Claude Ber

 

 

 

&

Rodica Draghincescu

 

 

 

 

 

 

R.D.: – Chère Claude Ber, je voudrais entamer notre interview par une citation du romancier et dramaturge Jules Renard. Celui-ci avait affirmé: « Il faut vivre pour écrire, et non pas écrire pour vivre ». Pour vous, poète, dramaturge, essayiste, auteur d’une dizaine d’ouvrages de haute qualité, que représente l’écriture d’un livre? Le verbe « écrire », en poésie ou en prose, chercherait-il une liaison d’amour, tout à fait spéciale, avec soi et les choses de la vie?

Claude BER: – Je suis d’accord avec vous, l’écriture n’est pas un moyen, mais une fin. Elle est exigeante. Dévoratrice de temps, d’attention, d’énergie. Elle n’est pas au service de l’écrivain, mais l’inverse. Cela dit, je ne la ressens pas non plus comme antagoniste ou concurrente de la vie, mais plutôt comme une façon de vivre. D’être au monde. Je vis, j’écris Indissociablement. Dans une même circulation sanguine où vivre et écrire se nourrissent l’un l’autre.

 

 

Photo : Adrienne Arth

 

 

Tout de ce que je ressens, pense, vis rentre dans l’athanor de l’écriture qui n’en retient que très peu. L’écriture, c’est ce qui reste. La trace d’un parcours indissociable d’elle, dont elle est à la fois le moteur et la trace. Mais la vie ne se réduit pas non plus à son vivier. Les deux se conjuguent, pour moi, dans une même façon d’être, une posture d’attention et d’à-guet. Cet éveil dans et par la langue est une manière d’être présent au monde, à l’unique de chaque instant. Même lorsque je n’écris pas et que je suis entièrement à ce que je vis, de l’écriture germine, se sédimente. Après, vient le travail. Le temps de retrait. Et ce temps-là fait aussi partie de vivre.

 

RD : – Est-ce établir une relation d’amour?

Claude Ber : – Au sens d’éros, sûrement. L’écriture a un lien direct avec la jouissance. Elle prend racine dans le désir. Dans un élan irrépressible vers l’écriture aussi. Malraux disait du peintre qu’il n’est pas celui qui aime les paysages, mais celui qui aime la peinture, il en de même pour l’écriture.

Même si l’écriture participe, de l’expression de notre humanité, de son effort de clarté, interrogeant l’énigme de notre destinée, ce lien d’amour dont vous parlez, peut aussi s’établir sans elle. Comme le conseillait Rilke dans sa Lettre à un jeune poète, mieux vaut cesser d’écrire si on peut vivre sans écrire. Je crains toujours un peu d’associer l’écriture à des ressorts, des intentions extérieures à elle. Au final votre question, qui revient au « pourquoi écrivez-vous ? » n’a pas plus de réponse qu’un « pourquoi vivez-vous » ?

 

RD : Ecrire est un acte…

Claude Ber : Oui, un acte. Un faire. Et cette action vise à donner existence et réalité à son faire. Et ce faire se nourrit de la relation avec les autres, le monde. Ecrire témoigne de cette humanité qui se reconnaît à se dire, se représenter, se penser, s’éprouver.

 

 

Photo : Adrienne Arth

 

 

Pour moi, le poème est « altéré » dans les deux sens du terme, habité par une soif et par une altérité irréductible. Et c’est en demeurant, paradoxalement, au plus près de notre singularité, que l’écriture parvient, parfois (de cela nul ne peut être assuré) à « toucher » l’autre.

Car, de la caresse au coup, de l’amour à la haine, tout passe de l’humain par ce « toucher ». L’écriture tente de toucher, au sens propre comme au sens figuré, dans un contact retrouvé du langage avec la peau des êtres et du monde et dans l’expérience et l’émotion que ce contact provoque en soi et en l’autre. Que serait une écriture qui ne toucherait à rien, ne toucherait rien ni personne, qui ne dérangerait rien, ne saisirait rien du monde et de nous-mêmes, ne provoquerait rien en quiconque?

Je me souviens d’une empreinte de main apposée à l’entrée d’une grotte préhistorique près des Eyzies de Tayac. Tous les visiteurs y superposaient leur propre main, dans un geste impulsif. Ecrire vient d’un lointain analogue. Un livre est un signe de main…

 

R.D.: – Est-ce que l’acte d’écrire serait une sorte de vie solitaire, parallèle à la vie de chaque jour? Ou?

 

Claude BER: – Un retrait, du silence, de la durée solitaire sont nécessaires à l’écriture. A certains moments, elle se fait impérieuse, envahissante, mais je ne la vis pas dissociée du quotidien. Comme les moines zen, on peut avoir le satori en lavant la vaisselle ! C’est aussi la nature de notre quotidien et le regard qu’on porte sur lui, qui en fait une répétition vide ou une expérience unique. Le samou des maîtres zen, que je sollicite ici comme je pourrais le faire de l’ « age quod agis », le « fais ce que tu fais » antique, est invite à vivre pleinement chaque instant. A être présent au présent. Mon écriture s’enracine dans cette présence à la vie, y compris dans son quotidien le plus humble, le plus trivial.

Les « découpes » de La mort n’est jamais comme sont quasi toutes ancrées dans des instants journaliers, une sortie de métro, la tombée du soir à un arrêt de bus, un escalator, une traversée d’autoroute et même un carreau de salle de bain qui se court-circuite avec Nietzsche… L’écriture n’est, pour moi, ni un ailleurs ni un refuge, c’est une manière d’être là. Intensément. Mais, je pourrais aussi tenir des propos contraires ce que je viens de dire…

 

RD : – Comme par exemple ?

 

Claude Ber : – Dire à la fois oui et non à la spécificité de la posture et de l’engagement de l’écrivain. A la fois dire non, l’écriture n’ajoute rien à cette solitude qui nous met chacun face à notre destinée et trouver qu’il y aurait mauvaise grâce sinon complaisance à se draper de solitude alors que certains destins terribles y sont terriblement confrontés. Et sans doute le côtoiement de la folie, de la détresse, m’ont-ils amenée à craindre ce qu’il peut y avoir, parfois, d’exagéré dans la pause du tourment artistique…Mais, en même temps, je pourrais tout aussi bien dire que le chemin de l’écriture ajoute une certaine sorte d’angoisse qui lui est propre car c’est chemin exigeant, ingrat …

 

RD : – Difficile ?

 

Claude Ber : Difficile oui, ajoutant un poids supplémentaire de solitude et de tourment sans jamais rien ni personne pour garantir qu’aboutisse cette activité hasardeuse qui crée son objet sans savoir ce qu’il est ou même s’il existera en tant que tel et dont l’existence dépend autant sinon plus de ceux qui le reçoivent que de celui qui le fait. Et en même temps à cette angoisse de l’écriture, je pourrais aussi opposer la joie qui s’éprouve à écrire, quelque chose de « cette augmentation dans l’être » comme la définissait Spinoza. L’écriture convoque tout cela ensemble. Contradictoirement.

En cela, écrire ne distingue en rien de ce destin à la fois unique et partagé, qui est celui de chacun de nous. Et en même temps encore, c’est expérience particulière, non réductible à une autre, qui implique des formes d’écarts, de ruptures radicales. Tout cela existe de façon concomitante. Paradoxe d’écrire… et seulement la corde tressée de la vie et des mots qui la disent.

Et j’ajouterai aussi que, dans le « ou » qui termine votre question, j’entends moins le « ou bien » que vous suggérez que « où, en quel lieu ? ». Où l’écriture?

 

RD : – Oui, « où l’écriture ? »

 

 

Photo : Adrienne Arth

 

 

Claude Ber : – Ni tout à fait ici ni tout à fait ailleurs, mais dans un mouvement, un va et vient entre nos ici et nos ailleurs. J’ai écrit dans un texte « l’entre-deux est ma résidence favorite ». Cela vaut, humoristiquement, pour art poétique, dans le jeu de tensions qui, pour moi, traverse toujours l’écriture, en mouvement, allant d’équilibre en déséquilibre, dans l’entre deux de pôles contradictoires. Dans ce qui n’est toujours qu’en passe de naître et de finir…

Le « où » de l’écriture est dans cet entre deux quand elle n’est pas là ou ici, ni à côté, ni ailleurs, ni dedans ni dehors, mais tout cela en même temps, à la croisée de leurs chemins et fondamentalement en chemin, toujours allant quand le poème nous rappelle, comme le disait Mandelstam, que parler c’est se trouver en chemin…

 

R.D.: – Trempez-vous la plume de votre inspiration dans l’encre purificatrice de l’âme ? L’écriture purifie, l’écriture est une thérapie, en quelque sorte…

 

Claude BER.: – Ce sont, là, des mots bien lourdement chargés… Le poète a originellement partie liée avec le sorcier, le chaman. La parole poétique se voudrait thaumaturge et capable de ramener les morts à la vie comme Orphée ressuscite un moment Eurydice. Il y a toujours de l’évocation dans l’écriture, de cette é-vocation au sens propre qui fait renaître le monde et le mot, qui les font voir et entendre comme neufs… Il y a aussi de la consolation, de la catharsis dans l’écriture, mais je me méfie des mots un peu imposants comme âme ou pureté ou inspiration…

 

RD : – Sans inspiration, les âmes deviennent des mains qui griffonnent…, des sujets qui respectent la grammaire d’un dire technique…, loin de l’émotion … et de ses trajectoires métaphysiques. Profondeur d’âme pourrait être aussi bien le nom d’un souvenir intime, d’une pensée parfumée, d’un petit univers invisible et inconnu, mais qui nous marque à vie, qui fait frissonner l’âme de l’artiste (car sans âme, l’artiste sera un autiste ayant peur de communiquer avec son extérieur). Une vraie âme d’artiste saura toujours faire fondre notre froideur et insouciance, de manière à nous mettre « la pluie aux fenêtres » par temps d’extrême sécheresse… Pourquoi s’éloigner de ces mo(n)ts –clés ?

Claude Ber : Sans doute parce qu’ils sont emplis du meilleur et du pire de nous. Celui d’âme notamment évoque à la fois tant d’espérance, d’élan spirituel mais aussi de dogmatisme meurtrier quand sauver des âmes a conduit et conduit encore à torturer des corps… Je crains un peu ces notions souvent porteuses de querelles et de destruction.

L’inspiration est moins dangereuse ! Au moins est-elle un temps de la respiration ! Quand on expire on meurt ! Un poète inspiré c’est un poète vivant ! Réellement vivant et on ne l’est pas continument… Ce mot, lié au souffle de la vie exprimé par le « pneuma » grec ou le « ruah » hébreux, qui signifiaient à la fois « souffle » et « esprit », appelle le mouvement irrépressible qui porte à l’écriture, à ce qu’il a d’obscur, de mystérieux. Il évoque le pouvoir d’une parole « poïétique » qui transgresse la limite entre mort et vie, incante le monde, rejoint une sorte de magie.

Il demeure de cela dans l’écriture du poème. De notre énigme, de l’énigme de notre condition, de l’irréductible au seul travail du langage, à ce qui, en lui, est concerté et minutieusement réglé. Et cela fait écho à un au delà et à en deça de nous, à l’inconscient, aux tréfonds de pulsions insaisissables, à l’ « Unheimlich », comme à une dimension que certains nomment initiatique, d’autres spirituelle, d’autres mystique…

 

RD : – Du prophète au voyant…

 

Claude Ber : Oui, du prophète au voyant, le poème est contigu d’une interrogation essentielle. Parce qu’il a affaire au langage, au verbe, il a aussi affaire au Verbe dans sa symbolique. Symbolique de la transcendance, qui nous instaure humains dans et par le langage, naissant de l’oreille comme le Gargantua de Rabelais. On ne peut pas davantage occulter ces horizons de l’écriture, qu’ignorer les avatars de l’inspiration dans la pause académique du poète en vaticinateur.

Je préfère m’en tenir au sens premier du terme d’inspiration. Déjà, il s’agit de respirer et de laisser soi-même et les autres respirer et que l’écriture respire… C’est un premier pas, humble et rigoureux de l’inspiration. Qui commence là. Au souffle.

 

RD : – Au rythme ?

 

Claude Ber : – Aux rythmes bien sûr. A ces souffles et ces rythmes qui nous animent comme ils scandent l’univers. Cycles. Saisons. Vents. Marées. Respiration. Circulation. Pulsations. Les sens font sens et c’est d’abord à la mesure du corps que je ramènerais l’inspiration. Dans les poumons !

Ensuite, ensuite…l’écriture est évidemment un cheminement intérieur, comme tous nos arts, elle en est indissociable. Les Tibétains, par exemple, nomment l’art « petit véhicule » et le placent aux côtés du « grand véhicule » qu’est la voie spirituelle. Parce que, de manière analogue, la pratique artistique, et l’écriture bien évidemment, passe par la concentration, le dépouillement. Et en même temps, elle est un travail concret, artisanal, manuel quand la « main à plume » rimbaldienne vaut la main à la charrue. La main au clavier d’ordinateur œuvre aussi, pour moi, dans une même modestie ouvrière.

 

RD : – L’écriture informe ?

CB : – L’écriture prend note. De l’essentiel comme de l’insignifiant ou qui paraît tel. Depuis une conscience qui nous porte vers ce que nous ressentons comme une verticalité au delà de nous jusqu’à notre horizontalité de « piéton rien de plus » comme se désignait le poète berbère Si Mohand. L’écriture, tendue entre ces limites, parcourt l’éventail entier de nous-mêmes depuis notre parenté avec l’animal, les plantes, la terre, la vie organique la plus profonde et la plus obscure jusqu’aux constructions les plus abstraites de notre esprit ou aux mystères de nos croyances.

Il y a, dans l’écriture, une tension aux limites, un outre-passement de tous côtés. Le poème outre passe et passe outre. Il va vers un non encore nommé et à la déchirure du langage, de sa syntaxe, à la limite du murmure, du chant, du cri ou du mutisme. C’est cet excès que désignait l’inspiration en même temps que Pindare invitait à « explorer le champ du possible ». La lyre originelle incarnait cette ambivalence du poïen, entre son énigme, qui n’est que la nôtre même, et l’action, le travail de la main à l’œuvre là comme ailleurs, quand c’est le Dieu Hermès qui la bricole avec une banale carapace de tortue.

Lorsqu’on s’écarte de ce mélange de bricolage et de légende, la notion d’inspiration a-t-elle encore un sens dans une modernité travaillée à la fois par le manque et la saturation, privée de cette assurance du socle que confèrent les croyances et les messianismes ? L’écriture y est plus question que réponse, interrogation d’elle-même et de nous. Davantage quête, trace incertaine et hasardeuse que profération sûre d’elle-même. Pour moi, elle est une manière d’interroger et nul ni rien n’y souffle des certitudes.

 

RD : – Psyché, principe vital, immanent, transcendant, magie intérieure, créative, mythe de l’artiste à fleur de peau, tristesse , colère et joie, (…), chaque auteur trace son art, différemment…

Claude Ber : Bien sûr, l’écriture se fait avec tout cela. Avec nos peines, nos joies, nos désirs, nos élans, nos doutes… Avec toute notre besace de vivre. Dans le face à face avec la mort aussi. Et elle s’enracine dans notre possibilité créatrice. Simplement, il me semble que la modernité formule cela autrement. cette question du moi dans l’écriture. On écrit « avec du soi » comme disait Blanchot je crois, mais pas directement « de soi ». « Je est un autre », le « je » qui écrit s’alimente de la personne que je suis, mais il ne s’y réduit pas. Tout simplement parce que « l’écriture travaille celui qui la travaille ». J’aime beaucoup cette phrase de Claude Simon qui rappelle que c’est, certes, un individu singulier qui « produit » l’écriture avec toute son histoire, ses sensations, ses émotions, ses pensées, mais qu’elle le métamorphose et le constitue en retour en tant que poète ou écrivain. Mon écriture me fait autant que je la fais…

Je soulignais simplement une légère méfiance à l’égard de ces termes d’inspiration, d’âme. Mais, bien sûr, tout dépend comment on les entend, tout dépend du contexte…Le terme d’âme, par exemple, peut aussi suggérer une division, qui m’est étrangère, entre le corps du côté de l’impur et l’âme du côté de la pureté. A considérer l’histoire, l’homme aura beaucoup fauté contre le corps au nom d’une prétendue pureté de l’âme, il l’aura martyrisé, crucifié, brûlé, lapidé…Et il continue. Le terme d’âme peut renvoyer à notre élan vers la transcendance, au chemin spirituel, au plus profond de nous, mais il peut être aussi entaché d’une inhumanité toute humaine… Je redoute les croyances meurtrières et une pureté qui n’est, parfois dans l’histoire, que prétexte à mortification et extermination.

L’éveil du bouddhisme, le satori zen, l’expérience mystique d’un Saint Jean de la Croix, d’un Ruysbroeck l’Admirable, d’un Al Maari et ces états de conscience limites, dont toutes les cultures se font l’écho, évoquent plus positivement ce vous nommez âme, mot auquel je préfère, cependant, le terme pascalien de « cœur » ou l’image de la lumière pour désigner ce troisième ordre, qui, hors toute croyance ou incroyance, existe en nous. Si j’usais de ce terme d’âme, il désignerait surtout un dessaisissement…Un temps de ce double mouvement de prise et de lâcher prise qui scande l’écriture.

La « pureté », et « l’âme » telles que vous les entendez, sont, effectivement plus souvent présents dans l’art, que dans le dogmatisme des croyances. Dans ces sculptures des toits des églises romanes tournées seulement vers le ciel ou ce défaut que les peintres persans introduisaient volontairement dans leur travail pour préserver l’artiste d’un orgueil démiurgique,. Mais il y a, hélas, plus de dévots que de mystiques et ces termes sont, aussi, parfois, entachés de barbarie quand, accolés aux mots de race, de croyance, de pratique, ils conduisent au rejet et même à le destruction de l’autre, du différent toujours qualifié d’impur, et les femmes au premier chef d’ailleurs, impures par nature dans les représentations traditionnelles. En cela, l’écriture est, pour moi, tout sauf pure.

 

RD : – « Pure », comme source qui « mène à », au sens de « provenant de », « fidèle à »… Rien de « ringard »…

Claude Ber : Dans ce sens, je suis d’accord avec vous et ce n’est pas l’idée de « ringard » qui provoquait ma réticence, mais plutôt la densité de ces mots, leur poids d’histoire, les contresens qu’ils ont pu et peuvent générer parfois … Si j’en tiens pour « l’impureté » de la poésie ce n’est dans le sens moral bien sûr ni pour la couper d’un élan vertical, mais parce que cette verticalité est pour moi, comme le disait Juarroz « dans les deux sens ». Vers la hauteur et vers les profondeurs de nous-même. Esthétiquement, la poésie me semble travaillée par le tout du tout de nous-mêmes et de nos vies, altérée comme je le disais, travaillé sans cesse par de l’altérité, par de l’autre de nous-même comme par les autres. En cela le poème est « impur », y compris formellement, frontalier d’autres formes, altéré par tout ce qui lui est contigu, le chant, la musique, le bruit, le cri, la peinture, la prose, la philosophie etc etc et contaminant à son tour, toujours sur le fil, sur une ligne de crête, en équilibre instable, dans l’entre-deux…

Cela étant, Mallarmé voulant « donner un sens plus pur aux mots de la tribu » ne peut être soupçonné de ces avatars de la pureté que je stigmatise. Pas plus que vous d’ailleurs, chère Rodica.

 

 

Photo : Adrienne Arth

 

 

Les mots ont des résonnances distinctes pour chacun de nous et leur contexte aussi modèle leur signification. Dialoguer comme nous le faisons, c’est précisément éclaircir les significations que nous leurs donnons, les échos qu’ils éveillent en nous…

 

RD : – Tout à fait d’accord avec vous !

 

Claude Ber : – Si se donne, par exemple, à ce terme de pur, le sens d’un décapage du langage, d’une réduction analogue à la réduction alchimique, je peux le lier intiment à l’écriture, qui est un travail de dépouillement, d’extraction de l’essentiel, de quête d’une langue dégagée du déjà dit… Mais, à ce terme de « pureté » je préfère, il est vrai, celui, plus concret, plus artisan, de décapage. Ecrire est une opération de décapage, de désencombrement.

 

Entretien entre l’écrivain l’artiste Claude Ber et l’artiste Adrienne Arth : https://www.youtube.com/watch?v=rTybNt8YqJM

 

Dans tous les cas, pour moi, l’écriture s’enracine dans le sensible, et d’abord dans le corps, dans son expérience du monde, ses perceptions, ses sensations, ses pulsions. Elle s’enracine dans le désir et ce dernier se décline d’Eros à Agapè… Elle charrie l’entier de notre être et de notre incarnation. La viande que nous sommes. Et l’esprit et le coeur que nous sommes. Tout cela la range du côté de l’entier de l’humain… Dans une expérience sensible de notre entière humanité.

 

 

Photo : Adrienne Arth

 

 

Elle dit de… et à… Sans que je puisse compléter autrement que par elle et en elle ces points de suspensions. La poésie c’est ce qui dit ce qui ne peut se dire autrement qu’en poésie. Elle dit de nous, à nous, de nous à nous, d’ailleurs, d’au delà et en deça de nous, du plus immédiat et du plus lointain de nous vers… Vers quoi, vers qui de nous, d’autre que nous ? Il n’y a pas de réponse à cela sinon en elle, dans la chair même de l’écrit. Dans ce qui signe en elle le questionnement de notre humanité.

 

Lecture Claude Ber (2013)

https://www.youtube.com/watch?v=DjZ5K-3fs7E

 

Des pierres déposées sur les sépultures des cimetières juifs aux peintures de sable des Indiens Navajos en passant par les graffitis de nos villes ou par ces cailloux avec lesquels, dans le Massif Central, des promeneurs anonymes écrivent quelques mots sur la terre rouge des collines, écrire rejoint aussi, au plus profond, ces gestes-là, qui font précairement signe de nous…

 

 

Photo : Aurélien Michel

 

 

 

 

 

 

 

 

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http://www.claude-ber.org/

 

 

 

 

PARCOURS ET PUBLICATIONS DE CLAUDE BER

 

Claude Ber, née à Nice, vit à Paris. Poète, auteur dramatique. Parmi ses publications en poésie: La Mort n’est jamais comme (Prix International de poésie Ivan Goll), L’Inachevé de soi, Méditations de lieux, Sinon la Transparence, Éd. de l’Amandier, Vues de vaches Éd. de l’Amourier, Lieu des Epars, Ed. Gallimard. En théâtre : La Prima Donna suivi de L’Auteurdutexte, Orphée Market, Monologue du preneur de son pour 7 figures Éd. de l’Amandier. A cela s’ajoutent livres d’artistes, ouvrages collectifs, catalogues d’art.
Présente dans de multiples revues, sites et anthologies (Couleurs femmes, éd. Le Castor astral, Métamorphoses, L’Année Poétique 2008 et Anthologie Poésie de langue française Ed. Séghers, Anthologie BIPVAL, Action poétique 2011 etc), C. Ber donne de nombreuses lectures et conférences en France et à l’Etranger (festivals de poésie, universités etc.) rassemblées dans Libres paroles et Aux dires de l’écrit Ed. le Chèvre Feuille Etoilée.
Agrégée de Lettres, elle a enseigné les lettres et la philosophie en lycée et en université puis occupé des fonctions académiques et nationales; Elle intervient actuellement à Sciences Po. et à la Sorbonne.
Membre de nombreuses associations, présidente du Jury Forum Femmes Méditerranée, elle joint à sa création littéraire des actions dans les domaines de la culture, de la défense des droits des femmes et des droits humains.
L’ensemble de son écriture « considérable par son unité d’inspiration comme par sa richesse lucide » (Marie Claire Bancquart, Autre Sud n°42) et son parcours lui ont valu d’être décorée de la Légion d’Honneur.

 

 

PRINCIPAUX OUVRAGES

Lieu des Epars, poésie, Editions Gallimard 1979.
Alphabêtes, poésie jeunesse, Editions Lo Pais d’Enfance 1999.
Orphée Market, théâtre Editions de l’Amandier, 2005.
La Prima Donna suivi de L’Auteurdutexte, théâtre, Editions de l’Amandier 2006 (réédition).
Sinon la Transparence 1996, poésie, réédition Editions de l’Amandier 2008 (réédition).
Le nombre le nom, poésie, illustrations Claire Laporte, Editions Ficelles 2009.
Vues de vaches, poésie, photographies de Cyrille Derouineau, Éditions de l’Amourier, 2009.
L’Inachevé de soi, poésie, peintures Pierre Dubrunquez, Editions de l’Amandier, 2010.
Méditations de lieux, poésie, photographies Adrienne Arth, textes C. Ber, J. Gardes, A. Arth, Editions de l’Amandier 2010.
Le Livre, la table, la lampe, poésie, Éditions le Grand Incendie 2010.
Libres paroles II, recueil de conférences, Editions Le Chèvre Feuille Etoilée 2011.
La Mort n’est jamais comme, Prix International de poésie Ivan Goll 2004 Editions de l’Amandier 2011 (4ème édition).
Aux dires de l’écrit, recueil de conférences et articles sur l’écriture, Editions Le Chèvre Feuille Etoilée 2012.
Monologue du preneur de son pour sept figures suivi d’Indianos, théâtre, Editions de l’Amandier 2013 A paraître.

 

 

LIVRES D’ARTISTES

Dix textes sur dix sérigraphies de Bernard Boyer Paris CREDAC 1988.
Pixels, Livre d’artiste, Éditions du Presse Papier – Trois Rivières, 2005.
Rotrouange des bien aimés, édition franco-russe, traduction Anne Arc, illustrations Serge Chamchinov, Editions de bibliophilie contemporaine Transignum 2006.
Estampillé, Éditions de bibliophilie contemporaine Transignum, 2008.
Habits à lire, Éditions de bibliophilie contemporaine Transignum, 2010.
Ardoises, Éditions de bibliophilie contemporaine Transignum, 2010.
Billet poème, Éditions Le billet-poème 2011.
Boîtes Noires, Éditions de bibliophilie contemporaine Transignum, 2011.
Je marche, photographies d’Adrienne Arth, Edition Les cahiers du Museur, coll A côté, 2011.
A l’Angle, gravures Serge Chamchinov, Editions de bibliophilie Serge Chamchinov, 2011.
Ecorces, gravures de Judith Rotchild, Editions Verdigris, 2012.

 

 

PUBLICATIONS COLLECTIVES

Superfuturs, fictions, Éditions Denoël, 1986.
Une oeuvre de Georges Autard, essai, Éditions Muntaner, 1994.
La Sagesse, essai, Éditions Autrement, 2000.
La Langue à l’oeuvre, essai, Éditions Maison des Écrivains – Presse du réel, 2001.
Les Écritures scéniques, essai, Éditions de l’Entretemps, 2001.
Couleurs Solides, fictions, Éditions Marsa, 2003.
Le corps met les voiles, essai, Éditions Le Chèvre Feuille Étoilée, 2003.
Méditerranée, d’une rive l’autre, poésie, photographies d’Adrienne Arth, Éditions de l’Amandier, 2007.
Aux passeurs de poèmes, essai, Éditions CNDP / Le printemps des poètes, 2009.
Voix de l’Autre, Actes du colloque Littératures, Université de Clermont-Ferrand Editions PUF 2010.
Burqa ?, essai, Claude Ber, Wassyla Tamzali, Éditions Le Chèvre Feuille Étoilée, 2010.
Que peut la littérature en ces temps de détresse, Correspondances, Cahiers du Pen Club, Editions Calliopées, 2011.
Style et création littéraire, Actes du colloque Université de la Sorbonne, Paris, 2011.
La vie, je l’agrandis avec mon stylo, Editions Théâtrales 2012.
Le ventre des femmes, fictions, Editions BSC publishing 2012.

 

 

ANTHOLOGIES

De Godot à Zucco : Anthologie des auteurs dramatiques de langue française 1950-2000, par Michel Azama, Editions Théâtrales et CNDP, 2003.
Métamorphoses, Éditions Seghers Poésie d’abord, 2005.
Anthologie Amicale des Poètes des Parvis Poétiques, Éditions La Passe du vent, juin 2007.
La poésie est dans la rue, 101 poèmes contestataires, Éditions Le Temps des cerises 2008.
L’Année Poétique 2008, Anthologie Seghers, Éditions Seghers, 2008.
Richesse du livre pauvre par Daniel Leuwers, Editions Gallimard 2008.
Poésie Gratte-Monde, Revue Bacchanales, Maison de la Poésie Rhône Alpes 2009.
Et si le rouge n’existait pas, Editions le Temps des cerises 2010.
La femme est un songe, Editions L’Aiguille 2010.
Couleurs Femmes, Editions Le Castor Astral 2010.
Nous la multitude, Editions le Temps des cerises 2011.
Anthologie 21 Québec, 2010.
Anthologie BIPVAL (Biennale des poètes en Val de Marne) 2011, Action Poétique, 2011.
Anthologie de la poésie érotique féminine française contemporaine , Giovanni Dotoli, Editions Hermann 2012.
Anthologie Printemps des poètes 2012 Enfances, Editions Bruno Doucey, 2012.
Anthologie Pas d’ici pas d’ailleurs, Editions Voix d’encre, 2012.

 

 

CATALOGUES D’ART

Catalogue Maria Roclore Marseille (1982).
Catalogue Bernard Boyer Paris, Credac (1984).
Origine des choses Cahiers de l’Arca n° 2 Georges Autard, Galerie l’ARCA Marseille (1985).
Catalogue Georges Autard, Galerie Arlogos, Nantes (1987).
Catalogue Identité Marseille la Vieille Charité à Marseille (1988).
Treize Dits moins un, catalogue Albert Hughet, Espace Miracle (1990).
Lettre à Georges Autard, vidéo, Exposition Jean-Michel Vecchiet Montpellier (1993).
Catalogue du Musée de Digne: texte sur Georges Autard (1994).
Je, Tu, Il = Elle, catalogue de l’exposition Mireille Clamens « Marseille dans tous ses états », Association TOP, Maison des Associations Marseille (1995).
Hic est calix sanguinis mei, dyptique à Georges Autard, Publication de la Faculté de Lettres d’Aix-en-Provence sous la direction, du professeur Jean Arrouye (1995).
Monstrare, De-monstrare Catalogue Georges Autard, Galerie Athanor (1996).
Catalogue Pierre Dubrunquez (2004).
Catalogue Résonances Cyrille Derouineau 20 ans de photographies, Guyancourt (2010).
Catalogue exposition Georges Autard, Montpellier (2011).
Catalogue exposition Elga Heinzen, Paris Galerie Area, 2011, ed. area/Descartes & Cie 2011.

 

 

TRADUCTIONS ADAPTATIONS, DISCOGRAPHIE, TEXTES DE FILMS

TRADUCTIONS ADAPTATIONS

Le Lac d’Argent de Kaiser traduction et adaptation de Claude Ber et Roland Krebs mis en scène par Olivier Desbordes, Opéra de Massy 9 /12/ 1999 puis tournée en France et à l’étranger.

DISCOGRAPHIE, TEXTES DE FILMS

Espace-Corps, film de René Richier, textes de Claude Ber, Evelyne Encelot.
Lettre à Georges Autard de J. M. Vecchiet, textes de M. Butor, J.M. Vecchiet, C. Ber 1993.
Espace-vous, extraits de Lieu des Éparts et de Sinon La Transparence, textes et chants, voix Frédérique Wolf-Michaux, musiques G. Aperghis, Giovanna Marini. CD Studio Cactus Compagnie Luk.M 1996.
Partage de voix, CD réalisé par ZBK Poésie avec les poètes Claude Ber, Benoit Connort, Bruno Grégoire, Gérard Noiret, Jacques Rancourt, Studio Cactus, Marseille, 2001.

 

 

RADIO, REVUES, JOURNAUX, SITES

Parmi les nombreux entretiens et publications en revues et sur sites
Radio : France culture (dont, poésie sur parole 18 février 2006), France Inter, Médiapart, radio Lodève, Radio Grenouille Marseille etc.
Revues : Le Cahier du Refuge CIPM, Europe, Nu(e), Place de la Sorbonne, Triages, Le Nouveau Recueil, Poésie Seghers, Blecker Street, La Traductière, Bacchanales, Aujourd’hui Poèmes, Les Cahiers de l’Agneau, Doc(k)s, Art Croissance, Vagabondage, Entailles, Sud, Autre Sud, Aporie, Filigranes, Petite, Incidences, Sarrazine, Hélios, Arts-Scènes, Arcade (Québec), Etoiles d’Encre, Ici et Là, Pyro, Arts et Jalons, Les Archers, Phoenix, Cairn, Lieux d’être etc.
Sites :

http://www.printempsdespoetes.com

http://poezibao.com

http://www.cipmarseille.com

www.remue.net

www.publie.net

http://www.mouvances.ca

http://www.maison-des-ecrivains.asso.fr

http://terresdefemmes.blogs.com

http://www.levurelitteraire.com

http://www.collectif-reos.org

http://www.ciberayllu.com

http://www.livrepaca.org

http://www.bscpublishing.com

http://www.pjef.net

http://www.redyaccion.com

 

 

CRÉATIONS THÉÂTRALES D’OUVRAGES OU D’EXTRAITS D’OUVRAGES

Bazar de l’Hôtel de Vivre cinq monologues pour une chorégraphie, Théâtre Bompard Marseille, Chorégraphie Odile Azan. Espace Georges Autard, (mai 1986).
Dialogue du Désert et de la Source, extrait de Sinon la Transparence, in “ Fragment Désert”, mise en scène de J.-P. Raffaelli. Théâtre de La Criée à Marseille (30 mai – 4 juin 1988).
L’Auteurdutexte, mise en scène Véra A. Loubine avec Ivan Romeuf, L’Égrégore, Théâtre de Lenche, Marseille (du 17 mars au 16 avril 1989)lecture-spectacle, mise en scène G. Lenoir, C. Brych, avec Xavier Clément, présenté par les Mots-Parleurs, Théâtre du Café de La Gare, Paris (décembre 1992), Mise en scène Anie Balestra, avec Xavier Clément, Théâtre du CDBM (Centre des Bords de Marne) Le Perreux-sur-Marne (16-30 janvier 1996).
Extraits de Sinon la Transparence, dont certains mis en musique par Georges Aperghis et Giovanna Marini, in Poétique, politique, paroles de femmes de Frédérique Wolf- Michaux et Dalila Khatir. Paris 8 mars 1997, Thessalonique septembre 1997, Festival « wie es ihr gefält » Berlin 23 novembre 1997, Arles 20 février 1998, Okad d’Oujda, Maroc » mars 1998 etc.
Indianos, mise en scène Ivan Romeuf, Festival des Iles Marseille (07/1991), Festival du Revest Toulon, etc.
Espace-Vous (extraits de Lieu des Epars et de Sinon la Transparence), musiques de Giovanna Marini et Georges Aperghis, mise en scène de Jean-Pierre Raffaëlli, avec Frédérique Wolf-Michaux, Théâtre de la Minoterie à Marseille, (4-8 avril 1995).
La Prima Donna, création, mise en scène de Jean-Pierre Raffaëlli, avec Frédérique Wolf-Michaux, reprise d’Espace-Vous, Théâtre National du Merlan (15-25 novembre 1995) Les Laboratoires d’Aubervilliers (14-25 octobre 1996).Théâtre de L’Olivier à Istres, Théâtre des Halles à Avignon, Théâtre Apollinaire à la Seyne sur Mer, Théâtre en Dracenie à Draguignan,( 11/03, 14/03, 25/04, 29/04 1997,) Théâtre de Foix, Théâtre d’Albi (mars/avril 1998).
Exil, Mort (inédits) in Checkpoint-Charlie, souvenirs du XXème siècle, spectacle de Frédérique Wolf-Michaux, direction musicale Stéphane Leach, création Théâtre du Merlan, Scène Nationale, Marseille du 3 au 9 novembre 1998. Tournée, Théâtre de Draguignan, de la Scène sur mer, Théâtre de l’Athénée à Paris, Théâtre de Brème, Théâtre d’Erfurt etc.
Le Voleur d’amour: livret d’opéra jeunesse. Création Opéra de Massy 1999.
Monologue du preneur de son pour sept figures mise en scène Mathieu Cipriani, création au Théâtre de la Minoterie à Marseille 29/04/03 et Théâtre Antoine Vitez 5/5/03 à Aix.
Extraits de Sinon la Transparence et de La mort n’est jamais comme in Méditerranées de Frédérique Wolf-Michaux créé à Marseille en mai 2000. Tournée au Maroc mars 2001. à Agadir, Oujda, Marrakech, Casablanca. Reprise au Théâtre Molière Maison de la Poésie à Paris (11octobre-4 novembre 2001).
PO.M à Sauterelle (inédits) spectacle réalisé par Thierry Roisin. Paris 2002.
Extraits de La Prima Donna in La Plus grande pièce du monde Théâtre du Rond-Point à Paris 22 /09/ 2003
Extraits de La Mort n’est jamais comme in Paul et Paul, la folie est ordinaire, spectacle de Guillaume Quiquerez Théâtre de Lenche Marseille 26 mars 2004.
Ce qui reste parfois je l’appelle poème spectacle conçu et mis en scène par Eric Garmirian consacré à l’oeuvre de Claude Ber dans la cadre de Poésyvelines. Extraits de Lieu des Eparts, Sinon la Transparence, La Mort n’est jamais comme, Alphabêtes etc. Collectif 12 Mantes La Jolie 17/10/2006.
Orphée Market création à L’Equinoxe, Scène Nationale de Châteauroux le 3/10/05, mise en scène Agnès Sajaloli. Reprise à La Scène Nationale l’Agora d’Ivry, avril 2007.
Extraits de La Mort n’est jamais comme in Ainsi des Bribes, spectacle musical de Frédérique Wolf-Michaux et Stéphane Leach, textes de Claude Ber, Paul Celan, Sylvia Plath, création Maison de la Poésie de Saint Quentin en Yvelines 16/02/2012.

 

 

LECTURES, COMMUNICATIONS, CONFERENCES

Parmi les lectures et rencontres en France et à l’Etranger :

Maison de la Poésie de Paris ; Beaubourg, Centre Georges Pompidou, Paris ; Maison des Ecrivains, Paris ; Printemps des poètes, Paris et ailleurs ; Bibliothèque François Mitterrand Paris ; Musée du Louvre, Paris ; Institut du Monde Arabe, Paris ; Biennale des poètes en Val de Marne (BIPVAL) ; Festival de Lodève ; Maison de la Poésie de Saint Quentin en Yvelines ; Centre international de Poésie de Marseille (CIPM) ; Fondation Saint John Perse, Aix-en-Provence ; Centre européen de poésie d’Avignon ; Hôtel Beury, l’Echelle Charleville ; Rencontres René Char, Isle sur la Sorgue ; Fondation Mario Prassinos, Saint Rémi de Provence ; Bibliothèque de Nice ; Salon du Livre de Paris, Salon de bibliophilie de Paris, Salon du Livre d’Aix-en-Provence, Salon du Livre de Bourgogne, Journée du Livre de Salon, Comédie du livre de Montpellier, Salon Méditerranéen des Revues, Marseille ; Salon du livre de Mouans Sartoux ; Festival d’Avignon « contoverses » Palais des Papes , »Univers-elles » Festival de Cannes ; Fête du livre d’artiste 98 Forcalquier ; Théâtre du Rond Point Paris ; Théâtre de l’île Saint Louis, Paris ; Théâtre du Chaudron La Cartoucherie, Vincennes ; Théâtre 95, Cergy Pontoise ; Scène Nationale d’Evry ; Scène Nationale du Merlan Marseille ; La Fabrique Ephéméride Val de Rueil ; Palais Longchamp, Marseille ; Ecole d’Art et d’Atchitecture de Luminy, Marseille. Universités de la Sorbonne Paris, Université de Nanterre, Université de Clermont-Ferrand, Université d’Aix en Provence, Université de Dijon, Université de Toulouse, Université de Nice, Université d’Amiens etc.
Festival International de Trois Rivières Québec Canada ; Capalest festival européen de Poésie, Banska, Roumanie ; Académie du Québec, Montréal ; Instituts Français d’Oujda, de Marrackech et Agadir, Maroc ; Festival de poésie, Tizi Ouzou, Azzefoun, Algérie ; Festival de Thessalonique, Grèce ; Rencontres FFM- UNESCO, Athènes, Grèce ; Académie Mondiale de Poésie, Frascati, Italie ; Rencontres de poésie de Konakri Guinée ; Centre Culturel d’Haïfa Israël ; Printemps des poètes au Luxembourg etc.

Parmi les communications en colloques et séminaires :
Le sexe et le visage, Colloque Forum Femmes Méditerranée « Femmes: visibilité, invisibilité» Université de la Méditerranée, Marseille 20-21 novembre 2003 ; L’écriture créative, Colloque Carrefour des Ecritures, Université de Nanterre, mai 2003 ; Un Effort de clarté, contraintes, frontières et formes fantômes dans la poésie, Séminaire « style et création littéraire » université de la Sorbonne, Paris 22-23/05/2009 ; Ecriture et folie, Université de Nice 16/12/09, Université d’Aix-en-Provence 24/05/12; Femmes et création, Université d’Aix en Provence 21/05/10, colloque « Femmes: théorie et création», Université de Nouvelle Calédonie 08/2010 ; La conscience du féminin dans l’écriture, Colloque « Identités, images, représentations: genres et cultures », Université de Nanterre 06/04/2011; Partage de voix, Colloque Marie-Claire Bancquart, Cerisy La Salle septembre 2011 ; L’entre-deux du sujet-au-féminin de l’écriture, Université de Clermont Ferrand 27/04/2012 etc.

Parmi les conférences:
Sur les arts et la littérature : (Musée du Palais Longchamp à Marseille, Ecole d’Art de Luminy, FNAC, Galeries d’art, Centres Culturels, etc.) ; Regards sur la peinture à travers Baudelaire (1975) ; Gustave Moreau (1976) ; L’oeuvre peint de Victor Hugo (1978) ; Francis Bacon ( dec. 1979) ; Les hyperréalistes américains (fev.1979); Le mouvement CO.B.R.A. (mai1979) ; L’écriture dans l’art contemporain (juin 1980) ; Le mystère feutré de Balthus (déc. 1980) ; Jackson Pollock (janv. 1981) ; Vladimir Vélickovic (juin 1981) ; Nicolas de Staël (fev. 1982) ; Ossip Zadkine (fev. 1983) ; Baroque et Maniérisme (juin 1983) ; L’image de l’eau dans la peinture (mars 1984) ; De l’usage du feu dans la peinture en collaboration avec Christian Jaccard (juin 1984) ; L’érotisme dans l’oeuvre de Rembrandt (1985) ; La symbolique Romane (1986) ; Artiste et public (1986) ; L’inspiration fantastique en Provence (1987) ; Le Surréalisme (1988) ; Images d’à côté, Exposition Camille Claudel, La Vieille Charité Marseille (1989) ; La représentation de Barbe Bleue (1994) ; Enseignement et poésie, Colloque Enseignement et Poésie organisé à Marseille par le CIPM et l’Education Nationale, Actes du Colloque septembre 1995 ; Ecritures méditerranéennes, Forum Femmes Méditerranée (7/11/1996) ; Femmes et création, Colloque Grain de Sel, Lobby Européen des Femmes Paris 8 mars 1997, Festival de Thessalonique sous l’égide de l’UNESCO 9 septembre 1997, Centre International de Poésie de Marseille (26/09/1997), Marseille Forum Femmes Méditerranée (10/10/1998), Salon du Livre d’Aix-en-Provence (nov 1999), Pen Club de Paris (6/03/06), Atrium de Chaville 17/04/08 ; Etat des lieux de la création poétique en France, Okad d’Oujda Maroc (mars 1998) ; Où va la poésie Fondation Saint-John Perse, Aix-en-Provence (juin 1998) ; L’œuvre plastique de Jeanne Gérardin Galerie Phoénix Avignon (25 juin 1999) ; Propos sur l’Ode, Maison des Ecrivains, Paris avril 2002. L’écriture et le corps Colloque Franco-Algérien « Le corps met les voiles », Chèvrefeuille Etoilé, Montpellier (mars 2003) ; Le tragique méditerranéen, Lire en fête, Parc Chanot, Marseille 18 oct. 2003, La Vieille Charité Marseille 22/11/2003 ; La transmission orale du poème Théâtre Molière Maison de la Poésie Paris 02/02/ 2004, 21/11/2011 ; Les voies et les voix de la poésie contemporaine 12/02/04 Le Relais Paris ; Poésie et Mémoire Maison de la Poésie de St Quentin en Yvelines 2005 ; Evelyne Encelot, poète contemporaine à la Société des Poètes Français Paris (02/02/07) ; Ecrivain/Enseignant, Centre Joë Bousquet, Carcassonne (11/2010) ; L’oralité en poésie Printemps des Poètes Maison de la Poésie de Paris (16/11/2010) ; Les poètes de la collection Accents Graves/Accents Aigus, Éd. de l’Amandier Maison de la Poésie de Quentin en Yvelines/Maison de la Poésie de Paris (07/04/2011) ; Poésie contemporaine et oralité Maison de la poésie de Paris (21/11/2011) ; Le féminin dans l’écriture, Bibliothèque Municipale de Lyon (12/2011).
Autres thèmes : Identité et citoyenneté en question Colloque de Ferrette «Intégrité, intégration, intégrisme» 14-15/10/1995 ; L’exigence éthique entre utopie et réalité, Colloque de Ferrette « Les nouveaux horizons de l’éthique » 11-13/10/1996 ; La Méditerranée: héritage et création, Forum Femmes Méditerranée 10/03/1997, Lire en Fête nov 1997 ; Culture et Médias, Colloque de Ferrette 1998 ; La place des femmes dans la cité, Paris, Blois avril 1998, Tours juin 1999) : Chantiers de l’humanisme, l’humanisme en chantier, Colloque Mémoire et Vigilance Marseille 12/06/1999, Forum Femmes Méditerranée « Lire en Fête » oct. 1999 ; Education et droits de l’enfant, Paris, (mai 2000) ; Le respect, c’est ce qu’on reçoit quand on l’accorde aux autres, Marseille Conseil Général Journées du Respect juin 2000 ; Politique de la performance Colloque de Ferrette 13/10/2001 ; La diversité dans l’universel, 5ème Congrès International du Forum de Femmes de la Méditerranée du Forum des Femmes de la Méditerranée sous l’égide de l’UNESCO Méditerranée « Femmes, migrations et dialogue interculturel » Athènes 23-26/10/2003, Paris 4 février 2004, Avignon 19/02/2004, Colloque de Poissy février 2003, Institut Français d’Haifa juin 2004, Paris 16/12/04, Paris 01/04/05, Association philosophique Mantes la Jolie 8/12/06 ; Culture(s), création et mondialisation Colloque de Poissy 19/03/05 ; Patrimoine et modernité CDDP 92, 24/11/05 ; Contribution au débat sur La poésie d’est en ouest, contribution à la cinquantième année du traité de Rome, Capalest Banska, Roumanie 25/03/07 ; Identité, altérité, diversité, Table Ronde avec Wassyla Tamzali, Paris Salon du Livre 21/10/07, Salon Méditerranéen des Revues, Forum Femmes Méditerranée Marseille 10/06/2011; Un voile qui dévoile, Comédie du Livre de Montpellier, 15/12/10, Université de Milan ; La mixité, Hôtel de ville de Paris 28/01/2012.

 

 

DISTINCTIONS ET PRIX

Prix de l’Académie des Sciences Lettres et Arts de Marseille pour l’ensemble de l’œuvre poétique (1994)- Officier des Palmes Académiques (1999)- Chevalier de la Légion d’Honneur (2001) – Prix International de Poésie Francophone Yvan Goll (2004).

 

 

JURYS ET ASSOCIATIONS LITTERAIRES

Jurys de prix littéraires : Présidente du Jury du Prix Forum Femmes-Méditerranée de la nouvelle depuis 1994 ; Prix du Jeune Ecrivain de Muret (1991-1995) ; Prix de la nouvelle de Fuveau (1997) ; Prix « Le printemps des poètes à Colombes » mai 2004 ; Présidente du Jury du Prix de poésie « Poésie en Liberté » 2005; Prix de poésie de Saint Quentin en Yvelines 2005 ; Prix de poésie de la Ville de Dijon 2006 ; Prix de poésie du Conseil général 92, 2011 ; Prix Léon Gabriel Gros 2011.
Associations littéraires et artistiques : Membre de la SACD, de la Société des Gens de Lettres, de la Maison des Ecrivains et du Pen–Club International ; Membre du Conseil d’Administration du CIPM (Centre International de Poésie de Marseille) etc.

 

 

RÉALISATIONS DE MANIFESTATIONS LITTÉRAIRES ET EDITION

Membre fondatrice de Tribune Oïkos Peinture Poésie et de son Magazine littéraire et artistique en radio locale (1994-1995); Réalisatrice de Partage de voix, lecture et enregistrement en studio de poètes contemporains (Benoît Connort, Bruno Grégoire, Gérard Noiret, Jacques Rancourt…), édition d’un CD, coproduction ZBK Poésie et Studio Cactus à Marseille ; Présidente fondatrice du Prix et Rencontres Européens Evelyne Encelot (depuis 2001) en multiple partenariat notamment avec le CNRS, la Maison des Ecrivains, le Consortium de Dijon; Présidente de l’Association Carrefour des Ecritures.
Codirectrice avec Laurent Citrinot de la collection de poésie Accents graves/Accents aigus aux éditions de l’Amandier.

 

 

ENSEIGNEMENT – ATELIERS

Agrégée de lettres sous le patronyme de Marie-Louise Issaurat-Deslaef. Enseignement des lettres, de la philosophie et de l’histoire de l’Art en Lycée, à l’Université (Aix-en Provence) et en Ecole d’Art (Ecole d’art et d’architecture de Luminy).
Formation des adultes et des professeurs.
Responsabilité et réalisation d’actions artistiques et culturelles académiques et nationales.
Responsabilités académiques et nationales en tant qu’IA-IPR ( présidente de jury de l’agrégation de lettres, chargée de mission d’inspection générale Théâtre, responsable de formation des enseignants nationale et internationale etc.).
Intervenante à Sciences Po. et à la Sorbonne.
Interventions en tant que partenaire écrivain en ateliers et classes à PAC sous son nom de Claude Ber hors secteur et durée de ses fonctions
– 2009 Résidence d’écrivain à la Fabrique Ephéméride àVal de Reuil (ateliers scolaires et adultes)
– 2010 Atelier d’écriture Lycée Hôtelier de Guyancourt
– 2011 Atelier d’écriture Lycée Jules Ferry à Versailles
– 2011 Atelier d’écriture IUFM de Versailles
– 2011 Intervention Collège Aimé Césaire Ezanville
– 2012 Atelier d’écriture Lycée de Magnanville

 

 

AUTRES ACTIVITES

Membre de multiples Associations de défense des droits humains dont le Grain de Sel Rencontres, Le Lobby Européen des Femmes, le Forum Femmes Méditerranées UNESCO.

 

 

ETUDES CRITIQUES SUR CLAUDE BER

Revue AUTRE SUD n° 42 fev 2009 contributions de Marie Claire Bancquart, Pierre Dubrunquez, Alain Freixe, Joëlle Gardes, Jacques Lovichi, Gérard Noiret, André Ughetto.

Claude Ber, poète de Théâtre, Faïza TABTI, MASTER 1 de littérature française sous la direction de M. Sylvain Ledda, maître de conférences en littérature et arts à l’ Université de Rouen (2008-2009).

Claude Ber, le civisme de l’inquiétude Jean-Luc Despax Université de Haïfa : 11-12-13 janvier 2010.

Revue NU(E) octobre 2012 Ce volume coordonné par Joëlle Gardes (professeur des universités à Paris IV-Sorbonne et écrivain), rassemble les contributions de Michel Azama, Marie-Claire Bancquart , Béatrice Bonhomme, Mounira Chatti, Benoît Conort, Jean-Luc Despax, Giovanni Dotoli, Alexandre Eyriès, , Jacques Fournier, Alain Freixe, Joëlle Gardes, Kim Ong Van Cung Sang, Angèle Paoli, Alexis Pelletier, Patrick Quillier, André Ughetto,Thomas Vercruyce ainsi que des textes inédits de Claude Ber et une bibliographie de ses ouvrages et des études qui leur sont consacrées.

 

 

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Reporter : Rodica Draghincescu

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