Atelier BACH.Bogen

 

MUSIQUE & THEATRE

(Théâtre musical. Poéticité et félicité)

 

 

Germany/France

 

 

Musiktheaterwerk

Überhörte untiefen

 

 

 
Photo: John Fago

 

 

Michael Bach Bachtischa

 

 

Photo: John Fago

 

 

L’archet BACH (BACH.Bogen) permet aussi bien le jeu monophonique que polyphonique sur un instrument à cordes et il devient ainsi possible de jouer une, deux, trois, ou même quatre voix simultanément tout en changeant avec souplesse d’une combinaison à l’autre. Pour cela, la convexité de la baguette est suffisamment accentuée et la hausse est équipée d’un mécanisme de levier qui permet de tendre et de détendre les crins à volonté.

Mstislav Rostropovitch, convaincu et inspiré par l’idée, coopère intensivement à la conception d’archet BACH qu’il s’emploie à tester et jouer tout en méditant les nouvelles implications au niveau de la technique instrumentale.

John Cage et Dieter Schnebel ont écrit pour l’archet BACH et ont ouvert de nouvelles perspectives à son utilisation.

Quant aux œuvres pour violon et violoncelle solo de J.S.Bach, elles offrent, encore au 21ème siècle, un défi unique à l’interprète sur le plan du jeu polyphonique. L’archet courbe a depuis toujours été emblématique du jeu des instruments à cordes. Cependant, le monde fascinant du jeu polyphonique reste, sinon à découvrir, du moins largement à redécouvrir.

La pratique du jeu polyphonique à l’archet est attestée notamment chez Alessandro Striggio (1540-92), virtuose de la lira da braccio à l’ époque de la Renaissance italienne, chez l’organiste, violoniste et gambiste Nikolaus Bruhns (1665-97), chez Johann Paul von Westhoff (1656-1705), le violoniste allemand contemporain de J.S.Bach, qui développa une forme de notation musicale spéciale pour le jeu polyphonique, et, last but not least, chez Niccolò Paganini (1782-1840), dont les prouesses polyphoniques dans quelques-unes de ses notations pour le violon et l’alto a été étudiées et documentées par Philippe Borer.

 

 

 

 
L’archet BACH a été conçu pour rendre possible le jeu polyphonique. Sa conception originale tient compte à la fois de l’anatomie humaine et de la géométrie des instruments. Le moindre détail de la construction est pensé au service d’une manipulation virtuose et le produit fini aura nécessité la maîtrise et l’intégration de plusieurs disciplines spécialisées.

Depuis la parution, en 1905, de l’ouvrage fondamental d’Albert Schweitzer sur J.S.Bach, la question de l’archet courbe a été l’objet de vives controverses. Le démarche première de Schweitzer s’appuyait sur son expérience et sa sensibilité d’interprète, ses arguments et suggestions étaient basés sur ses vastes connaissances musicales et son immense culture. Pourtant ses théories se heurtèrent souvent à l’incompréhension et la querelle entre experts de différents bords n’est, à ce jour, pas encore entièrement vidée.

Faisant contrepoids au rejet parfois un peu rapide de certains musicologues (notamment D.Boyden) deux textes solidement documentés et argumentés de façon claire font le point sur le sujet. Il s’agit du livre de Rudolf Gaehler intitulé Der Rundbogen für Violine – ein Phantom? ainsi que de l’article de Michael Bach consacré aux Suites pour violoncelle seul de J.S.Bach paru dans la revue allemande Das Orchester. Il est à noter qu’aussi bien Rudolf Gaehler que Michael Bach peuvent se prévaloir d’une longue expérience de concertistes et d’un travail de recherche approfondi.

Dans son livre, Rudolf Gaehler met à disposition du lecteur une compilation des textes les plus importants écrits au 20ème siècle sur le thème de l’archet courbe. Son propos est essentiellement de démontrer la possibilité de réaliser les notations de J.S.Bach avec l’archet courbe. Son enregistrement récent des six Sonates et Partitas, qui atteste de sa maîtrise impressionnante du jeu polyphonique, constitue en même temps une illustration éblouissante de cette thèse.

Michael Bach, quant à lui, propose une nouvelle approche interprétative des six Suites pour violoncelle, mettant en lumière l’extraordinaire variété de production sonore offerte par l’archet courbe. Le point de vue adopté ici, hors de tout dogmatisme, est de comprendre et utiliser les étonnantes potentialités de l’archet courbe. Michael Bach démontre ainsi comment l’interprète est libre de choisir d’exécuter les accords plaqués, soutenus, arpégés, ou brisés. La façon d’exécuter l’arpeggio peut être variée beaucoup plus qu’avec l’archet concave conventionnelle. On peut aussi ajouter des voix successives sans devoir abandonner les précédentes. En outre, la tension des crins étant contrôlée par l’exécutant – et non fixée pour toute la durée d’un morceau – il est possible d’obtenir des qualités de son jusqu’alors inconnues, en jeu monophonique aussi bien que polyphonique.

 

 
Blog de Michael Bach Bachtischa

 

 

VIDEOS:

 

 

Au delà de l’ouïe, version Nice (2009)

Une pièce pour théâtre musical de Michael Bach Bachtischa
für John Cage und Daniel Charles
www.youtube.com/watch?v=ZEm0_wFy9vI 

 

 

Überhörte untiefen, trailer 2009
Ein Musiktheaterwerk von Michael Bach Bachtischa

für John Cage und Daniel Charles
www.youtube.com/watch?v=Qbym3frq7FI 

 

 

Überhörte untiefen, version Nice (2009)
Ein Musiktheaterwerk von Michael Bach Bachtischa
für John Cage und Daniel Charles
www.youtube.com/watch?v=XFKg8WkuT8E  

 

 

Cross-Currents unpercieved, version Nice (2009)
A Piece for Musical Theatre by Michael Bach Bachtischa
für John Cage und Daniel Charles
www.youtube.com/watch?v=xDozFAXo_TI

 

 
Weitere Informationen:

Michael Bach Bachtischa, Analyse des Werks 18-7-92 für das OLG Köln
Text von Daniel Charles zur Prim fis’ in 18-7-92
Pierre Dutilleux, ZKM Karlsruhe: Verstärkung von Differenztönen

 

 

 

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KONTAKT/CONTACT :

Atelier BACH.Bogen
France

7, rue de la Laine
67160 Wissembourg
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FAX +33 (0)3 88 94 05 07

Atelier BACH.Bogen
Germany

Im Schellenkönig 56 b
70184 Stuttgart
Germany

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