf ou la poule ? L’un ne va plus sans l’autre, mais si l’un a découlé de l’autre, ce fut la musique qui découla de la littérature, une possible définition de la musique serait, selon nous : une autre manière de dire la vie et l’histoire, un peu à l’instar de la littérature, mais avec des moyens spécifiques… Si on parle des niveaux supérieurs, des  Cieux, c’est la musique qui règne en maître des autres arts ! Mais pour le moment, gardons les pieds sur terre…

Musique et littérature, car ces deux arts sont égaux. Ça se vaut, comme dit l’autre, ou, pour mieux dire, les deux arts se valent, puisque le contenu est le même : l’extase, la contemplation, le rapport à la nature et ens entis, par le sentiment etc., c’est juste la forme d’expression qui les différencie ! Par des procédés « alchimiques » que les artistes sont les seuls à connaître, l’ART – Un, peut se sous-diviser et se convertir dans n’importe quel art connu et accepté en tant que tel, le dernier, chronologiquement parlant, étant la Traduction. Un Grand Maître, qui malheureusement nous a quittés – Henri Meschonnic, disait que La traduction doit chanter, et moi, avant de l’avoir lu, je parlais, pour ma part, de La Traduction à l’état chantant.

Tout chante autour de nous et en nous, et nous enchante, seul l’homme déchante… L’Art, sous n’importe quelle forme, est la maison de l’humain (Lares[1] désigne, justement, les dieux de la maison). Mais art peut être la 3e personne du verbe ardre (en vieux français), qui signifie brûler : tant qu’il n’y a pas une flamme qui pétille et un feu qui crépite, il n’y a pas d’art… Ou alors, cela peut être, mais ce sera un art fait dare-dare… L’art peut renvoyer aussi au lard, pourquoi pas, à en croire le TLF : (Se) faire du lard (fam.). S’engraisser dans l’oisiveté, dans l’inactivité. Le renvoi au bien-être est évident, car l’art procure lui aussi du bien-être… spirituel. Sans aucune idée de derrière la tête, on peut dire qu’il y a des pseudo-arts, et ses pratiquants visent plutôt à se faire du lard, plutôt que de l’art…

Les arts, ce sont les arrhes que l’humain paie (à sa façon) à la Vie (ou à Dieu ?), pour qu’Elle (ou Lui ?) lui permette de vivre, d’être en vie, parfois même d’avoir envie d’être en vie… Les arts vous procurent l’occasion de rester au soleil (pour peindre, voire pour écrire / composer des vers, on a besoin de lumière, n’est-ce pas ?). Ceux qui pratiquent les arts, ont parfois de ces expressions : Faire le / son lézard, vivre en lézard, ou : faire son lézard au soleil. Pourquoi ? Parce que les arts aiment le soleil, comme les lézards… Les arts – autant de repères, de jalons dans notre quête de la Lumière ! Les arts – les ares du T, du Theurgos, là, où l’on avoisine, en tant que créateur, le Grand Créateur…

 

 

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[1] En général, tous les dieux qui étaient choisis pour patrons et protecteurs d’un lieu public ou particulier, tous les dieux dont les Etats, les cités, les maisons demandaient la protection, en quelque genre que ce fût, étaient appelés Lares.

 

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Mais le mot le plus révélateur de sens cachés (voire occultés…), c’est la musique. C’est le seul art qui suppose la présence (façon de parler, en tout cas l’on paraît être assisté par quelqu’un ou quelque chose, d’habitude un ange, qui peut assumer les traits d’une femme) de la Muse. C’est aussi le seul art qui rappelle que sa visée ultime est d’amuser, de plaire. Mais aussi le seul art qui implique la présence de l’âme, car on peut le décomposer comme suit : l’âme use. C’est à supposer que l’âme use de quelque chose pour rendre cette vie plus vivable, au moins plus supportable… De quoi use l’âme (la belle inversion !) ? Eh bien, ou d’un sic : [Placé entre parenthèses à la suite d’un mot, d’une expr., d’une phrase, pour préciser que ce qui précède est cité sans aucune modification] Ainsi dans le texte, aussi étrange et / ou incorrect qu’il paraisse. Autrement dit, l’âme use le corps, dès que l’âme s’en mêle, adieu habitudes ou confort du corps, comme si l’on oubliait que le corps n’est qu’une carcasse protégeant, autant que faire se peut, l’âme, ce souffle moteur qui met le corps en mouvement…

Mais aussi, vu que le français est une langue indo-européenne, je suis enclin à penser à sikh, dérivé du sikhisme: subst. masc., relig. L’une des quatre grandes religions de l’Inde, fondée à la fin du XVe s. au Pendjab, posant en principe l’existence d’un seul Dieu créateur, sans forme et au-delà de la compréhension humaine. Et comme l’on peut accepter que les seuls bons Dieux sont Bonté et Beauté, alors, on peut penser au Dieu Beauté choisi par la musique, et par ceux qui  la pratiquent.

Ce qui est encore plus intéressant, c’est que la musique fait l’âme muer, ou alors même un être sans âme, mue en quelqu’un d’autre sous l’effet de la musique : l’âme mue, sic ! Pour recourir à un verbe plus familier, écouter une musique de qualité peut vous transformer, vous rendre meilleur, vous laisser pensif, etc. (car muer signifie (se) transformer, (se) métamorphoser).

Mais ce mot complexe et composite (l’un des mots-clés de l’humanité) nous permet de continuer à en chercher les sens et les nuances possibles et dissimulées, parfois. Ainsi avons-nous découvert qu’une autre décomposition possible du mot « musique », est : l’âme hue, sic ! Qui donc hue-t-elle ? Son corps, parbleu et ses instincts qui l’empêchent de s’élever spirituellement, l’esprit étant le seul domaine[2] auquel se rapporte l’âme. Ou alors l’âme hue-t-elle cette vie morne, sa grisaille à n’en plus finir, alors qu’il y a tant de beauté à découvrir et en jouir… Serait-ce donc vrai ? Ben oui, puisque le sic latin est là… C’est juré ou tout comme !

 

 
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[2] empr. au b. lat. dominium « pouvoir, autorité » ; le renvoi à dominus – Dieu, est évident ! (Comme dans la séquence : Quo vadis, Domine ?) (TLFi).

 

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Qu’en est-il du mot Littérature, c’est son tour… Apparemment, c’est une invitation à ne pas écrire, à ne pas faire de la littérature : Lis tes ratures (et j’y sous-entends à la fin comme un « plutôt »…). Ce qui donnerait : Arrête d’écrire, vois plutôt quelles inepties (ratures) tu as pu écrire ! Ce qui équivaut à Dans le doute, abstiens-toi, ou Prudence est mère de sûreté… Dans la perspective du franglais naissant, on peut y déchiffrer : le tour des lettres, id est écrire, faire de la littérature signifie faire le tour des lettres de l’alphabet, par exemple, ou alors s’essayer à n’importe quel genre littéraire (lettres-belles lettres).

 

photo j basse frosin-constantincopyright: JACQUES BASSE

 

Le Dictionnaire étymologique du latin nous offre deux « racines » pour le moins surprenantes, sans aucun rapport entre elles : litura (« enduit »), liturarius (« rature, brouillon »). La forme actuelle renvoie-t-elle à un conseil amical : enduis tes ratures / ton brouillon (de graisse, par exemple), pour le rendre potable / digérable… ? Les auteurs étaient-ils si jaloux de leur talent et de leurs œuvres, qu’ils déconseillaient aux autres d’essayer au moins ? Ou faut-il y voir plutôt l’expression du dégoût ou du mépris de la classe aisée à l’égard des écrivains ? Lite(ra) rats t(-o-)ur(e) – id est « le tour des lettres rongées par les rats », une autre possible définition de la littérature, formulée par les richards de l’époque… Qui considéraient la littérature comme un tas d’inepties destinées aux rats…

 

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Comme la France est le pays des calembours, jeux de mots, etc., peut-être faudrait-il y voir, à y regarder de plus près : Lis, t’est (fait comme un) rat, hure ! Hure étant là, par exemple, pour Sale gueule ! Les écrivains défendaient bec et ongles leurs œuvres et leur domaine d’application, en en interdisant l’accès aux écrivaillons. Ils ne péchaient point par la politesse, ceux-là ! Malgré les deux verbes liter, nous n’y aurons pas recours, car trop techniques, voire antipoétiques ou antilittéraires… Bien que cela puisse paraître surprenant !

 

AF : – Y a-t-il eu dans l’histoire de l’art un moment, où l’on peut dire qu’une conscience de la musique de la littérature, est née ? A partir de la Voie royale hellène, reliant mot et chant, peut-on décrire, en diachronie, la perspective aboutissant à nos jours ?

 

CF : – L’histoire des relations entre musique et littérature fut souvent houleuse, impliquant gémellité, indifférence ou rivalité. Au point que ces deux arts n’ont jamais cessé de s’idéaliser ou de s’entre-détester. Malgré leur mythique origine commune, orphique, l’un et l’autre tentèrent de construire leur autonomie esthétique. Leur association complexe s’est concrétisée au sein de sphères multiples, de l’église au théâtre, et à travers de nombreux genres, du lai à la comédie musicale en passant par le lied, le mélodrame ou l’opéra. Une étude très solide, faite par des spécialistes, devrait permettre de penser, sur le plan historique, la liaison entre synchronie et diachronie, sur le plan culturel, l’articulation entre singularités et universaux, et sur le plan esthétique, le lien entre autonomie et fusion des arts. J’avoue que mon aperçu relevant de généralités simplement culturelles, ne nourrit point de telles ambitions. Pour la bonne raison que je suis du nombre de ceux qui n’aiment point enlever charme et mystère à aucune de ces formes d’art…

 

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L’invention de la littérature, au sens moderne, ne remonte pas à plus de deux siècles ; quant à l’affirmation de la musique en tant qu’art autonome, elle est plus récente encore. On peut donc légitimement se demander si la spécification croissante des champs du savoir ne s’établit pas en porte-à-faux par rapport à la façon plus globale dont s’appréhendaient en leur temps les œuvres, en-dehors de frontières clairement établies entre sphères artistiques et culturelles.

Je suis admiratif devant vos questions si élaborées, seulement, vous le savez déjà, je suis un non conformiste et je ne me plie jamais aux questionnaires, ni aux règlements, à moins que… Peut-être est-ce parce que je suis moi-même un lettré préoccupé (cela arrive…) de la musicalité et du rythme (qui en dit long parfois, voire plus long que ne le disent les paroles d’un chant ou les mots d’une poésie).

Oui, il y a eu dans l’histoire de la pensée humaine, de la spiritualité… terrestre, ce qu’on appelle des révélations, des illuminations ayant ouvert la voie à de nouveaux raffinements de pensée, mais cela est arrivé naturellement, c’était dans la logique des choses, selon la spirale de l’évolution. Dès que l‘artificiel se faisait sentir, dès qu’il empiétait sur le naturel, cela nuisait tant aux arts qu’aux artistes.

Des jalons il y en a eu, oui, des repères, par exemple, dans l’Antiquité, on prête à Horace la séquence : Ut pictura poesis, reprise à son Art Poétique, écrit durant la période 20 – 10 av. J. Ch. A noter que son ouvrage fut très important pour la théorie critique de la période classique, étant traduit pour la première fois en anglais par la Reine Elizabeth I, en 1598 ! Seulement, ce ne fut pas lui l’inventeur de cette fameuse phrase-clé, il n’a fait qu’exprimer ce qui était une comparaison des plus communes. C‘est le poète grec Simonides de Keos (556 – 469 av. J. Ch.) qui en est l’auteur, mais ce fut beaucoup plus tard que Plutarque (46 – 122 après J. Ch.) l’a  intégré dans son ouvrage De la gloire des Athéniens (De gloria Atheniensium). Selon Plutarque, Simonides aurait dit : Poema pictura loquens, pictura poema silens, entendant par là que la Poésie est peinture parlante, et la peinture une poésie muette ! Ou que la Peinture est de la poésie silencieuse, et la poésie est de la peinture éloquente ! C’était le pur reflet de la croyance établie par Aristote, Horace et altri, que le but de la littérature et des arts visuels est la représentation, plus exactement, l’imitation idéale (mimesis) des actions humaines.

Pendant la Renaissance et après, ce point de vue a inspiré la critique européenne néoclassique, en exhortant artistes et écrivains à viser les mêmes finalités (vérités générales d’une nature morale et instructive) par le recours aux mêmes moyens (imitations d’une nature empirique mais idéalisée, comme les allusions aux histoires bibliques). Ainsi, la doctrine (sic !) Ut pictura poesis a inspiré les « Arts sœurs », affirmant une parenté fondamentale entre la littérature et les autres arts, comme la peinture, la sculpture, la musique, l’architecture.

Le concept des Arts sœurs a été remis en question aux XVIII –e et XIX –es siècles. Les Trois traités (1744) de James Harris, tout en assumant la mimésis comme le fondement commun des arts, commencent à accentuer les différences entre poésie et peinture. Alors que la tradition des Arts sœurs accentuait parenté, harmonie et unité, l’idée d’un parangon se fait jour : concours, débat, combat d’idées, en accentuant différences, contrastes et exceptionnalité. Léonard da Vinci (1452-1519) ne manqua pas de se joindre au débat, en considérant la peinture (dans son Parangon) comme l’art le plus haut et le plus noble ! Il affirme même que La Poésie est comme la Peinture : « L’imagination n’est jamais en dehors de la compréhension, il atteint la mémoire et s’arrête et y meurt, si l’objet n’est pas imaginé d’une grande beauté; ainsi la poésie est née dans l’esprit, ou plutôt dans l’imagination du poète ».

Un problème agita tout le siècle des Lumières : qui de la parole ou de la musique devait l’emporter ? Salieri résuma la question dans un petit opéra qui apporta une contribution au débat : Prima la musica, poi le parole ! Dans le contexte du rationalisme triomphant, les Français l’entendaient d’une toute autre oreille : ils considéraient l’opéra italien comme une monstruosité. Sous Louis XIV, Lully n’en avait pas moins mis sur pied un modèle de spectacle total spécifiquement français, issu du ballet de cour, de la pastorale et de la tragédie déclamée. Ce modèle lullyste suscita un triple problème : poétique – la musique doit-elle être subordonnée à la langue ou peut-elle posséder une légitimité par elle-même ? –, esthétique – comment penser l’émotion proprement musicale dans un système de la représentation dominé par le principe de mimèsis ? – et critique – comment juger de cet art mixte, selon quels critères et avec quelle légitimité intellectuelle ?

 

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Depuis les tragédies de Gluck et les opéras de Mozart, la figure du compositeur émergea comme celle d’un maître d’œuvre privilégié, jusqu’à la conception wagnérienne du drame musical qui culmina au cœur du xix –e siècle. Pensé non plus comme une association de parties mais comme une totalité organique, ce dernier allait être l’œuvre d’un seul personnage. Le plus illustre cas de figure est celui de Wagner, qui écrivit lui-même ses livrets.

Quel est l’enjeu de votre analyse, selon moi : démontrer une interpénétration des deux arts de telle sorte que l’un informe l’autre ; il ne s’agit pas d’une approche intertextuelle; il ne s’agit pas non plus de rapprochement thématique. Ce dont il s’agit, c’est de tous les emprunts contractés par les écrivains au code sémiotique musical – donc, non référentiel – pour tenter de déjouer la linéarité congénitale du code linguistique. Plus exactement, de la « correspondance des arts » établie par Etienne Souriau en 1969, il ressortait déjà que les codes linguistique et musical étaient proches et complémentaires ; les deux arts impliquent en effet des vibrations de l’air perceptibles par l’oreille  et un rythme (ce que Platon nommait l’« ordre dans le mouvement »); les deux codes fonctionnent cependant diversement: en effet, le code linguistique sert à la représentation du réel (sens de l’œuvre littéraire, forme secondaire), alors que le code musical (forme primaire) sert à  la présentation de l’œuvre même : une structure abstraite qui éveille directement des émotions en nous.

« La musique m’aide à composer » disait Jean Giono, « l’architecture musicale inconsciemment me propose des architectures littéraires. » ; et Aldous Huxley fait déclarer à l’un de ses personnages romanciers (Philip Quarles, dans Point Conterpoint) ce qui passera désormais pour sa profession de foi : « Musicalisation du roman. Non pas à la manière symboliste, en subordonnant le sens au son. Mais à grande échelle, dans la construction. » Et comment ne pas songer à André Gide et à son personnage Edouard dans Les faux-monnayeurs ?

 

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Ce sont des indices clairs qui nous aident dans la recherche de notre corpus ; indices biographiques : l’auteur est musicien (musicologue comme Alejo Carpentier, Alessandro Baricco ou Jarosław Iwaszkiewicz ; compositeur comme Anthony Burgess ou Gaston Compère ; instrumentiste comme Carson McCullers et Gert Jonke  [pianistes], Nancy Huston [claveciniste et flûtiste], Katherine Mansfield et Pascal Quignard [violoncellistes] etc. ; ou amateur notoire de musique classique, comme Thomas Mann, Marcel Proust, Romain Rolland, Arthur Schnitzler, Aldous Huxley, Virginia Woolf, etc.). L’indice le plus efficient est certes, le titre de l’œuvre : Novecento pianiste d’Alessandro Baricco, Dialogue avec 33 variations de Beethoven sur une valse de Diabelli de Michel Butor, Mozart et Amadeus d’Anthony Burgess, Presto con fuoco de Roberto Cotroneo, Moderato Cantabile de Marguerite Duras, Au piano de Jean Echenoz, Les variations Goldberg de Nancy Huston, etc.

 

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A force de vouloir comprendre l’objet de votre démarche, je crois que j’ai finalement découvert le pot aux roses : la compréhension de l’opposition musique / langage se trouve au cœur de l’aventure scientifique occidentale. Le problème de l’opposition musique / langage est le problème de savoir comment on peut relier le sensible et l’immatériel !

 

AF : – Après la crise métrique, survenue aux XIX – e et au XX –e siècles, surtout dans la littérature française, mais dans la musique également, qu’en est-il aujourd’hui ? Peut-on encore invoquer la tyrannie de la mesure en poésie ? 

 

CF : – Dans le domaine de la versification française, le XIX -e siècle est en effet marqué par une évolution (parfois idéologiquement caractérisée comme une « libération ») qui voit la remise en cause de la coïncidence entre syntaxe et grandes articulations métriques, fin de vers et surtout césure. L’apparition du vers dit « libre », au cours des années 1880, constitue l’un des symptômes de la « crise de vers » diagnostiquée par Mallarmé, et culminant en 1913 avec la publication d’Alcools d’Apollinaire : ainsi, le premier vers du recueil, à l’attaque de Zone : « À la fin je suis las de ce monde ancien » – avec sa problématique diérèse qui fait signe précisément vers ce « monde ancien » de la versification traditionnelle – est emblématique de l’élasticité métrique qui va caractériser la versification du XX – e siècle. Or, la diction, au tournant du siècle, va également dans le sens de l’élasticité du nombre syllabique, comme en témoignent les travaux de phonétique expérimentale, un certain nombre de traités et études spécialisés, dus notamment à des philologues allemands, ainsi que des enregistrements sonores. Il reste que tout un débat, émaillé de polémiques concernant singulièrement l’« e » dit « muet » qui fait alors décidément grand bruit, entoure la question de la diction au tournant du siècle.

 

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Parallèlement, on assiste, dans le domaine de la musique, à la remise en cause de la « tyrannie de la mesure », c’est-à-dire de la périodicité métrique avec retour régulier du temps fort – remise en cause corrélative de celle du système mélodico-harmonique, qui conduira dans certains cas à l’atonalité. Alors que la construction de la phrase musicale était, depuis le milieu du XVIII -e siècle au moins, régie par les lois de la symétrie, techniquement dénommée « carrure », le romantisme a introduit des formes d’irrégularité et d’asymétrie, qui vont s’approfondissant tout au long du XIX -e siècle. Chopin, Liszt et Wagner sont les principaux artisans de cet assouplissement métrique, auquel contribueront aussi fortement, dans le domaine français, Fauré, Debussy ou Ravel, au profit d’une rythmique beaucoup plus fluide.

 

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Face à cette crise métrique se pose la question du couple vers / prose. Sur le plan littéraire, la distinction entre vers et prose, paradoxalement re-légitimée par le poème en prose (qui dissocie poésie et vers, mais sans identifier vers et prose), se voit contestée par le vers libre qui, au sein même du vers, remet radicalement en cause, comme critères définitoires, la pertinence des notions de mètre, de nombre syllabique et de rime. Mallarmé pousse la logique jusqu’à nier, l’un des tout premiers, la distinction entre vers et prose, au profit du vers : « Le vers est partout dans la langue où il y a rythme, partout, excepté dans les affiches et la quatrième page des journaux. Dans le genre appelé prose, il y a des vers, quelquefois admirables, de tous rythmes. Mais, en vérité, il n’y a pas de prose : il y a l’alphabet, et puis des vers plus ou moins serrés, plus ou moins diffus. Toutes les fois qu’il y a effort au style, il y a versification. » Dans le domaine de la diction, les traités posent la question de savoir si, au nom du naturel, il faut dire les vers comme la prose. Les avis sont partagés, concernant notamment la réalisation de l’« e » caduc et de l’enjambement (il est curieusement peu question de la diérèse), mais, comme on l’a vu, un certain nombre de documents attestent la réalité d’une diction prosaïsée du vers au début du XX -e siècle.

En musique, enfin, la question de la prose intervient de diverses façons, littérale et métaphorique. En quoi la mise en musique d’un texte versifié tend-elle à faire de ce dernier de la prose ? Les compositeurs du tournant des XIX -e et XX -e siècles font-ils une lecture prosaïsée des vers ? Réciproquement, en quoi un texte en prose informe-t-il une « musique en prose » – et que peut-on entendre par cette notion ? L’analogie – mieux, l’isomorphie – entre la symétrie de la phrase musicale et celle du vers métrique est soulignée par certains auteurs, de même que l’association corrélative entre symétrie et vers d’une part, asymétrie et prose de l’autre. À la distinction vers / prose correspond, dans l’opéra, l’opposition air / récitatif : bien que les récitatifs soient traditionnellement composés sur des textes versifiés, la musique correspond à celle d’une « prose musicale » – on s’en souviendra à propos du récitatif mélodique de Pelléas, l’un des tout premiers opéras à être composé sur un texte en prose. Dans l’opéra-comique des XVIII -e et XIX -e siècles, les dialogues parlés – en prose – constituent un pendant prosaïque aux airs lyriques ; de même, il semble tout à fait significatif que les premiers mélodrames, tant en France (Pygmalion, de Rousseau) qu’en Allemagne (ceux de Jiri Benda, notamment), associent à la musique des textes en prose. Dans l’opéra naturaliste, dont le sujet est volontairement non noble, il est remarquable que ce prosaïsme thématique s’accompagne de l’utilisation de la prose : si tous les opéras naturalistes ne sont pas écrits en prose, il reste que c’est le cas de la grande majorité d’entre eux, notamment les œuvres les plus emblématiques, comme Messidor d’Alfred Bruneau (1897) ou Louise de Gustave Charpentier (1900). Cette prose est cependant elle-même diversifiée, avec une distinction entre passages lyriques soutenus (par exemple, l’air initial de Julien dans Louise) et passages populaires (acte II du même opéra). De plus, l’utilisation de la prose y contraste avec des traits paradoxalement non prosaïques de la prosodie des compositeurs naturalistes (réalisation des « e » caducs après voyelle, diérèses), en particulier chez Bruneau, et de façon plus nuancée chez Charpentier, qui utilise la petite note barrée surnuméraire pour noter des « semi-diérèses » et des « semi-apocopes ».

De nos jours, les chanteurs peuvent aussi être poètes eux-mêmes, comme Georges Brassens, Jacques Brel ou François Béranger, qui ont chacun forgé leur propre style et sont immédiatement reconnaissables, à leur voix mais aussi à la lecture de leurs textes. Quant à Charles Trenet, qui a été l’artisan de la chanson française moderne, il est autant musicien de génie que poète unique, sans parler bien sûr de son talent de chanteur charismatique. La poésie est aussi transculturelle ; par exemple, un auteur comme Verlaine, à travers ses textes mais aussi sa philosophie et son attitude, inspire autant un Léo Ferré qu’un John Greaves (le Gallois lui a consacré deux disques où il le chante en français), autant un Serge Gainsbourg qu’une Patti Smith. Les poèmes de Charles Baudelaire ont été notamment mis en musique par les compositeurs classiques Claude Debussy et Henri Duparc, par l’avant-gardiste Diamanda Galás et la pop star Mylène Farmer, par le groupe de Rennes Marc Seberg et par le chanteur Jean-Louis Murat.

La poésie occupe une place centrale dans beaucoup de musiques d’aujourd’hui. C’est bien sûr le cas dans le rock, où la veine de l’inspiration poétique ne s’est jamais éteinte. Deux exemples récents venus d’Angleterre : l’Anglais Mike Scott qui a mis en musique avec ses Waterboys reformés, des textes de l’Irlandais William Butler Yeats, l’auteur de “Crépuscule celtique” ; et Marianne Faithfull qui a donné un spectacle pas comme les autres dans lequel, accompagnée du violoncelliste Vincent Segal, elle lisait des sonnets de Shakespeare. En Amérique latine, il était logique que Jorge Luis Borges, amoureux de l’Argentine et de son histoire et grand poète et romancier, écrive des textes de tango pour Astor Piazzolla…

 

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AF : – Pourriez-vous identifier, en des termes essentiels, quelques formes que vous considérez comme suggestives pour quelques langues et cultures (de vos préférences), dans l’approche de la relation verbe – son, dans l’approche de l’esthétique de l’équilibre et dans le traitement musical du mot ?

 

CF : – Je citerai d’abord en exemple quatre poètes et critiques majeurs, Baudelaire, Mallarmé, René Ghil, Jean Royère qui libèrent la poésie, en la repensant, de ses liens avec l’Idéalisme. La notion de musique les conduit à inventer un mode d’écriture poétique active et transformative. On met l’accent sur l’importance de la musique dans les théories symbolistes, sur le potentiel théorique créateur des implications de la notion de musique, et sur le fait que la théorie est dirigée vers l’action poétique. Pour dépasser les limites de la poésie de leur époque et inventer une nouvelle langue, les poètes doivent recourir à une déstabilisation des catégories de poésie et de musique, ce qui propulse le discours symboliste vers d’autres espaces sémantiques qui interagissent avec le discours sur la poésie.

Pour sa part, Eric Prieto explore le « désir d’incorporer les principes musicaux à la construction des œuvres narratives », qui a commencé chez les symbolistes (Mallarmé, Dujardin),  continué dans la première génération de « romanciers musicaux » (Proust, Joyce, Mann, Woolf et Gide) puis dans le Nouveau Roman (Butor, Robbe-Grillet, Duras, Pinget) et les écrivains récents tels que Burgess, Thomas Bernhardt, Kundera, Quignard. Il interroge le concept de musique en lien avec la création littéraire, l’arrière-plan historique et philosophique, l’histoire de la pensée. La notion de musique s’avéra un catalyseur fort important des innovations narratives, voire l’usage de modèles musicaux affecte le fonctionnement des textes narratifs. Il en résulte que la musique, au sens où les symbolistes la comprennent, serait peut-être moins un acte en soi qu’un attribut philosophique de leur poésie. De là à dire : le poème ne doit pas être musical, mais d’essence musicale –  clé de voûte pourtant éphémère qu’est l’ut musica poesis elle-même, il n’y a qu’un pas ! A remarquer la fécondité littéraire que permet la structuration musicale de l’écriture…

Selon Florent Albrecht[3], « la musique apparaît comme prétexte à faire de la poésie, et non l’inverse » et que « les expériences de l’extrême, la mise à mal du verbe et du langage, enfin la subversion des principes de métrique et de versification, au nom de la musique, relèvent ainsi plus d’un jeu de mise en tension de l’appareil poétique que d’une volonté affirmée de changement de paradigme » (p. 446). Et d’enchaîner, page 448 : « S’il faut créer du neuf à tout prix, c’est qu’il faut « reprendre à la musique son bien » (Mallarmé) ou affirmer « de la musique avant toute chose » (Verlaine), dans le sillage d’un Orphée poète et musicien — non peintre — qui établit l’art poétique au sommet pyramidal de la métaphysique des arts. C’est en tout cas « par le refuge dans une esthétique décorative parnassienne, dans un absolutisme structurel symboliste ou dans un Perpétuum mobile décadent » que la musique a pu révéler à la poésie toutes ses potentialités de fiction — « différence entre poésie versifiée et poésie en prose, langage vernaculaire et langage poétique, possibilité ou utopie d’un art total, religion artistique et assomption poétique, limites littéraires et poétiques, poésie pour les happy few ou pour tous, existence et / ou fiction de la poésie… ».

« Je chante, donc je suis», nous dit le texte, et c’est Dieu vrai : la musique répète ses sons, la poésie aussi, mais cette dernière doit, en plus, faire sens: virtuosité accrue. Le poète, comme le musicien, doit penser par séries associatives sonores, mais il doit, conjointement, penser par séries associatives sémantiques: rapprocher le son et le sens». Le lieu commun romantique est que la littérature est musique à sa façon, qu’il faut savoir écouter. On inverse parfois l’image critique, et Pierre Brunel[4], par exemple (Les Arpèges composés. Musique et littérature, Klincksieck, 1997; Basso continuo. Musique et littérature mêlées, PUF, 2001), choisit de lire la musique comme une littérature.

À Boris de Schloezer, selon lequel « il y a incompatibilité, opposition profonde entre le langage et la musique », Nicolas Ruwet répond en linguiste qu’il n’y a au contraire aucune incompatibilité entre musique et langage, [que] la relation musique-langage est toujours pertinente. A l’époque moderne, la poésie cesse d’être nécessairement chantée et les relations entre poètes et musiciens se font volontiers conflictuelles, cette séparation s’accentue sans cesse. De ce point de vue, le symbolisme apparaît à la fois comme un nouvel âge d’or des relations entre poésie et musique et comme le point culminant d’une rivalité, c’est-à-dire d’une séparation – contestation par certains poètes de l’hégémonie de la musique, appropriation de la poésie par certains musiciens, dans la mélodie française en particulier. Avant cela, marquée par le romantisme allemand qui place la musique au sommet des arts (alors que la théorie classique de l’imitation la mettait au troisième rang, derrière la poésie et la peinture), la réflexion esthétique, au XIX -e siècle, fait de la musique le paradigme idéal des arts.

Au XX -e siècle, la réflexion sur les relations entre littérature et musique est notamment marquée par les travaux de l’esthéticien Étienne Souriau, des comparatistes Calvin S. Brown et Steven Paul Scher. Avec le livre marquant de Brown (1948), les recherches musico-littéraires passent ainsi du domaine de l’esthétique comparée dans celui de la littérature comparée, pour s’y développer durant toute la seconde moitié du siècle. Toujours dans le versant littéraire, il est remarquable que, si la linguistique s’intéresse à la question, les études métriques touchant à la musique concernent, à de rares exceptions près, la chanson, le chant populaire ou la comptine, mais rarement à la musique vocale savante (lied, mélodie, opéra, etc.).

Le cas particulier de Wagner, qui écrit lui-même ses poèmes d’opéra (comme le feront, à la fin du XIX -e siècle, un certain nombre d’autres compositeurs, notamment français), est emblématique d’un désir de relation plus étroite, idéalement de fusion entre verbe et musique. L’œuvre vocale de Debussy présente, quant à elle, tous les cas de figure quant au statut du texte : texte autonome préexistant (ainsi de la plupart des mélodies, mais aussi de Pelléas et Mélisande, l’un des tout premiers Literaturoper) ; texte écrit par le compositeur en vue de sa mise en musique – et, dans ce second cas de figure, (semi-) existence du texte dans la seule partition ou, plus rarement, publication séparée lui donnant une existence littéraire autonome.

Le romantisme a introduit des formes d’irrégularité et d’asymétrie, qui vont s’approfondissant tout au long du XIX -e siècle. Chopin, Liszt et Wagner sont les principaux artisans de cet assouplissement métrique, auquel contribueront aussi fortement, dans le domaine français, Fauré, Debussy ou Ravel, au profit d’une rythmique beaucoup plus fluide. Le choix de Debussy comme point focal de l’étude sur les relations entre diction parlée et prosodie musicale s’imposait presque, dans la mesure où le compositeur est considéré quasi unanimement comme un modèle absolu et indépassable en matière de prosodie française, tant par sa supposée perfection que par son prétendu naturel, ce qui fait de Debussy l’artisan d’une « révolution subtile », permettant de passer de la prosodie traditionnelle à une nouvelle prosodie.

Nous ne saurions ne pas penser à l’interdiction de Hugo de « déposer de la musique le long de [ses] vers », à la déclaration de Lamartine selon laquelle « la musique et la poésie se nuisent en s’associant » ou encore à la définition polémique du symbolisme par Valéry comme volonté de certains poètes de « reprendre à la musique leur bien » (Variété I, Gallimard, « Idées », p. 87 ; cette formule reprend celle de Mallarmé dans « Crise de vers » : « […] nous en sommes là, précisément, à rechercher […] un art d’achever la transposition, au Livre, de la symphonie ou uniment de reprendre notre bien » (dans Igitur […], Gallimard, « Poésie », p. 250)

Romain Rolland, se demandant en quoi l’étude de la musique vocale – prosodie musicale pourrait intéresser la littérature, répond à cette question dans son étude sur la déclamation de Lully : « L’histoire littéraire n’a pas encore tiré de l’histoire musicale tous les secours qu’elle pourrait y trouver. Bien des problèmes littéraires seraient plus faciles à résoudre, s’ils s’éclairaient de la musique. […] Les musiciens ont, plus ou moins sciemment, transposé en musique la façon de déclamer de leur temps ; et, à travers leurs chants, nous percevons encore la voix des grands acteurs qui étaient leurs modèles, ou qui faisaient loi, autour d’eux ».

 

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AF : – Vers quelles relations évolueront la littérature et la musique à l’avenir ? 

 

CF : – Votre question va dans le sens de mes propres doutes et angoisses concernant l’avenir de la littérature et de la musique. Des idiots apparemment qui dirigent cette planète de l’ombre, nous ordonnent de ne plus lire nos histoires d’enfance sur les livres, mais sur les… tablettes, nous recommandent de ne plus manger des vitamines naturelles, mais de nous empiffrer de toutes sortes d’E nuisibles à l’envie… Lira-t-on à l‘avenir ? Imposer ces tablettes n’équivaut-il  pas à une re-destruction de la Bibliothèque d’Alexandrie ? Où la planète, déjà en crise énergétique, va-t-elle puiser autant d’énergie pour alimenter tous ces trucs, tablettes et compagnie ? Et la musique, s’imagine-t-on qu’il soit possible de l’écouter comme il faut à l’aide d’écouteurs branchés aux portables Smart ou tablettes sophistiquées ? S’imagine-t-on que les grandes salles comme Pleyel ou l’Olympia puissent disparaître un jour, pour qu’on y fasse des restos ou des discothèques, croyez-vous que l’audition soit la même sinon meilleure, grâce aux nouvelles technologies ?!

Enfin, restons optimistes et concluons par des opinions empruntées aux grandes personnalités qui se sont prononcées sur la musique et la littérature. « Sans la musique, la vie serait une erreur. » pensait Friedrich Nietzsche dans Le Crépuscule des idoles. « La musique est dans tout. Un hymne sort du monde. » complète Victor Hugo. « Il y a de la musique dans le soupir du roseau ; Il y a de la musique dans le bouillonnement du ruisseau ; Il y a de la musique en toutes choses, si les hommes pouvaient l’entendre. » s’imaginait George Gordon, Lord Byron (Don Juan).

« La musique est une révélation plus haute que toute sagesse et toute philosophie. » nous dit Ludwig van Beethoven et là, comment ne pas être d’accord ? « La poésie est cette musique que tout homme porte en soi. », décrétait William Shakespeare (ou alors Joseph Bacon, selon les on-dit…). Pour Oscar Wilde « La musique met l’âme en harmonie avec tout ce qui existe. ».       « Le vase donne une forme au vide, et la musique au silence. » pensait Georges Braque (Le Jour et la nuit). Mais celui qui abonde vraiment dans le sens de cet essai, est… Voltaire. Pour lui,  « La poésie est une espèce de musique : il faut l’entendre pour en juger. » (Lettres philosophiques).

« La musique est l’expression de l’idéal artistique le plus élevé ; réflexion des Harmonies Célestes, elle place l’homme directement devant les mystères les plus profonds de la vie. » disait  un Anonyme (extrait de la Charte spirituelle de l’humanité. « La musique seule a une place dans le monde actuel, précisément parce qu’elle ne prétend pas dire des choses déterminées. », prétend Mikhaïl Bakounine. « La musique est peut-être l’exemple unique de ce qu’aurait pu être – s’il n’y avait pas eu l’invention du langage, la formation des mots, l’analyse des idées – la communication des âmes. » nous éclaire Marcel Proust (extrait de La Prisonnière).

« J’ai toujours pensé que l’écriture était proche de la musique mais beaucoup moins pure que celle-ci. » affirme Patrick Modiano (Discours de réception de son prix Nobel de littérature). Un autre grand contemporain, grand chef d’orchestre – Daniel Barenboïm, nous partage son opinion: « La musique est infiniment plus grande et plus riche que ce que notre société veut qu’elle soit : elle n’est pas seulement belle, émouvante, envoûtante, réconfortante ou passionnée, même si, à l’occasion, elle peut être tout cela. La musique est une partie essentielle de la dimension physique de l’esprit humain. » (La musique est un tout, 2014). Et l’avant-dernier mot va toujours au Lauréat du Nobel 2014 : « J’ai toujours envié les musiciens qui me semblaient pratiquer un art supérieur au roman. » Patrick Modiano (Discours de réception de son prix Nobel de littérature)… Et pour finir en beauté : « Tant que sur la terre il restera un homme pour chanter, il nous sera encore permis d’espérer. » affirme Gabriel Celaya sur Paix et harmonie. Et par amour de l’équilibre, donnons la parole à René Char : « Les poètes ne laissent pas des œuvres, ils laissent des traces, car seules les traces font rêver… ». Ainsi soit-il !

 

Et je signe pour les réponses

Constantin FROSIN

 

 
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[3] Florent Albrecht, Ut musica poesis. Modèle musical et enjeux poétiques de Baudelaire à Mallarmé (1857-1897)

Paris : Honoré Champion, coll. « Romantisme et modernités », 2012

[4] Il est le Directeur d’Honneur de ma revue : Le Courrier international de la Francophilie.

 

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CURRICULUM VITAE

 

Constantin Frosin

 

 

Nom : FROSIN

Prénom : Constantin

Date et lieu de naissance : 12/10/1952 à Vetresti, commune de Herastrau, dépt. de Vrancea

Nationalité : roumaine (ancêtres acadiens-cajuns)

Etat civil : marié, un enfant

Profession : Professeur  des universités près l’Université « Danubius » de Galati

Adresse : 187 rue de Traian, GALATI – 800150, Roumanie

Téléphone : Fixe – (+40) 0236 41 09 17, Portable – 0728 12 83 19, 0740 27 96 07

E-mail : nisorf@yahoo.fr ; constantin.frosin@gmail.com

Formation : Licence en philologie: 1976 – Université de Bucarest, Roumanie.

Docteur en Philologie (Magna cum Laude): 2000 – Université de Bucarest, avec une thèse dirigée par M. Eugen SIMION de l’Académie Roumaine (“Schimbarea limbii, schimbarea scriiturii ?”/Changement de langue ne signifie pas Transfiguration !).

 

Fonctions professionnelles:

Lycée Théorique Adjud (ensuite Lycée de chimie) : 1976 – professeur titulaire de langue et littérature françaises ;

Centrale Industrielle Navale (CIN) Galaţi : 1980 – traducteur agréé ;

ICEPRONAV Galaţi: 1983 – traducteur agréé ;

Lycée industriel de chimie Adjud: 1986 – professeur de langue et littérature françaises;

Editions Porto Franco, Galaţi : 1990 – éditeur professionnel : lecteur rédacteur ;

Université « Dunărea de Jos » de Galaţi : 1992 – professeur associé de langue française ; 1993 –   lecteur titulaire de langue française ; 2000 – Docteur en Philologie ;

Université « Danubius » Galaţi : 2001 – maître de conférences, 2003 – Professeur d’université, 2003 et actuellement – Professeur des Universités.

 

Membre de diverses Académies:

 1991 – Membre titulaire de l’Académie Francophone (Paris – Chambéry)

1991 – Membre titulaire de l’Académie Internationale Francophone (Bordeaux)

1998 – Membre titulaire de l’Académie Internationale de Lutèce (Paris)

2001 –Membre correspondent de l’Académie Européenne de Sciences, Arts et Lettres (sur l’invitation de Raymond Daudel, de l’Institut)

2012 – Membre et Doctor of Honour de l’Académie des Balkans

2012-   Membre étranger de l’Académie des Sciences de la Fédération Russe

2013 – Membre titulaire de l’Académie des Sciences Ecologiques de la République Moldave

 

Décorations et médailles (sélection)

1995  – Médaille du Parlement Européen “Trophée Gerner” (avec Eugen SIMION et Marin Sorescu, de l’Académie Roumaine), Strasbourg, à l’occasion de la Mitteleuropa

1998 –  Médaille d’Argent « Le Rayonnement Culturel », de la Renaissance Française

1999 –  Médaille d’Or de l’Académie Internationale de Lutèce

2000 –  Chevalier de l’Ordre national français des Arts et des Lettres

2003 – Prix de Traduction “Ioan Alexandru”

2004 –  Chevalier de l’Ordre “Meritul Cultural Român” (le Mérite Culturel Roumain)

2004 –  Officier de l’Ordre national français des Palmes Académiques

2007 – Chevalier de l’Ordre des Chevaliers Danubiens (médaille d’Argent)

2009 – Médaille d’Argent de la Société Académique Arts-Sciences-Lettres (Paris)

2009 – Officier de l’Ordre national français des Arts et des Lettres

2009 – Médaille d’Or du Mérite et Dévouement Français

2009 – Médaille d’Or pour la Littérature, SAPF (Société des Auteurs et Poètes de la Francophonie)

2012 –  Médaille d’Or de la Renaissance Française

 

Prix, diplômes, autres titres (sélection)

1994 – Prix de Traduction de la Fondation Franco-Roumaine “Fronde”

1999 – Grand Prix de l’Académie Francophone

1999 – Grand  Prix de Littérature de l’Institut Italien de Culture, Naples

2001 –  Prix de Traduction en langues modernes de l’Union  des Ecrivains de Roumanie

2003 – Prix Européen de Poésie POÊSIAS

2005 – Prix d’Excellence du Département Galaţi

2005 – Prix International “Relations Culturelles” de l’Union des Ecrivains de la République de Moldavie

2008 – Prix d’Excellence de la Bibliothèque Départementale « Duiliu Zamfirescu », Vrancea

2008 – Prix d’Excellence du Gouvernement de Roumanie

2008 – Prix d’Excellence de la Bibliothèque Départementale “V. A. Urechea”, Galaţi

2008 –  Prix d’Excellence de l’Association „Gheorghe Tăbăcaru”, Bacău, 2008

2009 –  4e Prix de la SAPF (Société des Auteurs et Poètes de la Francophonie)

2009 –  Mention honorable au concours international de haïku „Mainichi Contest”, Japon

2010 – Prix du Micropoème, SAPF

2011 – Grand Prix International de Littérature – Poésie – SAPF

2012 – Premier Prix de Poésie – SAPF

 

Fonctions administratives et publiques:

 2001 – 2003 – Directeur adjoint de la revue Le Droit international, notre avenir

2003 – 2005 – Doyen fondateur de la Faculté de Communication et Relations Publiques, Université  « Danubius » de Galaţi

2005 – (Doyen) Fondateur de la Faculté de Relations Internationales et Etudes Européennes, Université “Danubius”

2008 – 2012 – Directeur des Editions Universitaires “Danubius” de l’Université “Danubius” de Galaţi

2005 et actuellement – Directeur de la revue Le Courrier international de la Francophilie

 

D’autres fonctions:

2004 – Président d’Honneur de l’Association des Traducteurs Professionnels de Roumanie

2008 – Président d’Honneur de l’Union Internationale des Ecrivains pour la Paix

2002 –Membre d’Honneur de l’Association « Rencontres Européennes » (Paris)

2007 –Membre d’Honneur de l’Association « Printemps Roumain »  (Lille)

2007 – Délégué pour la Roumanie de la Société des Auteurs et Poètes de la Francophonie (SAPF)

 

Publications (sélection):

Ikebana en miettes, Editions Alma Galaţi, 1994

Mots de passe, Editions l’Ancrier, Strasbourg, 1995

Dictionnaire d’argot Français-Roumain, Editions Nemira, Bucarest, 1996

Techniques et Art de la Traduction, Ed. Fundaţiei Universitare « Dunărea de Jos »,  Galaţi, 2000

Schimbarea limbii nu înseamnă schimbarea la faţă ! Editions Eminescu, Bucarest, 2000

Entre le Luth et le Marbre, Editions Eminescu, Bucarest, 2001

Du non-sens au paradoxe, Editions Le Brontosaure, Paris, 2002

Pensez-vous français ? Editions Le Brontosaure, Paris, 2002

La Traduction entre Mythe et Réalité, Editions Le Brontosaure, Paris, 2003

A l’orée d’un bois (première anthologie en date des poètes roumains d’expression française), Editions du Centre Culturel Départemental Galaţi, 2006

Ces masques de derrière la tête, Editions Le Brontosaure, Paris, 2009

L’Autre Cioran (Cioran lève le masque), Editions l’Harmattan, Paris, 2010

L’Âme de l’Argile, Opera Magna, anthologie, éd. TipoMoldova, Iasi, 2012

Mini-Anthologie de Poésie Roumaine, éd. TipoMoldova, Iasi, 2012

Au fil de mes idées, éd. eLiteratura, Bucarest, 2014

Au hasard de mes lectures, éd. eLiteratura, Bucarest, 2014 (ces deux livres font env.1000 p.).

 

Ses multiples actions en faveur de la langue française ont été remarquées par les autorités locales

  • Prix d’Excellence, délivré par le Gouvernement de Roumanie et le Préfet de Galati, 2008
  • Prix d’Excellence délivré par le Conseil départemental Galati, 2005: “Pour son extraordinaire activité scientifique dans le domaine des relations culturelles roumano-françaises”
  • Citoyen d’Honneur de la Ville de Galati, 2001: “il déploie une prestigieuse activité pour la promotion de la culture roumaine dans la Francophonie”
  • Citoyen d’Honneur de la Ville d’Adjud, dépt. de Vrancea, 2007
  • Prix de la Ville de Galati, 1995 : “Pour ses mérites particuliers dans la promotion de la culture et des arts roumains sur le plan européen et francophone”
  • Prix de la Ville de Galati, 2008 : “Pour l’intégration de la Ville de Galati dans le monde de la Francophonie”
  • La Fondation nationale “Izvoare” accorde “le titre de PROTECTEUR de la Francophonie au Poète d’impeccable expression française, C. F., Ambassadeur d’élite des Lettres roumaines dans la langue de Baudelaire”, 2007
  • Prix de la Fondation Franco-Roumaine FRONDE pour la traduction de Lucian Blaga, 1994
  • La Foire du Livre pour les Enfants et la Jeunesse, lui accorde le Diplôme d’Ambassadeur du Livre, 2007
  • Le Centre Culturel “Le Bas Danube” de Galati, a accordé à C. F. un Prix d’Excellence “Pour toutes ses démarches culturelles et scientifiques en tant qu’ambassadeur de la spiritualité roumaine dans l’espace francophone”, 2008
  • La Ligue Culturelle pour l’Unité des Roumains de Partout lui a décerné deux Diplômes d’Honneur: 04/05/2012 et 18/10/2012, “Pour la contribution à la promotion des valeurs de l’Histoire et de la Culture Nationale”
  • l’Union des Ecrivains de la République Moldave lui a accordé le Prix Relations Culturelles “Pour la promotion de l’oeuvre des écrivains bessarabiens dans la Francophonie”, 2005
  • l’Académie de science, culture libre et développement durable des Balkans, lui a accordé un Prix d’Excellence en 2012, “Pour sa contribution à la défense et promotion des Valeurs Ecologistes et Humanistes, Nationales et Universelles”

 

Voilà ce que pensent les autorités françaises:

Au nom du Président de la République Française, le Chef de Cabinet Cédric GOUBET: “Monsieur le Président m’a chargé de vous remercier vivement de votre envoi et de vous assurer de l’attention avec laquelle il a été pris connaissance de cette publication d’une grande qualité, qui apporte une contribution au rayonement de la France et de sa langue”, 20 mai 2008, Référence à rappeler SCP/CdO/A081340;

Au nom du Président de la République Française, le Chef de Cabinet Cédric GOUBET: “Monsieur le Président m’a chargé de vous remercier très sincèrement de votre aimable transmission et de votre message chaleureux à l’occasion de la Fête nationale du 14 Juillet, qui témoigne des forts liens d’amitié unissant la Roumanie et la France”, 12 Août 2010, Référence à rappeler SCP/CdO/A081340;

Le Premier Ministre: “Permettez-moi de vous exprimer mon intérêt et ma reconnaissance pour le travail que vous accomplissez au service des lettres et de la francophonie, tant dans votre oeuvre d’écrivain que dans votre oeuvre de traducteur ou d’enseignant”, non datée;

Le Ministre des Affaires Etrangères et Européennes: “Ces quelques lignes sont simplement pour vous remercier de votre lettre du 12 juillet et du no. 9 de la revue Le Courrier international de la Francophilie, consacrée à la célébration du 14 Juillet. Très touché par votre attention, j’ai pris connaissance avec intérêt de cet ouvrage et je tiens à vous féliciter de la qualité du travail accompli en faveur de la francophonie et de la culture française. La langue française est parfaitement à l’honneur dans cette belle revue”, 27 Juillet 2007, BCIP/LM/MDP;

Le Ministre de l’Education Nationale: ”M. le Professeur, très touché par votre délicate attention, je vous en remercie bien sincèrement. Je vous remercie également de votre chaleureuse dédicace. Sachez que j’ai pris un grand plaisir à parcourir ces poèmes sous-réalistes”, 18 février 2008, Réf: SP-ML/JA no. 541;

Conseil Supérieur de la Langue Française, le Vice-président: “Je suis très sensible à l’importance et à la qualité de vos nombreux travaux qui vous ont déjà valu plusieurs distinctions et récompenses. De même, j’apprécie beaucoup tous les efforts que vous faites en faveur de la langue et de la culture françaises en Roumanie et je vous en félicite”, 26/01/1998,  BQ/em/435/98;

Jean Dutourd, Académie Française (entre autres): “Je lis toujours avec émotion votre Courrier international de la Francophilie”, le 27 avril 2010;

Institut de France, Jean CLUZEL: “Cher Monsieur, Laisez-moi vous remercier pour votre envoi et pour votre magnifique revue, dont j’ai pris connaissance avec le plus grand intérêt. En vous félicitant de tout coeur, je vous prie, Cher Monsieur, d’agréer l’assurance de mon meilleur souvenir”, 6/04/2010;

Roland LE CORDIER (ex-Président d’Honneur de la Société des Poètes Français): “(…) l’on y retrouve votre complète maîtrise du français et de la prosodie.(…) Continuez pour moi à servir la poésie et si elle le mérite, à aimer la France – celle des esprits”, Nice, 20/08/1999;

L’Université du Sud Toulon-Var, dans l’Attestation délivrée à C. F. qui y a enseigné en tant que Professeur invité: “M. Frosin a donné toute satisfaction aux étudiants et aux enseignants qui ont pu bénéficier de ses interventions”, en 2011;

Organisateur et Directeur de deux éditions du Festival international L’Enfant-Poète, en 1994 et 1996, il a reçu, entre autres, la Médaille d’Or de l’Académie internationale de Lutèce: “Pour son action en faveur de la culture et de l’amitié internationale”, 30/12/1999, signé Marceau Constantin;

En 2001, sur l’invitation de Raymond Daudel de l’Institut, C. F. devient membre correspondant de l’Academia Europensis Scientiarum Artium Litterarumque, “Pro Praestantissimis meritis”;

En 2003, Prix Européen de Poésie Poêsias, pour “ (…) avoir rendu des services éminents à la diffusion de la poésie de langue française en Europe et dans le monde francophone par la diffusion de ses poèmes”, signé le Président J. F. DUSSOTIER;

En 2004, par Décret du Premier Ministre, il est promu Officier dans l’Ordre des Palmes Académiques “Pour services rendus à la Culture française”, signé Hervé CELESTIN;

En 2009, promu Officier dans l’Ordre des Arts et des Lettres;

Association Mérite et Dévouement Français, son Président: “Cher Lauréat et Ami Roumain, J’ai le plaisir de vous annoncer que notre Commission Supérieure des Récompenses vous a attribué la Médaille d’Or pour vos mérites et services rendus à la collectivité”, le 24/11/2009;

En 2009, Médaille d’Argent avec Diplôme, accordé par la Société Académique d’Education et d’Encouragement, sous la devise: Honneur et Reconnaissance aux Hommes de Valeur, le 10 mai 2009

La Renaissance Française (Culture, Solidarité, Francophonie) lui accorde en 2012 (le 21 mars), la Médaille d’Or du Rayonnement Culturel;

Docteur Honoris Causa de l’Université Apollonia, Iasi, Roumanie, en 2012;

Docteur Honoris Causa de l’Académie des Balkans, mai 2012;

Voilà maintenant diverses opinions de personnalités françaises:

Catherine BANKHEAD, Directrice de la revue Art et Poésie de Touraine, Lauréate de l’Académie Française: «  Constantin FROSIN est un véritable ambassadeur des Lettres roumaines. Défenseur des plus hautes valeurs contemporaines, je le considère personnellement comme un bâtisseur d’Europe et, plus encore, un bâtisseur d’Humanité. Homme de culture, infatigable intellectuel, il rend à la France et à la Roumanie un inestimable service en aidant à leur rayonnement. (…) Ainsi, son œuvre générale est suffisamment impressionnante pour que j’estime infiniment son action au service de nos deux pays, sa grande culture et son inépuisable énergie à défendre les causes qui lui sont chères. »

Paul VAN MELLE, Directeur de la revue INEDIT NOUVEAU: « M. Constantin FROSIN est sans doute l’un de ceux qui portent le plus haut dans nos pays d’Europe occidentale la culture millénaire de la RoumanieSes travaux sont pour nous une précieuse contribution à la construction de l’Europe nouvelle. Il est certain que cet homme de culture, qui n’a pas hésité à se faire ambassadeur de la francophonie en France et en d’autres pays de l’Union Européenneconstitue une chance pour l’avenir de nos nations respectives.  Cet intellectuel est exceptionnel pour la culture de nos deux pays.»

Louis DELORME, Lauréat de l’Académie Française, Commandeur des Palmes Académiques: « Grâce à ce professeur, dont les mérites et les qualités en tant que traducteur, sont reconnus dans nombre de revues poétiques des pays francophonesnous avons pu éditer plusieurs ouvrages. Constantin FROSIN nous a confié également plusieurs de ses ouvrages et nous le considérons comme un grand ambassadeur de la francophonie en Roumanie.  »

René Bonnet de MURLIVE, Lauréat de l’Académie Française : « (…) Monsieur Constantin FROSIN est l’une des plus éminentes personnalités de Roumanie, connue en France et dans toute la FrancophonieVéritable Ambassadeur des lettres roumaines, l’un des véritables bâtisseurs de l’Europe de demain, défenseur des valeurs contemporainesun parfait homme de culture, intellectuel accompli qui a rendu et rend toujours des services à la France, à la Francophonie et à l’Europe. Cet esprit infatigable jette sans cesse des ponts entre les peuples et les cultures afin de bâtir la paix et un monde meilleur. L’on peut dire qu’il est synonyme de la Roumanie Francophone et Francophile. »

Jean DUTOURD, de l’Académie Française: «Rassurez-vous, votre nom n’est pas du tout inconnu à l’Académie Française. Nous savons que nous avons en vous un ami et surtout un homme qui manie la langue française comme s’il était de chez nous. A vous, Cher Monsieur, mes sentiments respectueux et dévoués. »

 

 

 

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Interview réalisée par l’écrivain ANGELA FURTUNA

 

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