Christophe Esnault

 http://www.dunerf.fr/local/cache-gd2/cd97b775babaadef65aae7e99b51b9b5.jpg

(France)

 

 

 

 

Tous les films ont la même fin

 

 

 

Lionel Fondeville et Cyrille Catois se rencontrent en 2005. Lionel, qui a déjà œuvré dans le groupe franco-belge et décalé jalouxdemonsuccès, cherche un musicien pour donner plus d’ampleur à ses compositions. Cyrille, après avoir déjà intégré différentes formations (Margot, Marousse…), se consacre désormais à la basse. C’est donc muni de cet instrument qu’il rejoint Lionel pour donner naissance à Tous les films ont la même finUn faux mouvement, premier album autoproduit (2007) nous offre une avancée surprenante, virage excellemment négocié pour chaque nouveau titre. Ça tape très fort d’entrée avec Le Magasin qui dégomme l’esprit d’entreprise avec humour et subtilité : « Je ne regarde pas les espoirs des autres, j’ai peur qu’ils soient plus grands que les miens ». Suivent L’ego : « Je suis unique, y en a pas deux comme moi, heureusement d’ailleurs car si tel était le cas, je m’en voudrais », On a failli (refrain entêtant quasi hypnotique), Rendez-vous normal (final à hurler de rire), Jessica Pop Corn : « Elle a connu un ex-taulard alors qu’elle n’avait pas quinze ans… ». L’album se clôture sur L’air entendu, véritable hymne pop tubesque. Album-fleuve (dix-huit titres) et on en redemande ! Le deuxième album, Le meilleur des cotons (2010), tout en élégance, se redécouvre à chaque nouvelle écoute, inépuisable. Successions de  pépites :Le dénouementUn parfait inconnu : « C’est à la tombée du soir, quand tout aura disparu, que j’entends te décevoir, comme un parfait inconnu… », Merci de m’avoir accompagné : « A quelques kilomètres de là, je serais dans tes bras et j’annulerai par ton souffle l’indifférence et les gouffres où je me suis encore jeté une partie de l’été. » Le fragment (allez voir le clip !)… Les apports de voix féminines sur plusieurs titres procurent l’émerveillement.

 

 

 

Pochettes des deux albums :

 

 

Un faux mouvement (2007)

Le meilleur des cotons (2010)

 

 

 

 

+ Le clip, le fragment :

 

 

 

 

_________________________________________________

Christophe Esnault est né à Pouancé (Maine et Loire) en 1972. Réside en Neuroleptie. (à Chartres). Écrit comme un insuffisant respiratoire cherche de l’air… Traumatisé par les innombrables lectures du sublime 4.48 Psychose de Sarah Kane. Ses textes figurent dans deux anthologies : CapharnaHome (éditions Antidata) et Demande à Bukowski (éditions Poussière) et dans une trentaine de revues : TINA, Chimères, Décapage (éd. La Table Ronde), N4728, Hétérographe, Lapsus, Du Nerf, BoXon, Les Cahiers d’Adèle, Ecrits du Nord, Ouste, Décharge, Brèves littéraires, Poésie Première, La Passe… Il est aussi co-fondateur et parolier du groupe Le Manque. Il a réalisé plusieurs clips visibles sur You tube (Œdipe casserole, Mourir à Chartres, Cynthia Bukowski, Même mon cancer, Fonctionnaire nanti, Les amis du Solian…). Il est chroniqueur sur le site Vents contraires et co-anime la revueDissonances. Son premier livre est une performance poétique réalisée après deux jours et trois nuits dans les bras d’Isabelle : Isabelle à m’en disloquer aux éditions les Doigts dans la prose (avril 2011).

 

http://www.dunerf.fr/esnault-christophe

http://www.ventscontraires.net/auteur.cfm/129_esnault_christophe.html

Articles similaires

Tags

Partager