Alain Stock

 

ALAIN STOCK

 

(France)

 

 

 

MOTS ET SENTIMENTS

(Définitions ? Oppositions ?)

 

 

 Alain Stock

 

 

1. Le décollage est l’instant que je préfère lors d’un voyage aérien. Quitter le sol, vol d’Icare, le grand écart. Mais bon, il ne faut pas oublier que le crash est toujours possible. Le danger y est. On y pense sans y croire. Je me penche par le hublot, je (…), tiens le moteur droit est déjà est en feu. Ça peut aller, il nous en reste trois, me voilà rassuré. Le commandant de bord nous informe qu’il va falloir larguer le kérosène au-dessus de l’Atlantique et revenir à Paris. Les poissons apprécieront. Nouveau crash imaginable à l’atterrissage. Et pourquoi pas ?! Les pompiers sont au bord de la piste et cela calme un peu. Je vois rouge tout de même. Me revoilà à la case départ comme si je n’étais pas parti. Je rentre chez moi pour dormir…

 

2. L’oisiveté n’est-elle pas la mère des vis et tournevis ? Ne rien faire, se laisser aller, flotter au gré du vent, laisser aller son embarcation sans voile ni moteur ni gouvernail… Mais la houle guette et renverse tout sur son passage pour m’engloutir. Est-ce déjà la fin pour moi qui n’avait déjà pas le pied marin ? Dommage j’avais envie de continuer à ne rien faire.

 

3. Nuage qui se forme et s’en va, poussé par le vent sans vraiment connaître sa direction, c’est ce qui permet l’aventure. Mais il n’est pas seul. Diable, ils se rassemblent à plusieurs au-dessus de Cattenom pour former une masse noire à l’horizon. Bigre, une tornade … Elle se dirige vers moi à une vitesse folle et avec une violence inouïe arrachant tout sur son passage. Je m’accroche aux branches, inutilement, comme les feuilles mortes en automne. Je suis emporté dans la tourmente d’une vie nuageuse. La centrale tiendra-t-elle ?

 

4. Ma voiture, synonyme de liberté, m’attend dans le garage. Me voilà au volant de mon Alfa Roméo. Juliette à mes côtés. C’est la route des vacances vite gâchée par des bouchons. Les hordes de Hollandais qui descendent vers la côte avec leurs caravanes et leurs remorques. Au loin, un épais nuage noir s’élève de l’autoroute. En s’approchant, je constate que c’est un camion allemand qui a pris feu. Tout est bloqué, c’est l’enfer, il n’y manque que les diables noirs, les motards, les Anglais, les blonds en noir, bien bourrés. Il doit y avoir des morts quelque part, des blessés. Je suis au point mort. J’aurais mieux fait de prendre une départementale avec ses arbres mortels.

 

5. Une dive bouteille de Bordeaux saint Emilien et sa montagne de préférence, trône sur la table. Rien à manger mais envie de boire. Un verre cela va trois bonjours les tracas. J’en suis à trois fois trois et mes pensées deviennent nébuleuses et mes propos incohérents. La température monte à table, les échanges deviennent plus vifs, jusqu’à rouler sous la table, ivre et mort de joie. Moi et la dive bouteille…

 

6. Faire bombance sans trop d’abondance c’est la sobriété. Repas d’amis, repas de famille, repas d’inconnus et se sentir repus. Mais les repas s’étirent, les mastications se font plus lentes. L’estomac gargouille, quelque chose ne passe pas. Les escargots à la bourguignonne, le gigot de Sisteron, les entrées variées les mises en palais trop abondantes, ah, non pas de dessert, j’en ai trop mangé. Je le crains quand bien même il n’est pas encore arrivé. Je sens que tout va basculer.

 

7. L’enfance passée. On y retourne car il nous a semblé que tout y était délicieux et radieux. Mais… comment trier le vrai de l’imaginaire, de ce que les grands nous narrent ? On nous la raconte enjolivée, photos et témoins à l’appui, comme preuves irréfutables. J’ai plus le sentiment d’avoir été oublié comme une lettre à la poste ou livré à moi-même. Un père absent, partant tôt le matin, rentrant tard le soir et pas toujours attentionné. Une mère déjà âgée et fatiguée. Un grand frère parti dans une guerre lointaine et inutile. Ah, la vie de famille, lieu de toutes les folies !

 

8. Exotique, tout y passe fruits, filles, paysages, rêves… Pas donner de les visiter, de les croquer, de les contempler. Difficile de s’exprimer dans ces langues, longs voyages souvent chers pour y parvenir. Pas évident d’échanger, de discuter. L’exotisme, c’est finalement la banale quotidienneté des autres. Je vais rester chez moi, cela me paraît moins compliqué… J’hésite… Peut-être je devrais aller au marché pour me contenter de fruits chers aussi ?!

 
9. L’amour fidèle long, authentique, est assez rare. Nait un jour un quiproquo. Le doute s’installe, la distance s’établit. L’âme n’y est plus. Il y a comme une mécanique implacable qui éloigne les survivants du drame. Les mots deviennent difficiles, le silence s’installe. Le dialogue devient impossible. Il est trop tard de coller les morceaux tombés, chacun le sait et plus personne n’entretient l’espoir. Il est vain de faire marche arrière. Tout est au point mort. A quoi cela servirait-il ? Les amours sont morts. Les cadavres gisent côte à côte, c’est devenu une évidence et une forme de solitude. Il est l’heure de passer aux aveux avant la soupe à la grimace qui ne nourrit plus personne ni avenir. Tout est passé et c’est déjà oublié. Pas la peine d’étape suivante ou nouvelle.

 

10. Suisse qui ne connaît pas les petits suisses, le chocolat suisse, les montagnes suisses, le gruyère sans trou et non l’emmenthal avec trous. On y entre certes plus facilement mais d’emblée le contrôle douanier instille le doute dans les esprits. Vos papiers, rien à déclarer, œuvres d’art, lingots, francs belges…, où allez-vous, chez qui, combien de temps et patati et patata ? Avez-vous des pneus neige, c’est le début de l’hiver ? Toutes ces questions avant même d’entrer dans le pays en croquant du chocolat pour faire bonne figure n’amadoue pas les hommes en uniforme. Quelle tournure va donc prendre notre séjour avant d’y entrer avec  autant de questions qui glacent ?! Marche arrière, je retourne et repars dans le Jura français, histoire de me contenter de comté. Les douaniers interloqués tentent de rattraper le coup, hélas, au revoir,  trop tard. En plus, il fallait payer une vignette pour les autoroutes,  nous on a les péages et c’est mieux. Au moins, on s’arrête à des caisses pour acquitter le passage et faire du plat avant la montée vers le Jura.

 

11. Gentil c’est un mot qui n’a qu’un œil. Ou, peut-être, deux ? Oh qu’il est gentil ce petit! – on dit si souvent aux enfants ! Mais la gentillesse finalement met de l’huile dans les rouages humains. Avec ce caractère finalement on essaie de comprendre de se mettre en empathie avec l’autre. Souvenons-nous que : Le méchant déclenche l’ire la vengeance, le conflit la guerre. Nuire à son prochain pour quel plaisir finalement ? Non, la gentillesse au pire c’est de se tromper mais au moins n’a-t-on pas de remords à tort.

 

12. Pluie, mot qui souvent me glace surtout en hiver. Mais le paysan l’attend avec impatience. Elle est nourricière de sa terre. Point trop n’en faut juste ! Quelques gouttes pour dessécher les sols et former des rigoles. Le désert en a besoin pour alimenter les points d’eau lors des passages des caravaniers. Qui n’a point regardé les gouttes perler sur un carreau bien au chaud en automne ?! Quand il fait lourd chacun attend l’orage salvateur. Se balader sous la pluie donne un goût de liberté à condition d’être bien équipé. Sans elle la terre serait sèche et nous tous, morts de soif. Sans pluie point de vie.

 

13. Le roublard, un mot qui a plus d’un tour dans son sac. Mais dans ce monde sans pitié la roublardise est peut être un rempart à l’arnaque. On aime peu se faire rouler ! On aime peu rouler les autres du moins certains. Ou ? Le roublard est sur le qui-vive et ne plonge pas tête la première dans l’offre alléchante qu’on lui tend. Il réfléchit, sent le tour de passe-passe et ne se fait pas prendre aussi facilement. Il réfléchit, pèse le pour et le contre. Il demande à réfléchir, tergiverse, saute, si besoin est, du coq à l’âne, histoire de noyer le poisson même déjà mort.
 

14. L’autorité, ce mot sonore qui me pèse et surtout l’autoritarisme. Mais que serait notre monde sans une dose ? La loi de la jungle ou du revolver ? Les cadavres joncheraient les trottoirs. Mais qui n’aime pas affronter l’autorité du père pour s’émanciper ?! Celle de la police pour la déjouer ?! Jouer au gendarme et au voleur ?! La griserie quand on échappe à l’autorité des institutions a son charme. Ce plaisir de la contourner d’en jouer fait finalement partie des règles du jeu. Pas vu pas pris, quelle griserie éphémère.
 

15. La neige, un mot qui laisse tomber ses lettres blanches, abondamment, et mince, à cause de ce mot glaçant, je n’avance plus avec mes pneus d’été. Pas de chaine, me voilà bloqué. Les flocons tombent sur le pare-brise et fondent sur la vitre. Les toits des maisons au loin blanchissent. Un chat traverse la route et laisse ses empreintes. Des enfants qui sortent de l’école, à l’entrée du village, crient de joie. Pas assez abondante encore cette neige de novembre, ils ne peuvent se battre ou construire un maître de neige. Les plus rapides vont chercher leurs luges, et regardez, l’herbe se couvre peu à peu d’un blanc mordant. Et brusquement, mon enfance me revient en mémoire. Il neige, il neige de plus en plus fort, l’excitation est à son comble chez les enfants et chez les routiers. Les pensées glissent et tombent les unes sur les autres !

 

16. La coque du navire, une expression de marin ? Pas seulement ! Voyons, j’ai toujours une appréhension quand je voyageais en mer. Je me disais : Que faire si le bateau coulait ? Mais à l’avant près de la proue sur les ponts supérieurs je me régalais le nez au vent regardant la coque en train de fendre l’eau. Eh oui, il fallait bien un endroit où attacher la quille.

La coque, juste ce mot, coque ! Le soir ou le matin, dans les restos en bord de mer,  je me délectais des œufs à la coque.

Et les livres  des antiquaires, qu’est-ce que cela me plaisait ! Coke en stock de ma librairie préférée, LA VAGUE BLEUE, et j’y plongeais content avec Tintin. Cela me replongeais dans mon enfance comme ces petits bateaux que je fabriquais, jeune, avec mes copains. Une coque, un mât, et me voilà transformé en matelot d’eau douce sur un bassin de l’esplanade.

 
17. Mourir, le mot à éviter et obligatoire, quand même ! C’est toujours triste pour celles et ceux qui restent après. Mais finalement, mourir, ce n’est que partir ailleurs. Mais où ? C’est là le problème… Partir sans direction ni lieu ! Subitement ou lentement après bien des souffrances n’est-ce pas la meilleure sortie sur l’autoroute de notre existence ? Et en divaguant encore plus loin, blague à part, que ferions-nous donc avec Louis 14, César, De Gaulle et d’autres éternels si nous ne disparaissions pas un jour ? Rester signifie stocker des mots et des morts dans nos vies !
 

Alain Stock2« La balançoire bretonne » selon Plonk et Replonk.

 

http://www.lepaysmalouin.fr/2012/10/19/le-rire-par-labsurde/

 

 

 

ABSURDLAND

 

 

Petit pays de l’absurde au bord de la mer Baltique. Sa superficie n’a pas pu être totalement mesurée : entre 1664 et 1789 km2. En effet, avec le réchauffement climatique, l’eau monte et la mer se retire. Les géomètres ont renoncé à calculer sa superficie avec leur bout de ficelle. C’était une mesure à l’œil nu car le terrain était d’une platitude à l’image de ses habitants. Absurde : le nom de sa population n’en fait pas moins preuve d’ingéniosité pour éviter d’être sous l’eau. Ils sont entre 1665 et 1790 soit un habitant par km2. Tout dépend du nombre de survivants quand la vague déferle. En effet, il y a des noyés et pas seulement en Méditerranée. On voit certains corps flotter et d’autres faire barrage à l’inéluctable destin de ce micro pays peu à peu submergé par l’ineptie de ce monde. Les habitations sont construites en bois, erreur fatale car les arbres ont tous été abattus, sauf les fruitiers. Les cases tantôt flottent au bord de l’eau, tantôt s’accrochent aux terres encore en surface. Des ingénieurs ingénieux ont même construit des cabanes dans les arbres restants, trouvant ainsi un compromis entre terre et mer. Une partie de la population est constituée d’anciens chasseurs voulant devenir pêcheurs. Après avoir abattu le gibier, les Absurdes viandards se rendent compte qu’il n’y a plus d’animaux à chasser. Mais la mer est généreuse. Il faut l’exploiter intensivement. Comme tout le reste, c’est une idée absurde.

Un comité des sages se réunit et réfléchit à une reconversion possible car la file devant le pôle de gestion prévisionnelle des emplois et compétences s’allonge au point de traverser le pays de part en part. Après mûres réflexions, moult palabres, une formation de pêcheurs est décidée. Ce n’est pas si bête que cela puisque la mer monte. Le pays, dirigé à la mode coréenne du nord a fermé ses portes aux deux pays voisins : la Fumisterie et l’Enfumage. D’aucuns osent avancer des rapprochements avec ce dernier car pour le poisson fumé, c’est le pays rêvé et il ne reste plus assez de bois. L’idée est fumeuse….

Il faut des hameçons et sans importation, cela paraît difficile. Un groupe de jeunes Absurdes décide de creuser la terre pour y trouver du fer : sait-on jamais ? Avec un peu de chance… Malchance ou chance inouïe ils tombent sur du pétrole qui se met à jaillir à profusion. Il y en a tant et tant que la terre devient noire. Et comme personne n’a d’automobile… Chacun possède son cheval à bascule pour se déplacer. Il faut vite reboucher le trou car les aliments vont avoir un vilain goût. La terre est décidément nourricière. Une manne à portée de main et d’un inutile !

Sur Absurdland, tout pousse, surtout les mauvaises herbes consciencieusement déposées sur des composts histoire de les recycler. Dans ce pays, rien ne se perd, tout se transforme, même la réflexion. Le contrôle des naissances est devenu strict : on ne peut laisser les lapins se multiplier à l’infini ! Ils passent vite à la casserole. Pas de port de marchandises, mais des porcs sauvages dans les prés, ça oui !

L’éducation nationale n’existe pas, les parents sont en charge de la faire eux-mêmes. Point de justice non plus, le crime est rare et la mer se charge quelquefois d’éliminer les Absurdes en surnombre, égarés sur les plages. Les responsables du gouvernement pensent que ne rien faire est la meilleure chose à faire. Point de ministère de l’Equipement d’où la totale inutilité de routes et de panneaux indicateurs. Chacun se dirige au flair et a le droit de déambuler en fonction de son matricule de naissance.

La monnaie locale, l’écu absurde, ne vaut rien si ce n’est aux yeux de quelques vieux cupides qui en ont placé dans une caisse en bois histoire d’épargner. Le système du troc fonctionne tant bien que mal même s’il n’y a rien d’autre à échanger que des idées saugrenues ; chacun dépose son brevet d’invention pour rien à la moindre discussion. Il y en a tant que plus personne ne s’y retrouve. Qui a donc eu l’idée de quoi ?… Personne ne s’en souvient plus, même pas le greffier épuisé de les noter sur des feuilles mortes qui se sont envolées au vent.

Le problème des hameçons n’est toujours pas résolu. Finalement, un enfant vient avec son poisson d’avril et tout le monde décide d’en adopter un. Il suffit d’une mare d’eau, de quelque vers, et l’élevage est garanti à vie ainsi que l’assurance d’une nourriture saine pour tous les jours. Le poisson ne contient-il pas ces fameux omégas 3  excellents pour la santé, d’après un vieil oracle ? L’Eglise Absurde n’a aucun pratiquant. Chacun pense ainsi qu’il est immortel et ira dans l’au-delà en buvant de l’eau de vie qui conserve, en attendant la fin du pays.

Grâce aux quelques arbres fruitiers p, poussés par la volonté du Saint-Esprit, le pays ne s’en sort finalement pas si mal. Pas d’affreuses nouvelles en provenance de la Bourse, pas de spéculations financières, l’eau coule en abondance, l’absurdité aussi.

La politique n’a pas lieu d’être et les partis encore moins. Le pays est une démocratie unique dirigée par l’ensemble de son peuple qui prend les décisions à l’unanimité, c’est-à-dire aucune. A –t-on besoin d’entreprendre plus qu’il ne faut ? Certes non ! En plus, la mer monte inexorablement.

En Absurdland, tout est prévu, même la fin. On ne sait d’ailleurs plus quand a émergé cette idée de disparition. Personne ne la conteste, tout le monde l’attend avec résignation ou soulagement. Inutile de réfléchir à une solution qui éviterait le pire puisque le mauvais se sent déjà. C’est dans l’atmosphère, cela se respire. Il suffit de laisser faire la nature…Le pays peut vivre sans êtres humains. Place aux poissons et aux mouettes ! C’et d’ailleurs l’emblème du pays sur fond de drapeau noir. L’hymne national n’est pas chanté, c’est le ressac de la mer. Pourquoi s’embarrasser d’en écrire un puisque le pays coule lentement ? Personne n’a de voilier pour se tirer au large ou se réfugier dans les pays voisins qui en plus y sont hostiles. Les Absurdes e se mélangent pas.

Les taux d’immigration et d’émigration sont nuls, la balance est donc vite faite, tout comme les taux d’importation et d’exportation.

De glaciaire le climat est passé à chaud en quelques décennies. Les pays voisins qui émettent plus de co2 que le quota autorisé, doivent y être pour quelque chose. Inutile d’envisager une guerre sans troupes, ni matériel ni cartouches !

D’origine volcanique, les terres sont apparues lors d’une éruption marine. On ne sait pas trop dater l’événement. Les sols noirs sont riches et l’agriculture suffit à nourrir le peuple. Comment sont arrivées les graines ? Nul ne le sait, mais cela pousse. Peu d’animaux si ce n’est des rats dont les Absurdes raffolent et qu’ils font griller sur la plage.

Les jours de l’Absurdie sont donc comptés et l’Enfumage du pays voisin rend la visibilité bien difficile. Le pays va donc droit dans le mur du cimetière érigé avec des pierres ramassées sur la plage par des vieux. Il n’est même pas nécessaire de se saborder : la vague historique, le tsunami viendra.

Comme un village noyé au fond du lac de retenue d’un barrage, le pays disparaîtra sans perte ni fracas. Personne pour filmer l’événement, pas de spécialiste pour faire un commentaire sur des ondes imaginaires. C’est inscrit sur des pierres taillées par les Anciens. Seule manque une date précise. Certaines supputations prévoyaient le mois de juin 2015 ou au mieux 2017 lors des prochaines élections qui n’auront pas lieu d’être vu le régime décrit plus haut. Ce sera la Lutte Finale, à chacun son rafiot pour hisser la voile ! Ce sera le retour aux fonds marins. Et glou et glou, l’Absurdland…

 

 

 

 

 

 

 

 

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Né par accident à Paris et élevé par des grands parents attachants en Lorraine, je suis revenu sur la terre de mes ancêtres. Ces ancêtres  lointains ont des origines suédoises, d’où mon nom.

Retraité de la fonction publique d’Etat, titulaire d’un bac philo j’ai dérivé vers la sociologie ( 3ème cycle) en passant pas du droit. (Maîtrise de droit public)

Ayant connu cinq ministères dont deux sont devenus des SA (La poste et orange) j’ai connu les affres de changements organisationnels et de la disparition de services publics

Cet itinéraire sinueux certes m’a permis de découvrir non seulement des fonctions d’exécution d’encadrement et d’observation dans de multiples villes et quelques pays.

Impliqué un temps dans la vie politique, l’écologie j’ai vite compris que leurs édiles ne faisaient pas de la politique autrement mais à l’identique. Longtemps passionné de politique, j’ai compris un peu tard que ces gens se servaient avant de nous servir. Je continue donc d’observer cet univers atypique il faut bien l’avouer. En retrait donc après une vie professionnelle honorablement remplie. J’observe l’actualité avec acuité et humour si possible.

L’écologie m’a paru essentielle dans mon parcours car la terre est en sursis…

Passionné de voyage, mon écriture s’en ressent peut-être. Longtemps sportif, arbitre et dirigeant de handball, pratiquant ce jeu collectif des fois en gardien, je regardais déjà les autres.

D’aucuns prétendent que je pratique l’humour. C’est vrai. Mais n’est-ce pas nécessaire dans un monde menacé ?  L’écriture me permet donc de raconter ce que je vois, j’entends et ressens.

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