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Chers amis d’ici et d’ailleurs,

 

 

 

 

 

 

Nous voilà au numéro 6 de LEVURE LITTERAIRE, publication multiculturelle et plurilingue, dont le siège est en France, et qui, pour mieux accompagner un bon nombre d’auteurs internationaux, possède déjà plusieurs comités de lecture/rédaction à l’étranger.

Nos lecteurs représentent 119 pays. Nous leur en sommes reconnaissants.

Le numéro 6 de Levure littéraire vous propose une incursion dans le monde d’hier et d’aujourd’hui de l’ENFANT et de tous les « JE » (ux) qui le font grandir ou périr.

 

 

 

 

C’est un questionnement sur l’Enfant et à la fois sur l’enfance, un dialogue entre nos 100 écrivains et artistes qui y participent.

 

 

 

 

L’enfant – dans la guerre des JE(ux). Hier et aujourd’hui, un sujet ouvert à tous les registres de la « foi » créatrice et de sa mémoire vive. Cette vaste source d’inspiration nous incite à mieux apprécier les différences et les ressemblances de nos petits semblables.

D’un peuple à l’autre, les proverbes disent que chaque homme cache en lui une âme d’enfant qui attend… De façon interactive, répondez à cette petite pluie de questions :

Avez-vous un enfant ?

 

 

 

 

Avez-vous nourri un enfant ? Avez-vous essuyé les larmes d’un enfant ? Avez-vous plongé dans ses rires ?

Avez-vous abandonné, perdu, trouvé, adopté, puni, défendu, sauvé, élevé/éduqué un enfant ? Avez-vous joué avec lui, comme celle/celui qui jouait avec vous lorsque vous étiez petit ?

 

 

 

 

Dans chaque enfant il y a un futur parent et un artiste potentiel. Le problème « picassien » (Chagall, Dufy, Douanier Rousseau, Chaissac etc. etc.. étaient plus enfants que Picasso) est de savoir comment rester enfant dans l’âme en devenant parent avec le corps et le cœur, ensuite comment devenir un artiste authentique en grandissant ?! Le souci n’est peut-être pas là, mais bien dans la question rhétorique : « Comment rajeunir, artistiquement, tout en vieillissant ? », puisque l’enfance, c’est comme le début de tout art imaginaire, comme l’envers de la fin et de la vieillesse, c’est sans importance.

Savoir et pouvoir tout faire.

 

 

 

 

Enfance heureuse ? Enfance de rêve ? Enfance de potentat ? Enfance malheureuse, remplie de souffrances ? Enfance de guerre ?

 

 

 

 

Enfant de prison ? Enfant de goulag ? Enfant prostitué ? Enfant sinistré ? Enfance maltraitée ? Enfance d’hier ? Enfance d’aujourd’hui ?

Certains voudraient ne jamais quitter l’enfance, d’autres voudraient absolument l’oublier ! Qui a tort ? Qui a raison ? La vie en décidera !

 

 

 

 

Les enfants nous émerveillent autant qu’ils nous déroutent. Ils symbolisent le futur, le sens de notre vie. Ils sont des êtres en devenir, en continuelle transformation, qui font de nous, les adultes, des parents, des modèles à suivre ou à éviter.

Tout travail d’artiste serait-il un jeu d’enfant ?

 

A travers les œuvres littéraires et artistiques de Levure 6, nous faisons connaissance avec les différents visions et conceptions créatives de « ce que c’est un enfant » et « comment nous voyons l’enfant » entre les pôles principaux de notre vie : le passé et le présent.

 

Comme disait Georges Moustaki,

 

Nous sommes des enfants d’hier
Qui n’ont pas encore grandi
Nous tirons encore la langue
Et nous faisons beaucoup de bruit
Nous jouons avec des guitares
Et nous écrivons des chansons
Nous fumons des herbes bizarres
Qui poussent autour de la maison

 

 

 

 

Parfois la vie nous illumine
Quand le soleil est de retour
Sur le sommet de ces collines
Où nous allons faire l’amour
C’est nous que les voisins détestent
C’est à nous qu’on offre des fleurs
On surveille nos moindres gestes
On reprend nos chansons en chœur

Notre berceuse était amère
Quand nous étions petits soldats
Lorsque dehors il faisait guerre
Lorsque dedans il faisait froid

Nous sommes des enfants d’hier
Qui n’ont pas encore grandi
Nous tirons encore la langue
Et nous faisons beaucoup de bruit

(Les enfants d’hier)

 

 

 

 

Le bonheur du monde passe par la présence des enfants. Un monde sans enfants est une tombe.

 

 

 

 

Contemplons ensemble ces images proposées par l’artiste photographe canadien

 

JEAN BELIVEAU :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Levure littéraire n° 6 reflète, miroite la vie de l’Enfant que nous avons été, de l’Enfant que nous avons fait venir au monde, de l’Enfant-notre-mère-père-frère-sœur-témoin de la continuité de notre famille-terre humaine, avec ses hauts lieux et ses temps forts, avec ses jeux, ses secrets, ses joies, évoqués par les peintres, les musiciens et les écrivains de cette nouvelle édition de notre magazine.

 

 

 

 

Un numéro témoignage et gai à la fois, fait de choses vues, vécues et de réflexions intérieures.

 

Bonne lecture !

 

 

 

 

 

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Conçue en tant que ferment éthique et esthétique, Levure est un espace d’initiatives et de pensées créatives, sans aides financières, sans prétentions hégémoniques, qui privilégie la qualité et l’originalité de l’Acte constructeur de Culture. Par ces temps de crise économique, et surtout de forte crise morale, quand la Paix, l’Education et la Culture sont mises à l’écart, puisqu’il n’est plus de mode de cultiver l’humanisme, Levure s’entête à chercher avec vous, la voie vers une passerelle secrète, vers un lieu paisible et propice à la méditation au-delà des barbarismes et des vulgarités quotidiens. Avec pour intention de demeurer dans la lignée de l’esprit universel des Lumières !

 

Magazine d’information et d’éducation, Levure apporte sur vos écrans d’ordinateur, 4 fois par an, des auteurs atypiques (entre 50 et 100 par numéro), des thèmes et des sujets moins usités, abordés ou exploités, des actants et des acteurs de toutes obédiences socioculturelles (littérature, arts plastiques, musique, philosophie, ethnologie, journalisme, psycholinguistique, etc. – qui en présentant des pays et des traditions, des horizons riches en différences et ressemblances, similitudes, nous enrichissent, tout en nous captivant. Par sa diversité thématique, et par le nombre impressionnant de protagonistes culturels, Levure nous et vous offre le choix entre plusieurs langues, sensibilités, goûts, besoins de lecture et d’informations.

 

« Dire d’autrui qu’il est mon semblable, est-ce dire qu’il me ressemble ? »

 

Dans la rubrique Languages, dont le titre est un mot anglais, vous trouverez les langues sources (maternelles), ainsi que les langues cibles (traductions) de nos collaborateurs, autres que le français, celui-ci étant considéré la langue de base de cette publication.

 

Levure littéraire n°6 contient de la poésie, des nouvelles, des extraits de romans, des pages de journaux, des essais littéraires, des notes de lecture, des contes traditionnels et philosophiques, des articles de psychanalyse, de la peinture, des dessins, des collages, de la sculpture, des performances théâtrales et de cinéma, de la musique (jazz, rock, pop, folk, etc.), des informations liées aux événements culturels internationaux.

 

Avec l’aide de tous les participants, nous essayons de préserver et de stimuler l’échange humaniste.

 

Notre but : révéler de nouveaux auteurs, promouvoir le savoir et le succès des auteurs connus, inscrire des perspectives pour ceux qui en sont en rupture.

 

La culture nous aide à mieux maîtriser et à mieux équilibrer notre destin. Osons la partager avec les Autres – Auteurs, ces « étrangers », «voleurs d’âme», qui nous intriguent toujours un peu… Reconnaissons l’identité de l’Autre, avec ses différences, tout en respectant sa langue, ses traditions, son œuvre, et sa culture.

 

Participons au partage des idées novatrices et libératrices de nos cultures. Brisons les manœuvres de ceux qui orchestrent la chute finale de la culture et de la société en entretenant insidieusement sa dégradation pour des causes perfides autant que machiavéliques inavouables.

 

Cultivons l’amitié! Et l’amour-amitié ! Se nourrir de culture, c’est habiter en harmonie la maison de l’ETRE, voyager, migrer en frégates d’Artistes vers ces pays « terra incognita » où des Voies & Voix inattendues nous attendent, le cœur en offrande.

 

 

 

 

Levure littéraire a été créée particulièrement pour tous ces gens talentueux, demeurés dans l’anonymat national ou international, sans relations, et sans réelles possibilités d’accéder à la notoriété …

 

Notre magazine est devenu plurilingue justement pour ces pays dont les langues et cultures sont ignorées (oubli au profit de la loi du nabab offshore et de la pensée unique).

 

Sans faire de politique, nous luttons contre ces prédateurs culturels qui prêchent, bras croisés, bouche et poches pleines, (l’abolition) de la culture. Nous stigmatisons le manque de mécénat et la réduction des budgets culturels, et nous dénonçons la perversion des comportements langagiers, humains, esthétiques et éthiques de notre 21e siècle.

 

Protégeons l’art, tout en le pratiquant avec talent et confiance. Pratiquons l’art, tout en le défendant avec raffinement et intelligence. L’art nous a toujours aidés à résister, à évoluer dignement, à aimer le monde, et à croire en un monde meilleur. L’art ne tue personne, au contraire il élève l’homme. Ne le tuons pas, s’il vous plaît! N’en faisons pas l’enjeu de spéculations hasardeuses et stériles et ne le transformons pas en un vulgaire produit commercial. L’art business» international … n’est pas notre art, mais l’ANTI ART, « l’art » de détourner les artistes et leurs cultures de leurs chemins et destins! Nous refusons par l’art les lois immorales et suicidaires des « goldens boys » !

 

Etre contemporain ne signifie pas adopter pêle-mêle la crise de son temps avec ses flots et tourbillons, sans réflexion, sans conscience collective ni sélective à la fois. Il faut adhérer à son époque avec lucidité, vigilance et perspicacité, en se tenant à une bonne distance, avec un écart spatial et temporel, pour mieux délimiter les maux en gestation. Le contemporain ne substitue pas le présent au passé, il est à la recherche de ce que le présent renferme dans son futur à venir…sans en ignorer pour autant les fondations originelles.

 

Cette nouvelle édition de notre magazine restera fidèle à l’énergie positive qu’elle a affichée dès le début, vis-à-vis de la création inventive. Un contenu qualitatif, face à l’agressivité et à la vulgarité du monde politique actuel qui monopolise la vedette médiatique.

 

 

 

 

Rodica Draghincescu,
Directrice Littéraire

Relecture: Michel Bénard

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