Alexandra Bouge

 

Alexandra Bougé

 

(France)

 

 

 

Le chant les corps le corps comme un désespoir, chant dans une viande rêche, dans un tombeau

 

toi maman maman ange ange / façades en pierres vieillies, un clin d’oeil, un sourire / la mère / la mère exceptionnelle, exceptionnelle, la douleur (de la perte) / un cri, courageuse,  les oiseaux, les merveilles, les entrailles, maman, son coeur qui n’bat plus / la femme, la femme, la mère la mère / sa gorge ses jambes raides, sa mort /

l’esprit de ma mère bâti dans ce qui m’entoure, la pierre, le toit, la fleur

l’AME

creusé, creusé, son corps rigide / corps froid / sérénité,

ville masques, un abdomen, une ombre, un corps, l’enfant, la ville de jaune faite / une fois ouvert, je lui donnais / des feutres / entonne le chant / un chant

ces gens lui ont appris qu’ils peignent d’abord les yeux, puis la bouche bleue (azur) comme une coupure rouge, (la vie l’avait quittée) dans l’arbre un fragment de peau se détacha / par terre / elle était plantée sur un socle qui était en fait son cou / trait / il dessina la tête la même tête la même tête … sur l’asphalte, le mur, l’emporta, la ville

 

BOUGE

 

la ville, des cloches, des larmes / fluides / les fluides / épouse le trottoir / les gesticulations des doigts de la main, dans l’ombre / les doigts dans l’ombre / son visage difforme / des  spectres / des traces / la trace / le teint blanchi / la figure / le teint blanchi, ombre / le teint se tord, le mot / laisse sa sueur, une trace / sa trace / fluides / s’élève sur le visage / sur le sol (mène sa danse)/ creuse / creuse / les plis, une figure / les prunelles / la peau vieillie / la peau vieillie

 

maman tu me manques, « je suis près de toi » « je t’aime », « mon p’tit, mon p’tit » aide-moi à tenir, maman, ses cheveux, les lèvres desséchées, ta salive, tes mains desséchées viennent sur mes mains

maman est un ange est un ange tes cils reposent en paix,

mon coeur si près près du tien,

mama mama

ton profil à la craie noire, le contour de ton profil, s’efface

 

(je la vois elle, elle, si belle dans le lointain, si belle dans le lointain, à vie)

 

ou bien :

 

maman tu me manques, « mon p’tit, mon p’tit » aide-moi à tenir, maman, ses cheveux, les lèvres desséchées, ta salive, tes mains desséchées viennent sur mes mains

maman est un ange est un ange tes cils reposent en paix,

mon coeur si près près du tien,

ma chère fille, je t’aime, je t’aime

mama mama

ton profil à la craie noire, le contour de ton profil, s’efface

 

(je la vois elle, elle, si belle dans le lointain, si belle dans le lointain, à vie)

 

un ange descend l’enfant ; brisé le nom, sa guitare, le murmure, son visage, sa trace sur le linceul, le front ridé, son cou, deux paupières / la jambe se rompt, brisé, des papillons se posent sur son cou / les lèvres, un linceul /

deux coeurs, se rompt, la vieille / les viandes les chairs se noient, paupières, le tracé l’être s’envole /

s’est brisé, le souffle s’émiette / tes mains, le cou, sa main, la tête

la partition le temps

 

la joie, ma mère, si douce, si gentille, si gentille, elle est tout pour moi /

elle me regarde m’aime de son regard / elle est si belle, le seul être qui m’aime de tout son coeur / elle ferait tout pour moi elle me protège et vole à mon secours elle est belle belle/ elle est le seul être que j’aime qui m’aime qui est là pour moi qui me protège / elle m’aime m’aime, envers et contre tout elle a toujours été là pour moi elle est l’amour amour / elle m’aime plus que tout au monde et me sauve des agressions de la vie, me sauve des violences des hommes, elle m’aime elle m’aime, envers et contre tout elle se bat pour moi elle me protège

(dans mes bras, ma mère ma mère que j’aime)

 

ma mère à l’hôpital, tout est en règle. pour le moment, mais la peur reste    de mourir. elle est  toute maigre, elle n’a pas marché dans les rues ; visionné les galeries de Paris depuis deux ans et c’est ça qui est terrible ; qu’elle ne puisse plus faire sa vie. Je me sens mal, il faut que je résiste auprès d’elle avec son médecin, ça m’fout le flip de ce qui va arriver, j’suis pas prête à accepter / elle souffre et toute cette souffrance /tout ce mal qui la bouffe toute entière et la laisse maigre, livide et anéantie ; ils lui d’mandent si elle préfère crever dans une maison ou chez elle, j’leur ai dit qu’ils arrêtent, ces oiseaux de malheur, dire ça à une femme en chimio, les pauv’ qui n’ont personne, ils les enlèvent au râteau, le lit de mort …

je vais regarder la télé, elle m’a demandé des nouvelles du chat qui va très bien, elle nous aime tellement et je l’aime à en mourir.

 

elle m’embrasse, sa bouche devient rictus / un rictus, la pièce, le visage s’efface,

sa voix s’accroche des plaques, morceaux de peau / une pièce sans toi, un virage, la chute / ses mots / ses larmes laissent des mots doux / les mots, ces pièces dans sa main, qui sort de l’égout, sur le quai ton corps immobile / le cri / son corps, la rame couteau / le fœtus, son corps, des traces / la mort / mort / des bouts de chair, une plaque, une plaque / sa prière, prière / le corps immobile /  le hurlement / son corps sur la rame / son corps se décompose / sa trace / son corps sa figure au bord penché / une silhouette, silhouette ; un corps, deux yeux, deux yeux s’évaporent / le son, traces / est resté allongé sur le quai en souffrance meurtri, meurtri / sa main (pend) gît sur le quai / la peur dans ses yeux, la souffrance, la souffrance / le corps / un sans-abri / sa peau vieillie, fatiguée / bleu gnon, (ou bleu œdème) / homme allongé, un homme / homme

tes yeux yeux, ta voix lumière lumière lumière

 

La forme minuscule, cannelée la fit penser à une statue. / la fourmi se fraye un chemin dans le gravier, ton pas, ton rire… fuse si beau ! si mal / des traces, des ailes, court dans mes (les) veines / le quartier où je suis né, une banlieue, ma mère jeune

ma mère / abandon abandon, son souffle sonsouffle si beau, la voir, lui parler, lui marquer une lettre, un signe (d’amour sur la peau) toi, toi (maman) / il vend les journaux de sans-abris, la mama / orange

orange / intestins, mama

je trie les déchets, occupante de l’espace des morts, une virgule / une femme hurle / j’glisse et l’on me récupère du fin fond / elle me demande  » ça va toi ? » « oui » je réponds et la nuit dépose ses armes, et la nuit dépose ses larmes, le but ? se tenir droit et survivre.

 

ma mère, tu as bossé, alors que je pensais qu’à la peinture, de jour comme de nuit au lieu de peindre toi aussi, au lieu de peindre toi aussi, tu me manques énormément, follement, ma mère / la nuit se fait sur ton front, tes yeux (découverts la mort t’emporta, ma p’tite maman, maman ; toi si belle, si pleine de vie, pleine de vie, le corps sans vie, les yeux découpés sur la figure (ton visage) ton corps jeté au feu, jeté au feu, ta douleur, ta douleur m’a fréquentée durant de longs mois / au-devant de l’exil elle a lutté elle a lutté, au-devant l’exil elle a lutté pour sa fille, entre deux gardes de nuit et un boulot la journée elle prenait des cours d’art contemporain à Pompidou / « j’ai travaillé comme une folle, je n’aurais pas dû, c’est ça qui m’a tuée  » disait-elle avant de mourir, cette mère, sacrifice, qu’un régime communiste avait estropiée, deux yeux découpés dans la pièce, la prière (la prière) / venue en 81 / momie, son souffle // dépourvue de toute mauvaise pensée, maman ! un corps (froid) (dans la prière), venue en 81, j’allais à l’école, puis ma grand-mère arriva et ma mère débuta ses gardes de nuit en plus de son travail du jour / maman.

j’la voyais presque plus, elle était morte morte de fatigue, et puis je ne trouvais pas de travail régulier alors elle continua ses gardes et son travail, une fois qu’on l’a virée du labo (car on n’avait plus d’argent pour la payer) elle fit d’la photo et ces photos me restent entre mes mains, un si beau coeur, si beau coeur tout de bonté, des photos qui expriment le rejet, la discrimination, la pauvreté, des laissés pour compte, des gitans, des pauvres ; un si beau coeur, un si beau coeur, une réfugiée, une maman, des papillons, des oiseaux vers la liberté, vers la liberté

 

maman, une réfugiée si près si près de moi / maman / maman / un travail harassant, des yeux sculptés dans une peau livide / un faciès / la mort

un appartement vide un appartement vide / maman se sacrifiait pour mes études, l’exil, « ce par quoi je tiens c’est l’endurance, à ça j’ai été soumise, c’est comme ça que j’ai vécu, par la résistance à l’endurance, sous le communisme et dans le travail ici » ses derniers jours, derniers jours / la maladie de maman, un long traitement, le cancer le cancer, un long traitement / mais ses quelques mots étaient une bise, art, d’une rare intelligence, finesse, des vieux os, le portrait de ma maman. quelques mois avant de mourir elle avait peint des os, elle me disait : « je finirai comme ça » ma maman, maman, si près / deux yeux, un souffle

 

 

 

maman, tu m’manques si fort,

ma fille, tu me vois tu m’aimes (tu m’entends) »

il se déshabille, se couche / le soleil se pose sur ses épaules, dépose les ailes de l’ange, lui dépose un baiser sur la joue / maman

son crâne est sous bandages / dans la chambre, aux toilettes quelqu’un d’invisible tire la chasse, il avance péniblement jusqu’à la porte

il est malade, il a peur peur de la maladie, d’la mort

sa fille vient, la mère sourit elle marche aux côtés de sa fille, appuyée sur le déambulateur, mais elle est épuisée /elle se lève à peine de sa chaise (combien de temps lui reste-t-il à vivre),

maman sur sa chaise, j’l’aime je veux pas qu’elle parte // ses yeux au pire de la maladie elle me regardait tout en douceur, elle se lève de son lit et elle marche dans l’appartement, nous avons quitté le pays ensemble, elle a travaillé, tout pris en pleine gueule, toujours pour moi et elle est morte maintenant et son pas son intelligence étaient des paravents contre le monde, elle se levait du lit …

nous habitions ensemble, de l’école je la rejoignais, (toujours cette belle maman), et l’on se promenait dans le Marais. quelquefois, après ses gardes de nuit, après son boulot de jour, nous marchions, elle m’offrait de quoi me restaurer puis on parlait / (j’aimais ce temps)

(elle était fatiguée) elle prenait des cours d’art à Pompidou.

je l’attendais devant le labo, une fois j’avais travaillé avec elle, je travaillais des moisissures / son pas sa voix son amour, au cinéma, des films d’art et d’essai, elle était vive, intelligente et pleine d’énergie / bourrée de talent, sa vie a été estropiée par le régime système communiste jusqu’à 40 ans

maman

la ville entonne le même chant, entonne ce chant, vers toi / maman je t’aime / une silhouette disparaît / au loin comme un chant / tes mots, ton esprit sont en moi résonne et apaise, ta silhouette s’éloigne / mon coeur frappe au rythme de tes mots

la fenêtre de cette pièce constituait la seule ouverture, de ta pièce, ta fille était là et tu l’aimais pas de mots assez forts pour l’exprimer, elle a été seulement pour moi, elle a été toute pour moi /

un berceau, une bouche, une pièce chaude où dort ma maman, un bercail, il était une fois, (autrefois)

 

des cloches, des larmes / fluides / les fluides / épouse le trottoir / les gesticulations des doigts de la main, dans l’ombre / les doigts / son visage difforme  / létal / des  spectres / des traces / la trace / le teint blanchi / le teint blanchi, ombre / se tord, le mot / laisse sa sueur, une trace / sa trace / fluides / s’élève sur le visage / sur le sol (mène sa danse)/ creuse / creuse / les plis, une figure / les prunelles / la peau vieillie / la peau vieillie

 

c’est pas possible pas possible de vivre, maman, « je suis près de toi, je t’aime, mon p’tit, mon p’tit », aide-moi à tenir, maman, tes cheveux, les lèvres desséchées, ta salive, tes mains desséchées viennent sur mes mains

maman est un ange est un ange tes cils reposent en paix,

mon coeur si près près du tien,

ma vie est en miettes, ma vie est en miettes, « je suis près de toi »

ma chère fille, je t’aime, je t’aime

mama mama

ton profil à la craie noire, le contour de ton profil, s’efface

 

(je la vois elle, si belle dans le lointain, si belle dans le lointain, à vie)

 

ses pieds, les traces de pas, sa salive, ses deux lèvres, la trace de pas, le visage de la morte / le visage posé, la trace / ta joue, ta salive, le linéament, le cou courbe / le linéament, la mort s’approche, un pas, la mort proche / une ombre, une figure / une trace, les signes de salive scintillante, tes mots de morte, ta tête / ses deux yeux, le linéament, la femme, ses pas, le squelette, squelette / le linéament (les traits), ses pieds, la trace de ses pas, elle est allongée, la mort, la trace de ses mots, sa salive, sur mon pull, ses mains squelette, ses lèvres, le pas, ses lèvres, s’écoule, le linéament / ses lèvres au sein de l’image, ses yeux deux coupures, ses yeux coupures, le linéament, ses mots

 

un ange descend l’enfant ; brisé le nom, sa guitare, le murmure, son visage, sa trace sur le linceul, le front ridé, son cou, deux paupières / la jambe se rompt, brisé, des papillons se posent sur son cou / les lèvres, un linceul /

deux coeurs, se rompt, la vieille, l’homme ses mots / les chairs se noient, paupières, le tracé l’être s’envole /

s-est brisé, le souffle s’émiette / passage tes mains, le cou, sa main, la tête

l’homme /

la partition le temps

 

maman est morte, son intelligence, sa culture, sa joie de vivre, sa volonté m’ont quittée

ses mots murmurés

un manque,

son amour, sa beauté, son intelligence

ton amour m’manque,

sa figure, sa beauté

sa figure ses mots maman ton amour me porte

les yeux deux lames son corps, la vie l’a quittée / quittée

mon amour moi son plus précieux objet, « mon coeur », sa figure, rouge,

sa voix me laisse emprisonnée, d’la viande macérée la plus belle chose que j’ai eu au monde est partie, le coeur sur la couverture,

un coeur

aime  tes yeux tes cils ta beauté ton intelligence (ta culture? / suis seule, allongée, froide près de toi, tes paroles m’atteignent, un coeur le coeur se brise, me laisse exsangue de tant te languir, (de tant souffrir) m’laisse exsangue, vers toi, vers ton amour, ton souffle, tes yeux, ta joue escarpée, tes yeux se brisent tes yeux / tes doigts fins reposent, des gouttes de sang de ma bouche / tes mots dans ma bouche, ta chair tes doigts / une dame / tes mots

 

un foetus, un foetus / le profil, désincarnée, une goutte, son visage s’efface, des talons, le long cou / le train / le train / la casa / des mots, une silhouette, un revenant / un foetus / désincarné / un foetus / désincarné / son visage blanc

l’oeil maison frêle / oeil frêle, frêle, la maison, des gouttes, des enfants des gouttes, vacille, le visage  désincarnée, sur ses guiboles à peine debout, désincarnée / un foetus, des corps,

chrisme, squelette, le profil

 

tu me manques, ta voix me dit « mon coeur, mon amour » ; ta voix me fait face comme un rêve de soie, qui n’en finit pas, qui m’enveloppe, ton visage si beau, un cri

ta voix / ta voix m’entoure et mes mots coulent comme mes larmes sur ton épaule, maman / un coeur, un murmure, ton coeur, ton âme, ta trace / un souffle se forme comme un bout de tronc, des yeux /

trace tes semelles (plantes de pieds) ensanglantées, tes paroles, le souffle sublime

ton souffle ta voix ton souffle une croix, tes pieds ensanglantées, le poids de ton tronc, ton cou, tes yeux, tes paroles m’arrachent à la vie, une fulgurante, fulgurante, tes pieds ensanglantée sur la terre, ton corps, un morceau se détache, le ventre colle au vent, à l’air que je respire, comme une vasque, ton souffle rauque, le fil avec lequel tu tisses l’homme / ta voix tes mots me laissent exsangue de toi, ta voix, une fugue, un fil berce une musique, tes syllabes, un christ, de l’eau bénite,

ton souffle, ton souffle m’emporte,

un souffle / la rive de tes mots / un rayon, tes traces, tes traces, les yeux, le contour de ta bouche, le cou, tes yeux, tes doigts de mourantes, si si frêles, tes mots ta bouche un corps telle une toile tes yeux s’effritent, tes mains frêles tombent, frêle je tombe frêle je tombe, au fil de tes bas, au fil de tes bras,

ton souffle, contour fin de tes lèvres, le corps christ,

le linéament de ton visage, le linéament de ton visage, tes os se posent sur mes os, ton liquide fluide,

son baiser laisse sa sève me lire / une femme apaise

 

elle écoute la voix, lui dira le tombeau, lui dira sa naissance, des fleurs éparpillées dans un coin du cimetière que ses pas foulèrent quelques mois plutôt, tout ce qu’elle fit c’était pour sa fille / quelques pas au loin dans le cimetière / quelques pas laissant sa trace, sa respiration au cimetière / froide / nue / la nouvelle, la triste nouvelle / le pas (de Micaela) qui laissa derrière elle une trace de la vérité, de l’amour pour sa fille, un souffle, la vie qu’elle montra juste, droite, claire, tendue vers un amour sans faille pour sa fille / elle a travaillé pour elle, pour s’lever dans le monde / elle a beaucoup travaillé pour elle, nuit et jour, pour sa fille / maman / le bois, les tentes des sans-abris, coeurs tendus…

la ville s’éteint

 

ta voix respire en moi / sur un parchemin ton soupir s’écaille, ton souffle vogue, le soupir de mon coeur, la tombe, le cou, tes yeux, mon son visage, un coeur sur un parchemin / mon soupir de toi, ta main dans ma main sur moribonde, ton visage s’en est allé, loin, glisse de mes mains, mon amour que je te porte que tu me portes sur un parchemin se posent mes mots, ton coeur si beau se niche dans mes mains, sa voix / la voix de maman que ton coeur me porte loin, (un coeur s’efface) le sang, le murmure de ta voix s’fait brume, un soupir, la main, tes paupières baissées, fermées, tombées, le cou long, la feuille de papier, le ton, le son de ta voix, soupir soupir d’tes entrailles ta voix superbe coule dans mes veines, des p’tits bisous se nichent à l’étroit dans mon corps puis disparaissent au-dessus des immeubles / le psaume un ton, la voix se languit, la paupière, la voix transfigure elle transfigure tes doigts tombés / un chrisme  un soupir, un astre est happé, la main qui la réalisa, le sol

 

encéphale / neurones / neurones / deux yeux / cou long et fin / deux yeux / parcelles d’yeux / croix, croix croix / figure / asphalte, asphalte, figures blanches / blanches / du son, son, mots, mots, lèvres, veines, mur, perruques / mots graffés / croix, figure / son, cou long fin rigide, mot-coupure / bâtonnets de craie, deux yeux, croix, croix, viande maison, croix, passage / travail, cousu, cousu, ampoule / gris rance / muscles du corps, animaux, asphalte, deux yeux, viande rance, mouches, épileptique, (lumignon), bougie, ratures, lignes sur le mur, mots lettres fragmentés / dents, ligne verticale de la croix, miettes, deux yeux, figure blême, pinceaux, mots / traces de salive / yeux, oeil, coeur, poumon / poisson-chat / corps, corps

 

des pas, des traces, une figure, une figure / le profil / écrin d’amour entre tes bras, un murmure, murmure, sa glotte pousse et s’épanouit, se ramifie en une corde, une trace / une trace / des gouttes, un corps blanc atrophié de foetus, malheur / il s’effondre, les lèvres, cendres, une goutte, un suintement, un murmure

il avance avance lentement, les jambes pliés, un pas, deux pas, ses mains essayent de s’appuyer, son corps en souffrance  / ses pas / se force à marcher, ses bras frêles décharnés

il s’assoit sur un banc, adossé, de côté

 

maman, sa bouche, ses yeux sourcils / elle marche soutenue par sa fille, ses lèvres dessinées elle tombe (elle ne se relèvera plus jamais) / sur le trottoir finement dessiné on apprend toutes les deux à marcher, sur le trottoir où un soleil rouge posé sur tes lèvres fines m’accompagne, sur le trottoir finement peint, tes mains, tes dessins / où tu apprends à communiquer la vie aux confins de la mort / fin, tes mains

la ville quittée, les yeux éteints. les yeux éteints de tristesse d’un pouvoir dictatorial, où la vie dure d’immigrée estompa / tes mains, de tes bouts de doigts abandonnés dans l’escalier du musée / tes lèvres, ta mèche de cheveux, ton cancer / ta main dans ma main nous apprenons les signes dans ce nouveau monde qu’est maintenant le tien, tes yeux, noirs sur ta lèvre finement ciselée, (maman à qui je n’ai pas dit comme elle était extraordinaire) ton nez statue, une bise m’habite

j’écris tous ces mots avec maman, tes yeux / au travers la mort, on ira se promener sur le trottoir, ensemble, dans la beauté / le cancer si vivace dans ta peau durant toute la période de convalescence entre quatre murs qui a duré dix ans, elle a souffert entre les chimios et les quelques pas qu’elle pouvait faire dehors, elle marchait doucement à grand-peine, (avec difficulté) / elle parvint / au bout d’la vie

s’élève maintenant aux cieux, le vol des oiseaux

 

un homme meurt / un trou au milieu de la poitrine (tête penchée) / soupir, soupir / son âme parcourt la ville / maman / son âme parcourt le monde, les villes, son squelette, sa foi, son voile s’évapore et se dépose sur les hommes morts / la ville, ses cruautés, des hommes un chant // une âme, une âme / maman / maman / la venue en France de cette femme qui a su se battre se battre contre la dictature pour sa survie et celle de son enfant / fait ce qu’elle a pu, au-delà de ses possibilités, pour moi / s’est battue, jour et nuit dans des boulots pour étrangers / jour et nuit / sous-payés / pour sa fille, lui a enseigné l’amour de l’art, l’amour, le droit, droit, le droit chemin, le droit chemin, l’amour son amour (l’amour) / elle s’est sacrifiée pour moi, elle a travaillé pour que je fasse mes études pour que j’aie une vie meilleure ma mère elle s’est sacrifiée, s’est sacrifiée pour moi // extirper la dictature, aimer l’homme l’homme / Maman, maman, mon bel enfant, ton souffle parcourt mes veines / mon amour qui a donné sa vie, pour son enfant, mon amour, toi, toi, un si bel amour tu as été délivrée ; une vie dure de la maladie qui t’a rongée dans les dernières années de ta vie / une maladie, un amour, qui t’a rongée, maladie, maman, cri cri de révolte contre toutes les dictatures, la souffrance des femmes, contre tout ce dont tu t’es battue, battue, femme battue, pour dénoncer, une femme / ma maman

battue,

un coeur ; un coeur, une flamme,

mon amour on parle aux oiseaux, l’on parle aux oiseaux, l’amour de toi,

exilée, ce matin

face osseuse, front, rares cheveux épars, épars, surgissent une nappe, une nappe, (un ruban ?, rayée de blanc, figures, figures,

écailles de poisson, yeux, yeux

elle s’effiloche rond / la tête / (se pose) l’oeil,

deuil (ou bien esprit, âme), oeil, yeux, cou

Maman. (Tu me manques tellement.)

Maman

 

je suis tout près de toi, ma vie, ma vie, je suis près de toi, je suis tout près / ta force, ton espoir…mère… espoir, morte, morte, si frêle, ton corps laissé en terre, morte, morte, espoir, maman maman morte, sous le linceul,

ce matin-là si froid si froid tu es là partout, maman, maman est tombée

le malade, si frêle / une femme est tombée… (cette nuit la prit dans son linceul, et partit au loin)

 

un beau visage, celui de maman, en pointillé / des murmures venant de l’au-delà dans mon oreilles, son être se couche sur un tapis de fleurs de mer, ses mains maigres fines et frêles dans ma main, des cheveux tombent du cancer, une grosse pierre est tombée, un foulard violet / un cri, celui de l’enfant, puis la mère, la voix de la mère

 

elle enlève à sa ville un morceau de sa chair enlève à son corps des veines des organes enlève des points fragmentés des orbites des chairs  des vagues d’son corps qui s’incline  des crissements de souris de l’ennui de l’hôpital enlève des nuits à la vie /elle enlève des chairs d’la patience à l’ennui des seringues des gestes  des piqûres trous dans le corps des vies

comme un fil à la vie

comme un fil à la vie

la lumière s’éteint et l’angoisse du lendemain en filigrane l’angoisse s’lit dans leurs yeux d’un lendemain plus beau attaché arraché à leurs perf / (corps paralysé), il marche arraché attaché à ses perfusions à la ville vieux rabougris en chantant attendant des jours meilleurs, attaché à la vie

la lumière s’allume une vie apparaît dans les entrailles des mécanismes opératoires un souffle s’épuise sur le front d’un enfant /  la ville s’éteint sur une douleur un espoir un gémissement un espoir sur un lit d’hôpital un gémissement la vie cherche un lendemain fait de sourires d’un sourire éternel, épuisée sur un lit d’hôpital / sur un lit d’hôpital / il arrache des gens à la vie / le fardeau de l’homme et la nuit cri tagtag la ville

 

ton souffle (maman), mène, vogue, tu me manques, tellement, ton soupir, ta voix, (ma chérie), ploie sous sur mes larmes, (mon coeur) / ton souffle ta voix (me laisse) ta voix, ton coeur, la vie passe, tu es près de moi / mon coeur, ton coeur à l’unisson pour une dernière ballade au plus près de la vie bientôt je serai à toi, nous nous retrouverons, un baiser, un baiser, si près d’ton souffle ton souffle, je resterai en toi, ta voix plus près, nous resterons, tes mots foudroient mon coeur au-dedans, au-dedans, tes soupirs viendront s’apposer sur ma tombe / tes mots apportent la route, tes mots en moi / mon coeur  tes yeux percés / les gens / au bord de la route

 

tes mots le baume sur le bois ils resteront un monde si près maman je serai si près de toi, au-dedans ta voix son univers des murs s’écroulent, se brisent, une voix

 

le squelette de la ville semblait surgi de terre en filigrane, pièces effondrées cachées parsemées aspergées de terre, au-secours, au-secours

la figure de côté, les yeux hallucinés exorbités par la peur

il est arraché à lui-même une ville abandonnée (déserte)

les rues sont vides / gravillon / Rose nettoie la rue / Rose se penche et ramasse, le ciel s’empourpre, les déchets d’la rue / le ciel gris /un arbre / des chewing-gums / elle plisse sa jupe, s’abaisse d’un cran vers le crâne chauve qu’elle imprime au tréfonds d’elle même, bleu / Rose finit sa nuit sur un plat et fait la manche, fait la manche

le parc elle s’balladent, sa mère lui manque, elle est morte il y a six mois / une femme / un brouillon, une fin de vie / le cancer, la douleur d’une mère, la douleur de sa fille qu’elle chérissait plus que tout / des toits, la ville

 

Elle prit ma jambe, la dévida de son jus et l’enroba dans du fil. Je l’amène par la main, à tâtons, elle rampe sur le sol. Elle reprend des forces, se relève, je marche tout droit, à ses côtés. Je tombe et nous nous relevons l’une l’autre. Nous avons aménagé, cultivé autour de nous un bout de jardin  dont nous nous prêtons la clef le temps d’un somme, d’un moment de repos, d’une halte. Les angoisses ne nous laissent pas de répit. L’espace qui recouvre ces jours se reflète pour une partie détruit ou en friche. Ses mains lui échappent et tremblotent par-dessus.

 

la ville est grise, comme une fille la nuit m’enrobe

comme un cercueil, une atmosphère, une pensée, le ciel sombre, ma nuit enrobe les cris d’ma mère malade, souffrante

j’élèverai un château d’étoiles,

une maladie si proche, d’un proche qui souffre toute la nuit / (oh mon dieu /) la nuit vient

le serpent tortueux dans la nature il vibre et son corps se déploie, j’exhale le parfum d’la mort qui s’infiltre veut ramasser son corps, la nuit vient et je m’infiltre de ses seins j’ai peur, la nuit vient

OK cette fois c’est pour elle

 

la ville

un garçon une vie suspendue au rythme des expulsions du bois

un mort de plus dans le bois

elle implore sa mère mais sa mère meurt

la ville / le malade  un repas ;

sa mère est malade et demande

paix aux saints

 

elle va sortir on espère qu’elle ne souffre plus autant qu’elle ne souffre plus

j’aime maman elle est sur un lit d’hôpital depuis des mois que faire pour qu’elle aille mieux ; je l’aime, je l’aime aime aime maman,

elle est si intelligente elle est si juste

la nuit j’ai peur de rester seule j’ai peur ma mère je l’aime

ma mère

m’a soutenu quand j’avais besoin d’aide, au détriment d’sa santé, elle s’est sacrifiée pour sa fille, elle a sacrifié sa santé en travaillant beaucoup, elle m’a toujours aidé à m’en sortir des situations dures, elle a toujours été à mes côtés ; j’voudrais qu’elle soit près de moi à tout jamais, sur un lit d’hôpital, elle n’est plus elle-même, faible, affaiblie et déprimée j’l’aime / à mes côtés toute ma vie j’l’aime ; sur ce lit d’hôpital elle souffre

 

la lutte, un crâne, fondé d’âpre lutte, un mur filtre une parole, tes joues couperosés, le cou vieilli / deux yeux, les cheveux en pétard, une trace de revendication, une parole sur le mur, ta figure plane, le mur coupant, les femmes, la parole s’élève, par delà le mur naît l’espoir, par-delà le mur naît l’espoir

 

au bord terre distordu des tentes pour sans-abris dans la rue, un mur calligraphié, un rideau ; elle, son visage s’éteint, un bunker, paupières, ses pas des pas, un souffle de vent un trottoir / son cou, deux tentes pour personnes sans-abris

un cyclope sa vue (s’efface)

un filet tentes pour sans-abris

tentes pour sans-abris un toit les personnes pers

 

tout m’appelle à elle / son pas, le ciel bleu sur son ventre, son visage effacé, couperose tombe en morceaux de mes mains

 

une voix qui se fait douce, un pied mort, un visage

 

j’entends sa respiration, sa voix qui rime avec amour, j’aime ma maman, se bat-elle contre le cancer, elle est là, à mes côtés, son visage tavelé sur le côté, elle tient à la vie. j’aime maman, elle est si belle,

j’ai la paix maintenant, j’aime ma mère, la nuit m’emporte dans son souffle jusqu’au bout des temps, le souffle ma mère, rime avec aime, la tête tavelée, son souffle m’am’aime au-delà d’la vie, je croise les doigts pour elle pour elle elle se bat, le visage sur le côté, j’aime maman, le cancer, son souffle

 

son courage face à la maladie la souffrance qui est insupportable, j’ai si peur maman,

le cancercancer une maladie, la chair infectée décès

au bout de cette souffrance il y a la mort / elle se noie, me donne les doigts pour m’agripper, elle est trouble, avale l’eau, elle réussit à me remonter, je tremble, nous nous laissons couler dans la tempête, les vagues font onduler l’embarcation, nous nous blottissons (l’une contre l’autre),

le pouls de la main de la main tremble au réveil / elle boit une lampée elle lui mesure les battements

 

maman est près de moi je l’aime elle sera là toujours

la ville fond sous ses soupirs, un gel, le trottoir, ville, ruban, un visage écrasé sur la route, des visages écrasés sur la route / des squelettes sur la route, s’abritent, une ligne rouge se termine par le squelette, mur, pale, murs le visage disparaît se détériore, reste le nez dans la gueule écrasée, une ligne noire au bord de la route / un oeil au beurre noir / une herse, quelques immeubles, une marque relie les deux tableaux (la route aux squelettes et l’immeuble) la viande du visage cadavérique, la mer s’écoule (coule). des bateaux en papier sur la mer / au-dessus de sa tête de clown sont esquissés les toits, un tiret

un mur, des bulles bleues s’échappent du trottoir, une tête décharnée, un stade, son nom se lit sur la façade / un périmètre enclos de murs épais et hauts, violet, enterré dans un dispositif, du compost / le buste d’un squelette / le ciel est gris terne il caquette dans le couloir, des blouses bleues, un chemin, gris, filets

 

la ville gris gris / la foret la foret, bleu métal gris bureau / la ville la danse la prison / immeubles / bâtiments, cercueil baraque / corps blanc élastique / pénombre / la porte / gens / dessins / ville / elle s’est éteinte la nuit du 17 décembre 2011 dans la salle à manger / la femme / cercueil cercueil, bleu-vert ses cendres chez moi, le corps son corps entre mes bras dans l’autre pièce, elle a donné son âme / sur le lit elle était tellement belle mon amour, mon amour, la ville nous noie dans un amour lieu interminable / ville / pieds, pieds, sang peau le lit elle froid froid froid la maison / mon amour mon amour, le tapis du couloir, elle elle ses yeux sa peau la ville sa voix, la voix d’maman intelligente / près de moi, la ville ; je l’aime la maison le lit le frigo la tombe / (la verdure) / maman, maman, si intelligente / ART est partie / le ciel, un ange l’a emportée sur son nuage, nuage / si loin si loin si beau si beau / j’l’aime  / cercueil cercueil des yeux noirs intelligents intelligents / la voix la voix / le lit / le visage /une ville, elle elle le bâtiment le corps / des courbes, la ville / des tours dans la grisaille

 

mon coeur est noir, il est beige, il est un monde, mon coeur sans ma mère, la beauté du monde s’efface, le paradis,

il est un bison qui vole, il est sa marche, il est maman / la ville enchantée

un son la ville

il est sacha qui vit ses dernières heures, un souffle,

il est un monde

est un monde

 

sa bouche ses yeux sa douceur me manquent son intelligence sa finesse son intelligence pétillante sa bouche, sur ma peau elle était un ange parti

ses cheveux sa peau livide terne de morte ses yeux comme des flèches je l’aimais tellement maman, sa bouche le souffre

 

maman est près toutes les journées, tout près

mon impuissance à tes côtés, sa respiration,

un souffle, si près, une ouverture, un hublot, un bâtiment, une voix, tes yeux, un pan de mur gris, des cierges, des larmes, des chambres, un souffle, un chemin, des mots,  toi,

un souffle, une peau sous mes paup, sous mes yeux, un hôpital, deux jambes, le cou

 

Je reviens de l’hôpital. Ma mère ne se nourrit pas.

Elle a de nouveau un cancer cette fois au foie / la chambre est jaune,

Maman est à l’hosto, maman, elle mourra pas tout de suite m’enfoncent dans la tête les médecins,

Maman est enfin rentrée chez elle, j’espère que petit à petit tout va rentrer dans l’ordre, tout va bien ;

Mami, je t’aime et et tout près de moi tout près de moi, je  t’veux je suis triste, triste je voudrais te voir arriver tout près si près, maman

Maman est morte aujourd’hui.

 

son souffle, rauque, cassée, les yeux, un souffle, des lèvres  / des mots doux, des intestins / le cimetière / il pense au suicide / elle lui donne un coup dans le ventre / un mendiant / par terre pisse le sang / elle retire sa seringue / fait la manche, (des voitures passent, l’une l’embarque, elle suce) / il donne un ordre à une fille qui est dans la salle de bains, s’habille, jacte, jacte / il s’enfonce dans une rue, les couteaux jouent un ballet dans l’espace, prend le tramway, s’arrête à une station, sa grand-mère allait bientôt mourir, il l’aime désespérément / elle file par une rue déserte, il la suit, la traîne jusqu’à la maison où il la viole et la tue

la ville est un entonnoir / elle tourne la tête, une balafre / elle dit je rame, je rame, hier j’ai pas bouffé,

Maman, maman, j’t’veux, maman, maman

 

un rêve tacheté de points noirs qui viennent s’accrocher aux figures de l’au-delà, sa voix paisible, il avance dans la brume, de ce lieu facilement abordable accessible  par deux, la brume

 

un sifflement, clapotement de verbe, une figure, le mot / la mairie, la contrebande, des syllabes coulent, s’écoulent de sa bouche, elle rencontre le cri / la femme / ses mains par terre / un syllabe une syllabe / un mot suspendu, une personne s’endort par terre, dans le froid, une main quémande

 

tu me manques le miracle l’amour ne sont plus là, à mes côtés, ma mère, ma mère, des miettes, miettes, des soirs des noirs, la maison d’mon enfance, le corps, tes cheveux,

une fille

une nuit elle glisse

un sourire

la ville est mon soupir

un miracle, la ville ton corps, la cité / un crâne / une cité

au fil (des jours)

 

visage de cire, visage qui s’enlace, le fascicule, les rayons qui heurtent son visage, l’uniforme de soldat rassemblé dans un barda de mots au bord du chemin qui heurtent son coeur, uniforme russe, la chapka le coeur  l’enfermement, un volet de l’histoire, son cou amène des pas sur tes hanches

 

 

 

le jour a décliné, elle gémissait, les croissants de lune sur ses yeux, silence se fit, ce jour

ce jour fut béni, le nez disparut les joues furent poudroyées

ce jour maman fut partie fut partie

un cri d’alarme sa main le ciel

une casa visage nu un cri

la ville

 

ou bien :

 

le jour a décliné, elle gémissait, sur ses yeux silence se fit, ce jour

ce jour fut béni, le nez disparut les joues furent poudroyées

ce jour maman fut partie fut partie

un cri d’alarme sa main

une casa visage nu un cri

la ville

 

gémissement, gouttes, une larme, mama, une larme descend du ciel, arrivent flèches, son sourire m’illumine, sa pensée abat mes frayeurs, mama où sa pensée / si forte vient me lécher ma peau mes yeux fermés sur mes larmes dont elle s’hydrate les jambes, tout près sa salive coule sur ma peau (s’écoule) oeil droit, mort coule, mes cheveux embaument un élixir de mort, sur sa peau terre, lasse, laissée à la terre / sa main sur la mienne dépose ses derniers instants ses derniers baisers sur la main de l’enfant, sur le chevet (de la morte) sur le drap lisse de la mort / laisse / sur le drap lisse / sa main me dépose

 

ton souffle au-delà

je chante le chant de la mort pour toi maman, j’chante un si beau chant pour la vie, vie de maman, maman en son honneur en l’honneur d’une femme exceptionnelle en honneur un chant / d’la vie mumum

j’t’aime l’ai-je répété assez tout au long de ta maladie où tes jambes ne te tenaient plus, où tu apparus décapitée dans ton tableau, où paris galeries n’était plus à ta portée ; mon petit maman

 

une femme, chère maman

mes pas me mènent vers toi, maman ; ma mémoire le sable ; au fil des pas ma mémoire m’amène, maman, maman, au fil des pas m’amène vers toi mum mum ; ton dernier tableau était une femme décapitée, (maman) vers toi je mène, t’amène, ton souffle, un tombeau, maman une femme hors du commun ; maman décapitée par un crabe cancer à peau os jaune os mum mum  t’aimes tu me laisses avec toi pour toujours, maman / ta peau que sur les os mumum

la fin, la vie

 

j’garde dans mon esprit son calme, les heures, son rire,

une procession des militaires, qui scande hue hue dans la rue, des gens qu’scande des gens derrière son cercueil, un trop plein d’amour pour elle, une pross

un rire son rire une procession de foi sur les talons, pas, son cercueil, une procession, la ville scande

son esprit, son calm’ la vie rire

une ville rire

 

la ville s’ouvre, la nuit s’ouvre, la ville l’humain le cri d’alarme, la ville s’ouvre, se tait, j’épelle son nom (en vain) maman ne reviendra pas ;

 

j’regarde ma mère je garde son esprit la lumière, sa joie

la ville

 

j’garde le temps ma maman vivante ; j’garde à l’esprit les beaux moments, j’garde son souffle sa maladie, le temps dieu, la route, les arbres ploient sous la douleur d’la morte, j’garde l’esprit de ma maman vivante, j’garde son souffle derrière mon dos, la vie l’esprit de ma mère vivante / le temps déploie ses ailes et enveloppe dans un linceul sa peau, j’garde l’homme où son aile ploie, le temps déploie ses arrêts, j’garde son dieu roc,

j’garde la maladie, le mur, ses gens qui déploient leurs ailes d’amitié contre mon dos, la maman ; j’garde maman maman la peau il prend ses ailes et le mène,

je garde un être beau tout de beauté fait et d’amour ;

un être si beau si fort, qu’amène

 

un rêve tacheté de points noirs viennent s’accrocher aux figures de l’au-delà, la nuit bouleversée origine entend ses crissements sa voix paisible, il avance dans la brume de ce lieu abordable accessible  par deux, la brume

 

asphalte, mur, existe lierre / lierre, précipice, enfants, bord, bords, escarpe, / visage  escalier, traits de mort

 

crépuscule, gris, buée, enfant, enfant, cheveux, alopécie, alopécie, doigts effilés, sueur, sueur, bâtisse, coulure, fulgurance, mort, squelette, gris, boue grise, ossature, figures petit à petit effacées de mort  / enfant enfant, os os osselets, bouillonnement, muret, doigts de la main os, squelette des doigts de la main, teint crayeux, mur, oeil, oreille, figure crayeuse, os

 

vent, vent, soupir, soupir, bruissement, murs / vert, yeux fermés, paupières, paupières, nez, chemin paupière(s), fellow-squelette, squelette, larmes, touches de sperme, maison déserte / doigts adieu, de(s) des larmes

 

au détour d’une langue, d’un son, les allumettes s’éteignent dans un grand désespoir, se heurtent, s’éteignent / une parole s’élance dans le froid, une parole, des gouttes flirtent à la vue d’un semblant de gaieté, noir / le son s’appesantit, les deux mains cadavériques, le muret, sifflements brefs comme la torture, un écran de cinéma enlève le son, son, au-dessus de l’écran, au-dessus, de tes paroles jaunes s’égouttent des étoiles, de l’écran le miroir sans tain le trottoir / une ville embrasée, des gouttes sous les yeux, ses yeux d’un jaune fluide où se dilue, où le son laisse sa trace, où le dilue en taches noirâtres, elle elle le son, un muret où passent les mots (ce mot)

 

ses doigts, le caveau, ses yeux coupures, des croissants de lune, se posent sur ma main deux lèvres magnifiquement travaillées (deux joues de mort) (gravier) ; les tombes dans le lointain

 

maman tu me manques tellement tellement

maman maman

elle me manqu

la ville souffle souffle les croissants de lune dans un ciel bleu, son visage effacé  /

son pas, sa voix, son visage, les cités s’imbriquent dans une théière, ses cheveux, sa voix / les coupes dans son visage visage, ses cheveux courts blancs, sa voix en moi me parle de paix, du brouillard / la poudre s’éparpille, la ville, un mur, une image s’en décolle et voyage sur ton corps disparu, une pensée une pensée, un rêve maman / bleu

une pensée

une pensée si blême, un pas un pas, détériore, m’amène sur le lit d’un fleuve aux tulipes, sur un ruban (langue) de sable doux / une pensée me ramène à elle, si douce, entre mes pas, son visage, ses yeux coupés dans son visage / un pas, une phrase se décolle, se détache du pavé (trottoir) pour elle, une gifle, une gifle dans le vent / un cou long blanc, des bisous sur ton cou

 

je puise dans un monde bleu-gris la force de continuer, (d’exister), des larmes, des gouttes, deux yeux, le visage flétri, les pommettes déchirées, excavées, défoliées, je puise la force, le cou (de dame), en céramique beau  rond

film ses yeux vigie son coeur nuage m’embrasse au-delà des faites au-dessus des toits ses yeux cuivre me bouffent le coeur le sang mon cou les rivières pleurent / au nuit / ses yeux bouffies de tendresse son oeil coule comme un ravin un arbre s’effile dans la paume de ma main, coule sur un vertèbre

 

je me souviens des moments passés avec elle, elle était si faible, elle avait peur de prendre du thé à cause de ses maux, son pas frémissement)dans la maison, malade, malade le calvaire d’sa maladie, un cancer, sa voix, les derniers moments, sa voix, sa main dans ma main,

(amour amour) elle s’est tuée au travail, dès que j’avais besoin d’elle elle était à mes côtés,

un coeur blême dans ma main, un souffle, une tristesse, une empreinte qui se dépose, calme, sur ma main, qui se dépose, si frêle, et me donne le courage de viv’ maman, maman une empreinte / manque manque / une empreinte

son pas frémissement

elle aura amené avec elle (la vie) la beauté.

elle est près de moi, tout près

 

la vie laisse des traces

 

les derniers moments une souffrance

 

ma maman est morte, vole où vont les poissons, ma maman est morte

ma man est mort

j’écoute  un chant qu’amène  la nuit, disparu, disparu avec son corps, cette nuit

 

BOUGE       je l’aime aime ma man disparue

 

 

 

 

 

 

 

 

____________________________________________

 

BIOBIBLIOGRAPHIE

 

FLORA MICHELE MARIN – ARTISTE PHOTOGRAPHE

 

image088

 

Flora Michèle MARIN a fui la Roumaine communiste à l’âge de 45 ans avec sa fille et a découvert l’art contemporain en France. Elle a exposé ses oeuvres, photographies et travaux d’arts plastiques dans les revues MgVersion2, Arcane, Cabaret, Népenthès, Paysages écrits, RAL’M, Art’en-Ciel, Les Etats Civils, et a participé aux « Journées Portes Ouvertes de l’association Les Arts Joly », au « Salon de la Photographie », du 11e arrondissement, à l’exposition collective « Insolite Paris », au « Salon des Artistes Hospitaliers du Cent Cinquantenaire de l’AP-HP », et à l’exposition collective « Les Artistes de la Mairie de Paris ». Ses travaux sont publiés dans les ouvrages d’Alexandra BOUGE, « Une nuit à Belleville » et « La ville » (lulu.com). Elle est morte à l’âge de 74 ans.

 

 

 

____________________________________________

 

ALEXANDRA BOUGE – ECRIVAIN ARTISTE

 

http://alexandrabouge.tumblr.com/

 

 

Alexandra Bougé

 

(France)

 

 

Je suis licenciée en Arts Plastiques et Communication à l’Université de la Sorbonne. Je publie en autoédition sur Lulu.com « Une nuit à Belleville », recueil de poésies, de photographies et de street art, « La ville », recueil de poésies, de travaux d’arts plastiques et de street art, « Alve » recueil de poésies et de dessins, et « Le Campement », qui est un recueil de nouvelles.

En 2015 je participe au Festival d’art urbain Rue Stick, en Allemagne eet en France et publie dans la revue Mgversion Datura, nr, 80 et 79, la revue Sipay n° 12, dans la revue A l’Abri de l’Orage, la revue les Corrosifs n° 1.

 

En 2014 je publie un recueil de poésies et de dessins intitule LA PEAU aux éditions MGV2>PUBLISHING, des textes et des illustrations dans les revues Mgversion2 Datura, Paysages Ecrits, Hebdo-Décapage, Cabaret, et en 2013 un recueil de poésies, intitulé « La ville de glace », aux éditions Mémoire Vivante.

 

 

FORMATION

 

2006                       « Créateur de sites Web », CREFAC

1996                       « Créateur d’Images de Communication », GRETA des Arts Appliqués

« Technicien en PAO », Cetec-Info

1992                       « Expression graphique et infographique », École de Communication Graphique, Saint-Ouen

1991                       « Certificat de méthodologie en Maîtrise d’Arts plastiques et Communication », Université de la Sorbonne

1990                       « Licence en Arts plastiques et Communication », Université de la Sorbonne

« Attachée de Presse », Institut des Hautes Études d’Art et de Communication

 

 

EXPÉRIENCES PROFESSIONNELLES

 

2014                       Animatrice culturelle

http://alexandrabouge.tumblr.com/ateliers

Parution du recueil de poésies et de dessins intitulé « La peau » aux éditions Mgv2>Publishing

 

2013                       Ateliers d’arts plastiques et écriture lecture / Accompagnement scolaire / Visites de musées avec des enfants

 

« La ville de glace », recueil de poésies, éditions Mémoire Vivante

 

Ecrivaine et illustratrice, revue Mgversion2 n° 74 et n° 73

http://fr.calameo.com/read/000028151f74b2fc49304

 

2012                       Illustratrice, revue Népenthès n° 6

« Une nuit à Belleville », recueil de poésies, photos et dessins

 

2011                       « Alve », recueil de poésies et de dessins

« Le Campement », recueil de nouvelles

« La ville », recueil de poésies et de photographies

 

2010                       Animatrice arts plastiques, association Xérographes

 

2005                       Animatrice arts plastiques auprès d’enfants roms, association Parada

 

03-01                     Moniteur adjoint, animateur ergothérapeute d’ateliers arts plastiques auprès de personnes handicapées mentales, Association Alternatives Plein Ciel, sorties culturelles et organisation d’une exposition des œuvres au Centre Culturel des Amandiers, en Mai 2003, Foyer Alternatives “ Plein Ciel ”

 

01-00                     Animatrice auprès de personnes handicapées : Association « Déjà Deux Mains »

Opératrice de saisie : CAMP SA

 

2000                       Accompagnatrice, personnes handicapées, Association Déjà 2 Mains

Agent de surveillance, Musée de l’Armée

1996                       Illustratrice PAO : Éditions « All », Roumanie

Journaliste, journal Cotidianul, Roumanie

Traductrice : français-roumain, revue de littérature Luceafarul

 

1995                       Personnel administratif et de secrétariat, Agence nationale de valorisation de la recherche

Traductrice : roumain-français, ABC Communication

 

1994                       Garde d’enfants à domicile

Graphiste PAO : Lauriflamme

Concepteur Pin’s : Société B

 

1993                       Professeur d’Arts Plastiques : Collège Saint-Laurent

 

1992                       Professeur d’Arts Plastiques : Collège Saint-Merri

Animatrice, Ville de Paris, Direction des Affaires Scolaires

 

1991                       Agent de surveillance, Réunion des Musées Nationaux

1990                       Attachée de presse, galerie Farideh Cadot

 

 

PUBLICATIONS ET EXPOSITIONS :

 

Ouvrages publiés sur Lulu.com :

http://www.lulu.com/spotlight/alexandrabouge

 

 

2015                                      Revue Mgversion2, n° 79

http://fr.calameo.com/read/00002815162fa5bc56458

 

Revue Sipay n° 12

 

2014                                      « La peau », recueil de poésies et de dessins aux éditions Mgv2>Publishing

Festival d’art urbain Rue Stick

https://www.facebook.com/Ruestick/photos/t.1314997939/10152370641847610/?type=3&theater

 

Revue Mgversion2, n° 78, n° 77 et n° 75

 

http://en.calameo.com/books/00002815161b752947427

 

http://en.calameo.com/books/0000281512e0b73a37132

 

http://www.calameo.com/read/000028151771ef3840978

 

Revue l’Autobus n° 20

Revue Arcane 18, n° 1

Revue Mgversion2, n° 77

Revue Hebdo-Décapage n° 9, n° 10, n° 11, n° 12, n° 13, n° 14, n° 15, n° 17

Revue Cabaret n° 11

Revue Paysages Ecrits n° 20

https://onedrive.live.com/view.aspx?cid=28E1F0A71BF036AE&resid=28E1F0A71BF036AE!702&app=WordPdf&wdo=1

 

2013                                      « La ville de glace », recueil de poésies, éditions Mémoire Vivante

« Re-jouer la ville », médiathèque Marguerite Duras

Rue Stick, exposition collective de street-art

Revue Mgversion2 n° 74 et n° 73

http://fr.calameo.com/read/000028151f74b2fc49304

 

http://fr.calameo.com/read/0000281519aa2470258d6

 

Revue Poésie pour Tous

Revue 17 Secondes n° 2

http://fr.calameo.com/read/0020273899e217167ca6b

 

Revue  » poesiemuziketc.  »

http://poesiemuziketc.wordpress.com/2013/01/14/alexandra-bouge-poemes/

 

Revue Népenthès, hiver 2012-2013

Revue L’Autobus, n°10

Revue Paysages écrits n°15

http://traquequitraque.blogspot.fr/2013/05/p20130517-paysages-ecrits-n-15-mai-2013.html

 

2012                      Lauréate du concours « Haut le verbe », revue Népenthès

Revue Népenthès n° 6

 

Revue Mgversion2>datura

http://mgversion2datura.blogspot.fr/2012/12/les-pochoirs-dalexandra-bouge.html

 

Revue Neiges n° 1

https://sites.google.com/site/revueneiges/poesie/alexandra-bouge

 

Revue Cabaret n° 1 / Le Petit Rameur

Revue Microbe, n° 7, Belgique

Revue Art’en-Ciel, n° 11, Association Poèmes Epars

Purnev Literary Magazine

 

PHOTSOC, Festival International de la Photographie Sociale, Sarcelles, photsoc.org, la Revue des Ressources.org

http://www.larevuedesressources.org/brahms,2338.html

 

2011                      « Une nuit à Belleville », recueil de poésies, photos et dessins

« Alve », recueil de poésies et de dessins

« Le Campement », recueil de nouvelles

« La ville », recueil de poésies et de photographies

Revue Népenthès, n° 3

Creation de pochoirs, « Sauvons la Jarry », Centre d’Art Contemporain La Jarry, 94300 Vincennes

 

« La Peau », recueil de nouvelles paru aux éditions Pas Encore, Algérie

http://editionspasencore.blogspot.fr/2011/07/editions-pas-encore.html

 

PHOTSOC, Festival International de la Photographie Sociale, Sarcelles, photsoc.org, la Revue des Ressources.org

http://www.larevuedesressources.org/_alexandra-bouge,140_.html

 

Revue la RAL,M n° 69, éditions le Chasseur Abstrait

http://www.lechasseurabstrait.com/revue/spip.php?rubrique935

 

Revue Le capital des mots

http://www.le-capital-des-mots.fr/article-le-capital-des-mots-alexandra-bouge-66706083.html

 

Revue Comme en poésie, n° 45

Revue Art’en-Ciel, n° 7, Association Poèmes Epars

Revue L’Autobus n° 2

 

2010                      « Anthologie de la poésie érotique française du Moyen Age à nos jours » sous la direction de Giovanni Dotoli, éditions Hermann, collection Lettres

« Une Nuit à Belleville », recueil de poésies illustrées de photographies de l’auteur et de MARIN Flora Michèle, éditions Xerographes, collection Slam en Poche

 

Parterre verbal, Anthologe n° 2, éditions Pages Insulaires

Revue Nioques n° 7-8, édition Le Mot et le Reste

Cahiers du détour n° 9, édition Quai des Lunes

Revue Art’enCiel  n° 4, Association Poèmes Epars

Revue Microbe n° 58, Belgique

Revue Verso n° 140, « Question d’angle »

 

2009                      Revue Mgversion2 n° 66

http://issuu.com/mgversion2/docs/mgv2_66?viewMode=magazine

 

Revue Les Etats Civils n° 6

http://etats.civils.free.fr/

 

Revue Passage d’encres n° 36-37, « Pourquoi le français »

Revue N4728 n° 16

Revue Le Manoir des Poètes n° 17

 

Revue Lampe Tempête n° 6, « Labyrinthe »

http://www.lampe-tempete.fr/revescourts.html

 

Editions Ecrire-Aujourd’hui, Canada

 

Revue Les Etats Civils n° 6

http://etats.civils.free.fr/

 

Revue Microbe n° 51, Belgique

Revue Mgversion2 n° 63

 

2008                      Revue Les Etats Civils, n° 4 et n° 5

http://etats.civils.free.fr/

 

Revue Le Manoir des Poètes

http://www.lemanoirdespoetes.fr/

 

PHOTSOC, Festival International de la Photographie Sociale, Sarcelles, photsoc.org, la Revue des Ressources.org

Revue Nioques n° 3, édition Le Mot et le Reste

Revue Traction-Brabant n° 23

Revue Mgversion2 n° 61

Revue Microbe n° 46, Belgique

Revue Verso n° 132, « Voracité du Refuge »

 

2007                      Revue Mauvaise Graine n° 60

« Avec Mes Yeux », édition En Forêt / Verlag Im Wald, France/Allemagne

Revue Microbe, Juillet 2007, Belgique

Revue Mauvaise Graine n° 57

Revue Traction-Brabant n° 56

 

Revue des Ressources

http://www.larevuedesressources.org/

 

Revue Microbe n° 30, Belgique

Revue Mot à Maux n° 6

 

2006                      « Paroles d’Exil », recueil de nouvelles, éditions La Lyre et La Licorne, collection Mot à Mot

Revue La Lyre et la Licorne, « Le Temps d’Une Valse »

 

Revue Mgversion2 n° 56

http://issuu.com/mgversion2/docs/mg56?e=1092234/3459977

 

Revue Traction-Brabant n° 8

« Ateliers Portes Ouvertes de Belleville »

 

2005                      Revue Mgversion2 n° 54

http://issuu.com/mgversion2/docs/mg54?e=1092234/3491324

 

Revue Mgversion2 n° 53

http://issuu.com/mgversion2/docs/mg53?e=1092234/3448923

 

Lecture de poésies, radio Libertaire

Lecture de poésies à l’Aqueduc, Poèmes en Gros & Demi gros

Revue N4728 n° 8

Revue Vendémiaire n° 16

Éditions SHVOONG

Revue Liqueur 44, n° 84, Gros Textes

Revue Comme en Poésie n° 22

Revue Soleil et Cendres, « Méfaits et Gestes du Libéralisme »

« Joly fête de Juin »

« Printemps des Poètes », MJC Les Hauts de Belleville

 

2004                      Stencil Project, livre de pochoirs, éditions Critères Urbanité

 

Revue Mgversion2 n° 52

http://issuu.com/mgversion2/docs/mg52?e=1092234/3048276

 

Revue Némésis n° 9

 www.websymbiose.fr

 

« Salon de la Photographie »

« Printemps des Poètes » : Association “ Frichez Nous la Paix ”

 

2003                      Revue Lieu-Dit n° 19, “ Communautés ”

« Ateliers Portes Ouvertes de Belleville »

« Printemps des Poètes », Galerie des AAB, Centre Culturel des Amandiers, Bibliothèque Couronnes, Bibliothèque Faidherbe, Globe Arts Belleville

 

2002                      Revue Lieu-Dit, n° 16, “ Machine ”

« Salon d’Automne de la Peinture Contemporaine »

« Les Artistes de Belleville », M.J.C. “ Les Hauts de Belleville ”

 

2001                      Revue Propos de campagne, n° 11, “ La Table ”

« Salon d’Automne de la Peinture Contemporaine »

« Ateliers Portes Ouvertes de Belleville »

 

2000                      Poèmes en Gros Editions

« Salon d’Automne de la Peinture Contemporaine »

 

1999                      Galerie CHARTA : du 15 au 30 novembre

« Salon de la Peinture et Sculpture Contemporaines »

Club « Le Directoire »

 

1993                      Centre Multimédia Procréart : Performance le 31 décembre

 

1992                      « Ateliers Portes Ouvertes » de la ville d’Aubervilliers

 

1991                      « Jeunes et Toiles »

« Espoirs 91 », MJC « Les Hauts de Belleville »

 

1990                      AFSJM

 

1989                      Galerie BOLDYREFF

 

 

LANGUES :

 

Français, Anglais, Roumain : lu, parlé, écrit

Allemand : parlé

 

Articles similaires

Tags

Partager