Brigitte Gyr

 

 

 

(France)

 

 

UNE JOURNÉE POUR DU BEURRE

 

Un silence lourd et gris enveloppe la caserne  rappelle à Jean ces salles de classes abandonnées le soir ou le temps des vacances. Ces salles  étaient toutes son enfance. Pas étonnant, avec un père directeur d’école !

 

Mais à présent il s’agit de partir pour la guerre et, à la veille du départ, on ne sait pas ce qui l’emporte d’un sentiment de vide ou d’un commencement de terreur.  La dernière journée a été décrétée quartier libre et  les appelés sont tous allés rendre visite à leur famille. Jean est resté seul. Il a beau en avoir l’habitude, la pensée que  personne ne l’attend le rend triste. Personne  vraiment? Bof, il a bien une vieille tante qui vit à 50 km de là dans une maison empestant la naphtaline et la bergamote. Mais elle n’a plus sa tête  et il a horreur de la bergamote !  Il n’aura qu’à lui envoyer de là-bas de ces cartes postales dont elle fait collection.

 

Il y a aussi son copain Frédéric. S’il n’était pas tombé raide amoureux de cette fille du village voisin dont il a fait connaissance, deux, trois jours plus tôt, ils auraient pu aller se balader en vélo au bord de la rivière, pêcher, faire des rencontres.

 

Auraient pu ?  Allez, à quoi bon regretter ! Depuis le soir où sa copine l’a planté sans un mot, Jean n’y tient plus tant que ça à ces rencontres. Sur le coup ça lui  fait un choc qu’elle le plaque, c’est sûr, mais après c’est passé.  A part son prénom, Claude-Anne, qui l’avait fait flasher, il n’y avait guère  que ses jambes qui le faisaient bander –   c’était pas rien, faut dire, les jambes de Claude Anne, la première fois derrière le paravent chinois ! Le reste était bien moins bien, et même ce duvet qui ombrageait ses lèvres le répugnait un peu, et puis … Non, c’est juste dommage pour les lettres dont elle l’aurait inondé au front et ses cris au moment du départ. La simple idée de la guerre la rendait hystérique. Elle lui aurait  joué la grande scène du ‘deux’. Devant les autres ça l’aurait posé !  Il sourit. Il se félicite de pas être à la place du pauvre con qui lui a succédé, qui n’a pas résisté au sourire mielleux de cette fille à qui personne ne résiste.  « Il doit déjà être tombé dans le pot  le pauvre  …  Bon Dieu, Frédéric. L’idée lui saute à la tête, flagrante,  lumineuse: Frédéric… Frédéric  et Claude…!  Tous ces mystères, ces cachoteries,  ces ‘je peux pas te dire son nom, j’ai pas le droit, si tu savais, cette fille’ et patati et patata.  Sûr qu’à l’heure qu’il est ils sont tous deux occupés à baiser sur le couvre-lit jaune ! »

 

S’il n’avait pas tellement tenu à  la lui  présenter, s’il l’avait gardée pour lui,  il n’en serait pas là ! Sa mère lui avait bien dit de se méfier des femmes, « des êtres  sur lesquels on ne peut pas compter ! » Il aurait mieux fait de la croire. Il a envie de pleurer mais faut pas. Pleurer, c’est pas digne d’un soldat. Et puis il y arrivera bien lui aussi un jour à se dénicher une fille, belle de partout, sans moustache, les mains douces…  Tout de même, Fred, un beau petit salaud !

 

La torpeur engourdit ses membres. Dormir sur la plage, la tête enfouie dans le sable comme les autruches ! Ne penser à rien qu’au soleil rouge qui le soir absorbe la mer et ses habitants ! Non ! Il s’ébroue. Pas question de se laisser aller. S’il veut éviter les ennuis, il faut qu’il remplisse sa mission sinon les représailles des camarades ne manqueront pas de pleuvoir.  D’ailleurs, pour une fois, il n’a pas trop à se plaindre. Vague merci proféré du bout des lèvres et emplettes légères en vue :3  CD de Claude François, des posters de Madonna, des bonbons à la fraise, de quoi l’occuper  à tout casser  une heure et demie, deux heures. Ensuite il sera toujours temps d’aviser.

 

En enfilant ses habits de ville, il imagine ce qui l’attend là- bas. On ne leur a pas dit grand-chose, juste que le départ s’effectuera  à une heure relativement avancée de la nuit pour éviter d’effrayer la population ; par bateau ou par train, plus probablement par bateau. Il se dit pour se rassurer que dès le surlendemain matin les choses auront repris leur cours normal et se met à fredonner une vieille chanson qu’il chantait à la maternelle de la rue Roc : »La roue des jours n’est qu’un long manège / et le cheval de bois, rue des Belettes, côté ouest, a encore fière crinière ».

Cette veille de guerre ne compte pas. C’est une journée pour du beurre comme on disait. Des minutes et des heures moulées de jaune, pâteuses, gluantes. Il revoit ses copains d’enfance, et leurs yeux avides répéter en cadence « une journée pour du beurre, c’est une journée où tu n’manges pas d’confiture » et pousse un long soupir, une mauvaise journée, quoi, dont il n’y a rien à tirer.

 

Il jette un coup d’œil à sa montre, une montre Mickey qu’on lui a prêtée avec un cadran rouge et des aiguilles en forme d’oreilles. Douze heures à tuer jusqu’au lendemain et le lendemain la guerre ! Il se retient de rire. On ne rit pas des choses sérieuses.

 

Dehors non plus il n’y a personne ! Depuis son entrée à la caserne, il a perdu l’habitude de la rue. Ses habits civils le gênent. Malgré les exercices et les marches forcées, il s’est épaissi. Les pommes de terre au roux qu’il aime tant ne lui valent rien, d’autant qu’à la cantine il y a toujours un voisin pour lui refiler sa part. L’avantage avec l’uniforme c’est que cela se remarque moins. Les boutons dorés attirent l’œil, tout comme le béret qui lui  sert à dissimuler sa tête ronde, tandis que le costume de ville  favorise sa gaucherie naturelle.

 

Avec un peu de chance, là-bas, il fera chaud, s’il fait chaud il maigrira, et s’il maigrit on ne se moquera plus de lui. Allez, il finira bien par les avoir ! Surtout si la guerre dure longtemps. Mais ça, bien malin qui peut le prédire ! Ce qui est sûr, c’est qu’ils se retrouveront entre garçons. Deux, trois femmes aussi, mais il ne les aimera pas. Il aime les femmes effacées et les putes qui ne sont pas des femmes. Celles qui courent à la guerre, il ne les aime pas. Des crâneuses, des insolentes. De vraies salopes finalement. Le contraire de ce dont il rêvait, gosse, les doigts tachés d’encre : des tendres, pas trop maigres, pas trop d’idées, des lueurs dans les yeux.

 

Tout ça lui a donné soif. Il n’est pas encore dix heures et en temps normal il a horreur de la bière, mais il se dit qu’il avalerait bien un demi en regardant la mer. Après tout ce n’est pas un jour  normal, c’est la veille de la guerre ! Faut bien marquer le coup !

 

Il connait un patron sur le port chez qui il se rendait à l’époque… Ils discuteront un moment en attendant midi. Ensuite il ira  manger un cassoulet. Rue de la Truanderie, il y en a de fameux ! Cela fait des années qu’il n’est pas revenu dans le quartier mais les villes ne changent pas. Quant à Claude François, Madonna, Brigitte Bardot et tutti quanti, il fera un détour par le bazar de la jetée, après déjeuner. Avant d’aller, pourquoi pas, au cinéma.

 

Pour une journée pour du beurre, après tout, les choses ne s’annoncent pas trop mal. Il accélère le pas en empruntant la descente qui mène à la mer.

 

Dans les rues toujours aussi désertes, c’est à peine si l’on aperçoit un vendeur de glaces à la criée ou un kiosque à journaux ouvert. Aucune manchette ne mentionne la guerre. Seuls sont exposés dans l’unique vitrine dont les rideaux métalliques ne sont pas baissés – celle du marchand de jouets – des pistolets et des fusils à eau multicolores. Partout règne un silence pesant. Même les filles qui souvent traînent à parler en tenue légère aux premières heures du matin sont absentes. Une ville, décidément, qu’il fera bon quitter !

 

Il  n’a pas l’habitude de s’asseoir dans les cafés. Une phrase effrayante lue un jour dans un livre lui trotte dans la tête : « un soldat, ça naît, ça vit, ça meurt debout ». Un soldat ne s’assied pas mais s’accoude au zinc et écoute les autres garçons, les habitués !

 

Quand il arrive sur le port, à la hauteur du phare, devant le café Lestès, l’aspect du local le frappe désagréablement. Il attribue cette impression à l’heure matinale. Qu’est ce qui lui a pris de sortir si tôt ! En l’absence du patron, la serveuse est seule à s’affairer derrière le comptoir, les yeux dans le vague. Elle fait  mine de ne pas le reconnaître et il n’ose pas forcer son silence. Il se demande où est passé le berger allemand, Nox. Il s’appelait bien ainsi ? Nox ou Fox, quelque chose de ce genre. Cela lui donnerait  contenance s’il pouvait lui caresser la croupe. Il n’est pas mort, au moins, ou  caché dans un coin, prêt à bondir sur lui ? Une bouffée d’angoisse l’envahit. Il s’éponge le front avec son mouchoir.

–          Qu’est-ce que je vous sers ?

 

Manifestement elle ne se souvient pas de lui, sinon elle lui sourirait. Il a brusquement le sentiment de la déranger à rester ainsi planté au milieu de la salle et avisant une table en léger retrait par rapport à la devanture il s’y installe,  manquant la renverser au passage.

 

–          Un demi, balbutie-t-il, avec beaucoup de mousse…, s’il vous plaît, Madame.

La mousse noiera la bière ! Les fantômes des clients absents l’intimident. Le son de sa propre voix le surprend, étrangère dans le café désert où un écho poussiéreux répercute ses paroles. A travers les vitres qui n’ont pas vu l’eau depuis longtemps, la mer paraît plus grise qu’habituellement en cette saison. Devant la porte un marin marmonne de vagues salutations à l’attention de la serveuse.

 

Ses pensées se confondent avec l’étendue marine, morne, plane. Comme prévu la bière est imbuvable. Ce n’est pas de bière qu’il a envie, mais de cassoulet, une irrésistible envie de cassoulet !  Mais il est trop tôt et le restaurant de la Truanderie est trop loin.

 

Où donc s’est-il aventuré ? Le choc des corps, les bagarres, les longues marches, c’est là toute sa vie, pas la mer; il s’aperçoit qu’il déteste la mer. Il faut partir… Vite ! Il fouille nerveusement  dans ses poches en quête de monnaie et ne voit pas la femme entrer, se diriger vers lui. Elle le fixe avec une curiosité non dissimulée, comme si sa présence nécessitait explication. Gêné, Jean L. s’absorbe dans la contemplation de ses chaussures et s’en veut d’avoir négligé de les cirer, lui, d’ordinaire si soigneux.

 

–          Rappelle-moi ton nom.

 

La phrase l’arrache à sa léthargie. La femme est plus âgée que lui, la quarantaine environ ; sans l’espace un peu trop écarté entre ses incisives supérieures qui contraste avec son apparence soignée, elle serait  belle. Sur le noir des cheveux son manteau écru paraît presque blanc. Elle lui sourit.

 

–          Tu as peur ?

–          Je ne…je ne vous connais pas, bredouille Jean  en évitant ses yeux.

–          Ah non ?

 

La femme semble franchement amusée. Elle n’est pas du genre à tutoyer le premier venu, quelque chose dans cette scène ne cadre pas avec ce qu’elle devrait être. « Une journée pour du beurre…c’est une journée où tu n’manges pas d’confiture » la phrase le hante. Il jette à la femme un regard méfiant. Sale journée, en fait, la première impression était la bonne, vivement la guerre !

 

–          Qu’est-ce que vous me voulez ?

–          Mais rien, quelle idée, tu permets ?

Avant qu’il ait eu  le temps de réagir, elle s’est assise à sa table.

 

–          Pourriez-vous m’apporter un petit noir, fait-elle à l’adresse de la serveuse.

Sa voix est douce, distinguée. Jean L. ne peut retenir un geste de découragement.

–          Tu as peur ?

 

Mais non, il n’a pas peur. Un soldat du régiment n’a peur de rien, quelle idée ! Sa méfiance se convertit en haine. Comme si on ne pouvait pas lui foutre la paix, la veille du jour le plus important de son existence. Ils avaient bien raison, tous, les journées pour du beurre, aucun espoir de les faire figurer dans le décompte des heures riches ! Vivement la guerre, loin du cortège des planqués.

 

–          Vivement la guerre, murmure-t-il en son for intérieur, le regard noyé dans son verre. Cette pensée l’enhardit et il reprend d’un ton plus assuré, les yeux dans ses yeux cette fois-ci :

 

–          Qu’est-ce que vous me voulez ?

–          Voir vos mains.

 

Un jour, une bohémienne lui a lu l’avenir dans les lignes de ses paumes, des faits, des dates précises puis brusquement, le regard détourné et rien que des banalités. Il ne s’en était pas inquiété…mais, aujourd’hui la scène lui revient avec en arrière-plan des images de paysages ravagés, de corps déchiquetés, de celles qu’on passe à la télévision. Il frissonne. La guerre, songe-t-il, est aussi un lieu où l’on meurt. L’envie de cassoulet grandit en lui.

 

La femme n’a rien d’une bohémienne. En revanche, la manière dont elle l’a abordé le met mal à l’aise comme si quelque chose d’essentiel était en train de lui être volé. Son vouvoiement subit ajoute encore à sa gêne. Il se sent petit, petit, il faut partir… Il se lève.

 

–          Vous… excusez-moi.

Elle l’attrape par la manche :

–          Je vous en prie.

 

Le ton est devenu impérieux. Le sourire a disparu. Quelque chose de grave anime ses traits. Elle porte une eau de parfum entêtante, poivrée et sucrée à la fois qui lui rappelle quelqu’un. Ses ongles sont rouges, ses mains longues et fines avec des veines gonflées trahissent une nervosité mal dominée. Une sirène retentit au loin. Jean L. sursaute. Après-demain, à cette heure, il sera embarqué pour la grande affaire de sa vie. Machinalement, il se rassied et fait signe à la fille de lui apporter un verre d’eau. Ils sont seuls dans le café.

 

–          Vous leur voulez quoi à mes mains ?

–          Vous ne devinez pas ?

 

Elle le fait sortir de ses gonds, c’est rare, mais quand ça arrive, il ne répond plus de rien. Il parle plus fort qu’il ne l’aurait souhaité :

 

–          Vous me faites perdre mon temps !

–          Je ne crois pas, vous n’auriez pas une cigarette ?

–          Je ne fume pas, je ne sais pas ce que c’est qu’une cigarette, explose-t-il.

 

Sa colère, bizarrement le rassérène. Elle fait mine de ne pas y prêter attention, se lève, très digne.

 

–          Attendez-moi, je reviens.

Elle hésite.

–          Mon nom, c’est Rose.

 

Il la voit s’éloigner, sans un regard vers lui, la démarche insensiblement claudicante, et se demande si cela est dû à une malformation de naissance ou à un accident. Peut-être n’a-t-il pas bien vu. Peut-être est-elle juste un peu fatiguée, plus âgée qu’il ne le pense. Peut-être est-ce lui qui est fatigué. Une mauvaise journée !

 

–      Attendez-moi, je ne serai pas longue…

Sa voix résonne dans sa tête. Il la perd de vue.

–      Ne partez pas!

Un cri pareil à celui d’une bête blessée, cri rentré. Un cri pour du beurre. Il a dû s’endormir. Des silhouettes dépenaillées se bousculent au loin. La mer est merveilleusement bleue.

 

Mais non, se dit Jean  stupéfait, elle est grise, la mer, comme le silence. Grise pas bleue. Le bleu…le bleu n’existe plus,  n’a jamais existé…le bleu est allé se… Le sable est écru, presque blanc  taché par endroits de grosses gouttes roses. Il crie de plus belle :

 

–          Ne partez pas, madame!

Dans le lointain un chien hurle. Nox est revenu, songe-t-il, apaisé, c’était donc cela !

 

–          Jean !

–          Aie ! Quoi ?

–          Jean, réveille-toi qu’est-ce que t’as à pioncer toute la journée, écoute, c’est pour ce soir, on va les voir, j’connais un endroit sur le vieux port. Tu vas dire à ta tante que maman t’invite au cinéma, l’argent, j’m’en charge !

–          J’ai dormi ? Quelle heure il est ?

–          Six heures, et comment que t’as dormi, tu dors depuis deux -heures, ce que t’as pu crier, dis donc…

–          J’ai rêvé, je crois, c’est fou, c’était la guerre eh …Fred…dis, la -guerre.

–          La guerre ? T’es malade. A force d’y penser, tu vas la faire arriver. On n’en a rien à foutre de ta guerre. C’est pour ce soir que j’te dis, les femmes, ce soir !

–          Euh, c’est que…

–          Quoi ?

–          C’est que… ça m’dit plus. J’les ai vues, j’les aime pas… Frédéric…

–          Quoi encore ?

–          Ta mère, elle veut vraiment m’inviter au cinoche ?

–          J’en sais rien, moi.

–          Mais tu disais…

–          Pour du beurre, idiot, j’disais pour du beurre ! Oh, et puis t’es trop con. J’y vais avec les autres. Reste donc sur ton banc.

Jean ferme les yeux,  et au bout d’une seconde, comme s’il s’arrachait à une image secrète, les rouvre à demi et murmure :

–          Eh dis Fred, c’est bien Rose qu’elle s’appelle, ta mère ?

Personne ne lui répond. A quelques lieues de là, au vieux port, perdu dans le cri des sirènes et des mouettes, un porte-avion est à l’abordage.
 

 

 

 

 

 

 

 

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Brigitte Gyr est née en 1945 à Genève où elle a fait ses études, de droit et de sciences politiques et exercé la profession d’avocat.

 

Depuis 1976, elle vit à Paris où elle est mariée et a une fille.

 

Elle y travaille en tant que lectrice auprès de maisons d’édition et traductrice (une douzaine de livres traduits, d’anglais, allemand, italien, espagnol) dont une participation à l’anthologie sur la poésie concentrationnaire, parue aux Presses universitaires de Reims, sous la direction d’Henri Pouzol
Depuis 10 ans elle anime des ateliers d’écriture pour adultes et enfants, notamment en zone défavorisée, dans les écoles, les prisons…

Elle participe régulièrement à des lectures et à des festivals en France et à l’étranger (le Festival Franco-anglais de poésie, festival Algérie, Allemagne, Suisse ) et est publiée dans différentes revues : Ralentir travaux, Chariton Review, KoggeBrief, Autre Sud, Le Nouveau Recueil, la Traductière, Triages, Revue des deux Rives…)

 

Bibliographie :


poésie
Comme le feu à l’eau, Ed. Saint Germain des Prés, 1970
Au Décousu de l’aile, dessins Meyer Sarfati, Ed. Jacques Brémond, 1988 
Le Sablier distrait, Ed Bois Pluriel,  gravures sur bois d’Elbio Mazet, 1990
Lettre à mon double au fond du puits,
 encres de Nicole Vatinel, Ed Jacques Brémond, 1994
Livres d’artiste,
 poèmes accompagnés de gravures de Marie Christine Bourven, 1997
Avant je vous voyais en noir et blanc, 
 Ed. Jacques Brémond, 2000, (prix Claude Sernet, 2001)
L’Epave d’une Parole, 
Signum, avec des dessins originaux de Karl-Heinz Bogner, 2002
Eaux Félées, 
Signum, photographies de Laurence Toussaint, 2004
La Forteresse de sable, 
Idée Bleue, 2006 (après une résidence à Rochefort sur Loire), encre de couverture Hervé Borrel

 

Pour la jeunesse:
4 livres : Quand je serai très très… (avec Hervé Borrel) (Editions du Rocher/Lo Païs d’Enfance

 

théâtre :
Petit Personnage rouge, créé en 1992, au Couvent des Cordeliers
Chocolat joué au Théâtre Essaïon), 1998
Un égal trois, 2001
Champ de ruines, 2006
un recueil de nouvelles, prêt à la parution, Le temps trieur  (certaines de ces nouvelles parues dans des revues, (en 2005 : revue Harfang, Kogge)

 

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