Caroline Crozat

 

Boulot d’artiste !
par Caroline Crozat

 

 

 


(Slamrockphotoclashpamphletpoetry)

 

 

Nous respirions,

Zéphyrs dans la nature des droits acquis,

l’esprit dans l’éden philanthrope et créatif.

Nous sommes poésie et musique :

 

 


Caroline Crozat. Les rues de Paris 2010.

 

 

ailleurs impalpables

possibles en marche,

regard inaltérable et kaléidoscopique

sur les mondes parallèles

qui nous observent…

 

ILS tentent d’incendier nos paupières et ce qu’il y a derrière

à coups de prêchi-prêcha sécuritaires,

d’H1N1 totalitaire,

maladies rentables par morcellements de symptômes « maladie ».

Le placebo sera vendu.

 

Bref, il n’y a qu’une seule maladie :

Teadium Vitae.

Le Grand fait ses gargarismes avant de nous plastiquer.

C’est la loi du tacet : aucun véto en face.

Avance. Lui. Il avance. Lui. Pas nous.

 

Nous sommes les tâcherons aux faciès douteux.

La gangrène du Grand Programme réversible.

Et c’est ainsi qu’il nous tacle et cible.

 

Et c’est ainsi que tout comme Vous, j’ai collectionné

De plus en plus la gamme féerique des maladies disponibles

à travers des nuits blanches et paisibles :

sciatique obsessionnelle,

tachycardie chronique,

ulcère perforant

migraines, mal au foie

attente d’enfer

devant la porte du

Pôle Emploi.

 

L’essentiel c’est

que j’ai oublié de vous dire QUE

J’aime mon travail.

et que je suis une artiste comme tous les artistes.

 

L’essentiel c’est que je me trouve tout comme Vous, sans emploi

Devant la Symbiose Unipolaire d’un Gouvernement et de ses Gouvernés.

 

Pôle Emploi : Paris, 26 rue Vicq D’Azir, 12 juillet 2010.

Pôle Emploi – mais pas n’importe quoi, un pôle pas comme les autres.

Pôle Emploi musical, Voie et Voix des  intermittents du spectacle.

Entrons, donc, en tapinois dans l’arène des gangrènes du mauvais miracle !

 

Pas de guichet! Un trou large, une cage sociopolitique.

Deux personnes pour accueillir les intermittents.

Ceux-ci une cinquantaine par jour.

Dans le couloir.

Les ordinateurs ronronnent derrière les stores fermés des guichets.

C’est mon tour. Le tour de l’artiste.

Celle qui veut déménager à Paris… Tant mieux, tant pis.

Je viens d’arriver…, ça y est, j’y suis. Tant mieux, tant pis.

Une sans emploi au Pôle d’Emploi.

Ca se déploie, ma foi !

 

Et puisque les rimes et les vers embellissent même le diable, je les laisserai attendre dans la salle d’A, histoire de vous raconter la fable de celle qui cherche du travail pour ne pas mourir de (faim, froid, etc.).

 

 


Caroline Crozat. Les rues de Paris 2010.

 

 

Je vais continuer ainsi mon Odyssée, sans poésie et autres paroles d’Orphée.

Passons à la prose du moment, à la saga de l’injustice qu’ILS nous font subir chaque jour, les (ir)responsable  de la table ronde ou ovale ou comme vous voulez, toute vérité est bonne à dire les 4 vérités.

 

RECUL dans un cul de sac de paroles et de P/paris perdus.

Une semaine avant, j’avais rendez-vous au pôle emploi Guy Moquet,  là où ILS ont transféré mon dossier de Metz à Paris par téléphone en précisant que j’étais intermittente…

(Histoire à dormir debout, un point c’est tout : Le Pôle Emploi de Guy Moquet ne s’occupe pas des intermittents. Je le savais en y allant).

·        « Pas de problème, je transfère votre dossier sur le champ, rue Vicq d’Azir! »

·        « Donc, tout est réglé, s’il vous plaît!?Mon dossier est bien parti là bas? »

·        « Oui, oui, je viens de le faire! Mais allez-y quand même! »

·        « Bon, merci! »

 

Et je rentre, je commence à (…), plutôt soulagée.

Me revoilà. Je fais ma déclaration mensuelle, patati patata, j’écris tout ce qui est nécessaire pour toucher mes allocations.

Et, au bout de trois jours : rien. Je suis à découvert à la poste.

Je retourne verte au Pôle Emploi, Vicq d’azir…

 

On dirait que ça va. Tous mes papiers sont à jour. Suis en règle. Tout est O.K. Plus que.

·        «  Bonjour, s’il vous plaît, Madame/Monsieur, je viens car je n’ai pas touché mes allocations, je commence à m’inquiéter car j’ai fait ma déclaration le jour même et mon dossier est chez vous. »

·        « Je vais regarder, Madame ».

 

La femme s’en va derrière les stores fermés et revient un peu plus tard.

·        « Votre dossier n’est pas chez nous ».

·        « Impossible! L’employée, rue Guy Moquet a fait le transfert devant moi! »

·        « Madame, vous mettez ma parole en doute!? »

·        « Je vous assure que le transfert a été fait devant moi! »

·        « Qu’importe! Vous n’êtes pas inscrite chez nous! Faîtes une lettre de réclamation.

·        « ? » (Cela veut dire « Hein ?! »)

·        «  Vous l’écrivez maintenant et vous me la remettez »

·        « Mais, vous êtes devant moi, c’est plus utile de m’inscrire maintenant. S’il vous plaît, Madame/Monsieur, inscrivez-moi et allez sur l’ordinateur rentrer les données! »

·        « Nous n’utilisons pas les ordinateurs, seulement quand nous le jugeons utile et nécessaire! »

·        « Mais! Tous mes papiers sont en règle et je suis à découvert! C’est pas possible… »

·        « Faites la lettre et remettez-la à un responsable ».

·        « Quand l’erreur sera-t-elle corrigée? »

·        « J’en sais rien, je  ne sais pas ».

 

Une semaine plus tard, j’avais 460 euros au lieu de 1200 versés sur mon compte.

Par le Pôle Emploi de Guy Moquet! Mon découvert n’est pas comblé.

 

Reculons à tâtons, cela va faire du bien à nos talons et à nos peurs intérieures ! Et à nos colères, si vous êtes comme moi, dans la même impasse.

Décembre 2002.

Assedic de Metz.

Mes papiers – o.k., moi – o.k.

Mes employeurs sont o.k. Apparemment Tout va Bien.

 

Ils ont tout rempli correctement.  Tout déclaré comme il faut. Et dans les temps.

Il se trouve que je les connais bien et qu’ils sont rigoureux.

Je suis en renouvellement de droit.

 

Aucun versement n’a été fait. Cynisme et indifférence, injustice et souffrance. Les artistes n’ont qu’à crever ! C’est comme ça depuis l’ANTIQUITE !

Ecoutons de vive voix le/la responsable, puisque je citerai mon malheur de ma mémoire encore jeune :

·        « Votre employeur n’a pas rempli ses papiers. Madame, vous devez vous retourner contre lui… Il faut savoir que nous avons des consignes précises, extrêmement précises. Non, je ne peux pas vous dire qui a dit que, je ne peux pas montrer du doigt celui qui a… Comprenez-moi, Madame, Mademoiselle. Oui, je sais, c’est injuste, mais j’ai des ordres qui viennent d’en-haut… Oui, j’obéis. Oui, je me rends compte. Oui mais bon, il faut  bien vivre, vous savez…. »

 

Etudions ensemble les LOIS DU TRAVAIL, le code qui fait mouche.

L’article L.351-7 du code du travail stipule bien que quoi que fasse l’employeur, l’ayant droit touche son argent et basta.

L’employé des ASSEDIC me ment ou bien il a réellement eu des consignes « d’en haut » qui ne tiennent pas compte des droits du travailleur…

 

 

 

 

 Question à se poser tour à tour, pour être unis et pas pris au hasard par le HASARD du Pôle Emploi.

 

– C’est qui « en-haut »,  Monsieur/Madame?

 

Encore un peu avançons dans ce passé !

 

Deux ans après, autres consignes d’ « en-haut » retenues par un tas de gens :

·        « Dénoncez les sans papiers, faîtes-en sorte de radier le plus de gens possibles, retardez les inscriptions ».

 

Témoignages de plusieurs employés des ASSEDIC.

Car, je ne m’énerve plus contre eux ou leur incompétence ou leur dégoût (que je peux comprendre: baisse d’effectifs, dossiers trop nombreux à gérer en un minimum de temps, il faut des chiffres, du rentable et si possible de l’excès de zèle pour les sondages et les statistiques).

 

Enfin, je vise plus haut, toujours dans les temps de jadis :

En ce jour de décembre 2002, mon employeur a envoyé un papier déjà envoyé et menacé d’appeler la Préfecture qui.

Le dossier a été bouclé sur le champ… Tant mieux, tant pis ! C’est de l’ANTAN !

L’imitation d’une telle situation critique se répète.  De plus en plus. Les répétitions s’accumulent. L’accumulation s’appelle : Addition de MAUX. L’addition exagère et nous rend Fous et Personne !

Des réitérations et des profanations qui profanent le droit de travail.

Et à chaque fois depuis 2002, même si tout est « en règle », tout s’enfonce aux ASSEDIC et au pôle nord du  pôle emploi.

 

Et nous sommes des milliers dans ce cas.

Ah! Des milliers parmi ceux qui ont encore leur statut…

Car d’autres lois pernicieuses et d’autres consignes d’ »en-haut » ont été données.

 

Des réitérations et des profanations qui profanent le droit de travail.

L’imitation d’une telle situation critique se répète.  De plus en plus. Les répétitions s’accumulent. L’accumulation s’appelle : Adition de MAUX. L’adition exagère et nous rend Fous et Personne !

 

 

Résultat : on ne peut quasi plus vivre de notre métier.

Et si il y en qui veulent travailler plus, ce sont bien ceux dont le métier est leur passion.

PLUS TARD dans la tardivité de mon passé ouvrier.

J’ai donc rappelé aux employés des ASSEDIC ce qu’est un devoir de désobéissance…

Et je suis là, corporatiste. Médite merdiste (lorsqu’on est artiste, on se permet de jouer avec les mots et les remords).

Le malaise est en fait général, car l’être humain est un artiste plus ou moins réussi.

Taedium Vitae. Tant mieux, tant pis !

 

 

LE PRESENT RESSEMBLE AU PASSE, c’est la loi du perdant !

J’accuse le gouvernement français actuel de vouloir nous supprimer.

Etats d’âme en guerre.

On ne nous donne aucun moyen de nous réaliser en tant qu’autre chose que machine de production et de consommation (mais ça, ce n’est pas nouveau).

Travaille, achète et/ou crève.

L’état aime bien fêter ses artistes mais n’aime pas faire quelque chose de concret pour eux!

Le Présent au Pouvoir des Temps nous parle d’un tas de maladies qui nous décimeraient…

Le gouvernement sait faire preuve de volontarisme lorsqu’il s’agit d’organiser une peur collective pour nous refourguer des vaccins contre une soi-disant grippe H1N1 terriblement « dangereuse ».

Là, on met le paquet, on dépense en transe de l’argent…

Partout, dans les gares, la télé, la radio, partout la pub’ du salut du risque de la maladie !

Des milliers d’euros en jeu, dépensés.

Et une rentabilité à obtenir.

Des vaccins pour la grippe saisonnière.

Très bien d’accord, of course, très bien !

Ils seront périmés dès 2011.

Vidons les stocks!

Allez les Français, piquez-vous le cerveau.

 

Du volontarisme ou l’art de faire plier le réel sous la volonté.

Le réel du gouvernement, c’est nous.

Ce n’est pas une abstraction.

Si?

C’est une abstraction : « nous, les vous »?

 

Dans un présent un peu passé depuis…, car les souvenirs ne veulent plus de ma cohérence et de ma logique langagière ! En suis pas fière mais je fais avec !

 

 


Paris, capitale de l’Espoir.

 

 

Le passé 2006. Fouillons un peu dedans :

 

Toujours artiste, toujours en train de chanter ma vie réelle mais fortement grise.

J’ai porté plainte contre les ASSEDIC pour abus de pouvoir et non respect du code du travail.

En fer de lance pour les intermittents dont les dossiers traînaient, alors que les miens, en général se réglaient vite (j’ai le sens du syndicalisme, des rassemblements de masse et de la presse!).

Je pensais que les intermittents me rallieraient pour leur propre cause.

Je suis restée seule. Ma voix de rockeuse a dû y renoncer.

Allez tous vous faire en (Q) ler !

Puisque vous adorez ça.

 

 

Les Français sont des V- eaux. VIVE NOS FRANÇAIS !

 

 

 

 

Texte subversif, inspiré du vécu de l’artiste Caroline Crozat, chanteuse du groupe ANGE (http://www.myspace.com/angerock), choriste, auteur, compositeur connue surtout comme KaHaro

http://pagesperso-orange.fr/kaharo/

 

 

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