Any Mendieta

 

 

Histoires et légendes d’Amérique latine

 

Spectacle d’une heure, tout public à partir de 7 ans

 

 

 

avec Any Mendieta comédienne

et Hélène Sage à la Contrebasse, à la flûte basse et à la voix

 

 

 

 

 

Textes de  Gabriel Garcia

Marquez, Ricardo Lindo, Hélène Montardre, David Escobar Galindo

 

 

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Quelques mots sur le fond…

 

A travers un choix de légendes anciennes et de textes d’auteurs contemporains, ce spectacle en lecture musicale donne à goûter l’âme profondément surréaliste de l’Amérique Latine. Il dévoile aussi la dualité vagabonde qui la caractérise. À cheval sur les forces telluriques, cette âme voyage par élans aux prises aux forces mystiques et obscures. Sans doute cette dualité est-elle aussi le fruit de son histoire « car, depuis le jour où 200 conquistadors renversèrent un empire de 20 millions d’âmes, l’Amérique latine est double : un pied dans l’Europe, l’autre dans la cordillère ; un dans les légendes immémoriales, l’autre dans les utopies d’avant-garde ; un dans la dictature, l’autre dans la démocratie ; un dans le réel, l’autre dans l’imaginaire! »… En résulte un vivier littéraire, poétique, riche et contrasté!

 

 

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Quelques mots sur les interprètes…

 
« Poétique duo que celui de ces deux silhouettes si contrastées. L’une, petite, brune, impulsive, l’autre, grande, au visage auréolé d’une chevelure lunaire. Deux femmes. La première dit, murmure, s’encolère, s’envole tandis que la musicienne invente, ludique, des notes inspirées aux accents profonds ».

 

 

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Extraits :

 

…. « Le mercredi soir, comme tous les mercredis, les parents allèrent au cinéma. Les enfants, maîtres et seigneurs des lieux, fermèrent portes et fenêtres et brisèrent l’ampoule allumée d’une des lampes du salon. Un torrent de lumière dorée et fraîche comme de l’eau s’en échappa et ils la laissèrent s’écouler jusqu’à ce qu’elle atteigne une hauteur de vingt cinq centimètres. »….

 

Six contes vagabonds de Gabriel Garcia Marquez

 

…. « Et la nuit venait, et les lucioles, qui essayaient d’apprendre à être des étoiles, dansaient au rythme de la flûte du prince. Les gens étaient heureux. Mais un jour -parce qu’il y a toujours un jour parmi les jours- les navires espagnols arrivèrent dans le golfe de Fonseca »….

 

Cuscatlan aux eaux bleues de Ricardo Lindo

 

… »Au bout de cinquante jours, il ne resta plus qu’un seul couple, réfugié sur la plus haute cime, tremblant dans l’obscurité car la pluie avait tout avalé : la lune et le soleil, les étoiles et les planètes. Le quatrième monde resta dans les mémoires sous le nom de Soleil de Pluie. Quatre mondes s’étaient succédés et quatre mondes avaient péri. Ne restaient que le souvenir de ces terres disparues, leur nom et l’obscurité. Qu’allait-il se passer à présent? Hé bien de cette nuit profonde, un cinquième monde était prêt à émerger »….

….. « Pourtant quelque chose n’allait pas. Il faisait jour, mais pas vraiment. Quant à la nuit, elle n’arrivait jamais. Et il faisait beaucoup trop chaud. Les hommes se demandaient ce que pouvaient bien fabriquer les dieux. Les dieux transpiraient à grosses gouttes… ils levaient leur regard vers le ciel…

– Mais que font-ils?

– Ils devraient bouger, non?

– Bien sûr! Chacun devrait avancer dans le ciel, l’un derrière l’autre, à bonne distance…

– La nuit viendrait…

– Puis ce serait le jour…

– Et la nuit de nouveau…

Rien de tout cela ne se produisait. Le soleil et la lune étaient d’une immobilité affligeante. »…..

 

Mythes des Amériques d’Hélène Montardre

Écouter des extraits : ICI

 

 

Les textes du spectacle sont extraits des livres suivants :

 

« La lumière est comme l’eau » extrait de Six contes vagabonds de Gabriel Garcia Marquez

« Ce que raconte le grillon » extrait de Cuscatlan aux eaux bleues de Ricardo Lindo

« Contes d’Amérique centrale » extraits du livre Mythes des Amériques de Hélène Montardre

« Pénitence » extrait du recueil de poésies Les clés du sous-sol de David Escobar Galindo

 

Spectacle produit par cinéScène et l’Oreille Hardie