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Chers amis d’ici et d’ailleurs,

 

 

Levure littéraire 13

 

 

vous invite à découvrir les créations de ses 245 artistes internationaux.

 

 

THEMATIQUE A DEBATTRE :

Être ou Faire partie intégrante?

 

 

 

 

Combien de fois nous nous sommes demandé si être est plus important qu’avoir ? Et inversement.

Combien de fois nous n’avons pas su répondre s’il faut tout simplement être en vie ou tout simplement avoir une vie simple, ou s’il faut être l’avoir d’une partie intégrante, ou s’il faut avoir accès à un tout intégrant,  plein de nous-mêmes et de nos autres nous. Ce tout dont tout le monde a peur mais y fonce, s’y  jette et s’y perd pour avoir quelque chose à dire et à faire dans l’avoir du temps.

Ce tout est un trou plein de nous. Et rien ne prouve le contraire. Le tout comme bonheur /souffrance, comme gloire /décadence, comme partie infinie/infime partie, au dernier degré d’une hiérarchie sociale. Le tout ou rien à  se partager ou à s’approprier. Tous ces mots, pour s’y réfugier et s’y  laisser aller vers l’incertain ou l’inconnu.

Combien de fois nous avons philosophistiqué  les sens des mots sans nous soucier de rien ? Combien d’autres fois nous nous sommes fait des soucis, ne connaissant ni la langue ni la logique d’une réponse exacte ?!

Être ou avoir la fortune de mots ou être à la fortune des mots ?

C’est comme le combien de fois par jour les aiguilles d’une montre se chevauchent-elles ? Il faut savoir déjouer de telles questions  ou de tels pièges du destin…

Comment comprendre et refuser ces possessions identitaires, matérielles et affectives avec leurs transes et troubles divergents?

Comment relever et se libérer de nos carences et manques, pour mieux s’expliquer avec et envers nous-mêmes?!

Être partie intégrante ou faire partie intégrante ou avoir une partie liée avec le tout intégrant ?

Entre être et avoir, ce verbe faire,  premier acte créateur du faiseur de vies et de rêves (réels ou imaginaires).

La langue est un capital culturel mais le capital n’est pas une langue et cette perplexité linguistiquement capitaliste provoque chez beaucoup d’entre nous, un caractère à part,  en majeur partie narcissique et prédateur.

Comment expliquer le monde au monde et surtout ne pas relever nos propres carences identitaires ?

Qui est qui ?

Qui est quoi ?

Qui a/possède  qui ?

Qui a/possède  quoi ?

Qui fait qui  (au sens d’accoucher, de faire venir au monde)?

Qui fait quoi ?

Cet imperturbable pronom interrogatif populaire quoi, c’est le qui du celui ou de celle ou de ceux qui, quand ils doivent faire la différence entre la pratique existentielle des verbes être et avoir, ils ne savent plus quoi faire et se mettent à créer leur monde intérieur, selon le petit trou fascinant et maladif, en même temps, de notre chère Alice aux pays des merveilles.

Faire partie intégrante de nous-mêmes, c’est avoir  notre faille de mots et de pensées, et d’émotions, d égarements, notre échappatoire émotive, par laquelle se sauver au moment venu pour mieux se retrouver là où nous serions acceptés tels que nous sommes.

Faire partie d’un paysage socio-familial, d’un milieu culturel, c’est faire preuve d’existence physique, d’implication morale, d’une spiritualité créative, d’un partage collectif. Et cela n’est pas seulement une affaire de vocabulaire, de philosophie ou de poésie sapientielle, car faire se conjugue dans ce cas-ci avec avoir et il a ses propres multiples devoirs et déboires d’être et de fonctionner.

Les mots sont simples ou simplifiés, religieux ou belliqueux, scientifiques, techniques, banals, d’amour, ou neutres et aseptisés, complexes ou compliqués, perturbants et perturbateurs, ils s’alignent tous sur tout ce qui gouverne nos sentiments et nous alignent tous à nos manques et besoins créatifs dans la société qui nous engloutit chaque jour un peu plus.

Nos sentiments gouvernent nos paroles et faits. Leur vie intérieure engendre notre univers personnel. Les mots nous aident à nous approcher ou à nous distancier, à voir l’au-delà des choses et au-delà des faits. Du conte au concept, les mots contribuent à nos métamorphoses et modifications selon le cas et l’instant.

Les mots sont nos intégrants, et nous en sommes leurs contenus, leurs langues nostalgiques. Nos mots nous mettent ensemble que l’on le veuille ou pas !

Nos sentiments font partie intégrante de nos mots, ils font de nous tous, la partie de quelque chose qui nous compose et identifie.

Les mots nous parlent et ils parlent de nous et de ce que nous vivons. Les mots nous montrent du doigt, les mots nous prennent dans leurs bras.

Le manque de mots nous isole du monde. Les mots méchants nous blessent et séparent. Les mots toxiques nous détruisent, ils nous anéantissent.

Oui, non, c’est à avoir des doutes sur les mots de notre présent.

Faut-il faire sur ce cheminement individuel et, à la fois, collectif, preuve d’appartenance à une entité, à une ethnie, à une langue, à un people, à une culture, à une tradition, à des coutumes et à des droits? Comme ne pas faire partie de la société, de la communauté, comment rester seul et heureux? Où aller pour vivre en paix? Dans le non-aller ?! Seuls ? Mais la solitude est interprétée de plus en plus comme un effet de non intégration sociale, de faiblesse d’esprit, de fragilité psychique. Libres ? Mais la liberté à tout prix est considérée aujourd’hui une source de malheur et de malchance.

Faut-il faire partie de notre présent, qui, à son tour, est fait en quelque sorte de notre passé et de notre futur, aussi ? Nous voilà bien dans le parc psycho religieux de la pensée angoissante et de toutes ses théories et mentalités  qui nous unissent et divisent selon les principes de la double causalité.

Qu’est-ce plus important pour s’intégrer à la vie de notre Temps? L’Être ou l’Avoir ? L’Ici et le Maintenant ? Et entre les deux verbes de l’identité, quelle place occupe encore le verbe de l’action (personnelle ou collective) FAIRE, avec sa palette de sens (instituer, produire, réaliser, établir, fonder, créer, fabriquer, composer, causer, provoquer, attirer, opérer, former etc), espérer. C’est désespérant d’en parler en s’interrogeant ainsi mais hélas, nous n’arrêtons pas de le faire.

Flaubert nous aurait répliqué, à sa manière : Il faut toujours espérer quand on désespère, et douter quand on espère. (Pensées de Gustave Flaubert,  Texte établi par Caroline Franklin Grout, Louis Conard, 1915 (pp. titre-103).

La 13e édition de Levure littéraire invite ses 245 auteurs et artistes internationaux à contourner et illustrer cette thématique de la parole questionnante et de la question énonciative posée sur l’acte de construction identitaire, tout aussi bien comme sur celui de l’appartenance, de l’intégration et de nos besoins sociaux communs.

 

Être ou Faire partie intégrante? – Un sujet d’actualité, qui a fait couler beaucoup d’encre, un thème qui a attiré l’attention de plus de 500 auteurs (après un tri sélectif, seulement 245 ont été retenus), et que nous avons pu aborder de plusieurs points de vue: culturel et littéraire, sociopolitique et sociologique, linguistique, philosophique et psychologique. A la question Que comprenons-nous par cette partie intégrante ? – dont tout le monde se méfie un peu, un dictionnaire à la main, nos rédacteurs ont répondu,:
– La fidélité fait partie intégrante de nos valeurs.
– Un grand artiste est une partie intégrante d’un spectacle ou d’un projet.
– Un grand écrivain est une partie intégrante de la littérature de son époque.
– Les minorités ethniques font partie intégrante de la société d’aujourd’hui.

 

– La curiosité est une partie intégrante de l’esprit humain

 

– L’amour est une partie intégrante de notre vie

 

245 Auteurs et Artistes du Monde, online, sur  www.levurelitteraire.com, avec des messages importants à partager dans ce numéro 13, l’édition de Printemps-Eté 2017. Têtes d’affiche dans leurs pays d’origine, artistes et auteurs indomptables, exilés, pacifistes, rebelles, bref de très belles personnalités-porte-paroles du monde contemporain international. Un regard riche et complexe sur le COMMENT VIVENT ET S’EXPRIMENT AUJOURD’HUI LES LANGUES ET LEURS CULTURES VIVANTES, à travers la diversité de nos identités, les chocs culturels, et les obstacles du vivre et faire l’ensemble, ensemble?!

 

Communiquons pour résister ! La résistance est le présent actif de la conscience !

 

 

rodica

 

Linguiste-écrivaine, fondatrice et directrice générale de Levure littéraire

 

 

 

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Conçue en tant que ferment éthique et esthétique, Levure est un espace d’initiatives et de pensées créatives, sans aides financières, sans prétentions hégémoniques, qui privilégie la qualité et l’originalité de l’Acte constructeur de Culture. Par ces temps de crise économique, et surtout de forte crise morale, quand la Paix, l’Education et la Culture sont mises à l’écart, puisqu’il n’est plus de mode de cultiver l’humanisme, Levure s’entête à chercher avec vous, la voie vers une passerelle secrète, vers un lieu paisible et propice à la méditation au-delà des barbarismes et des vulgarités quotidiens. Avec pour intention de demeurer dans la lignée de l’esprit universel des Lumières !

 

Magazine d’information et d’éducation, Levure apporte sur vos écrans d’ordinateur, 4 fois par an, des auteurs atypiques (entre 100 et 200 par numéro), des thèmes et des sujets moins usités, abordés ou exploités, des actants et des acteurs de toutes obédiences socioculturelles (littérature, arts plastiques, musique, philosophie, ethnologie, journalisme, psycholinguistique, etc. – qui en présentant des pays et des traditions, des horizons riches en différences et ressemblances, similitudes, nous enrichissent, tout en nous captivant. Par sa diversité thématique, et par le nombre impressionnant de protagonistes culturels, Levure nous et vous offre le choix entre plusieurs langues, sensibilités, goûts, besoins de lecture et d’informations.

 

« Dire d’autrui qu’il est mon semblable, est-ce dire qu’il me ressemble ? »

 

Dans la rubrique Languages, dont le titre est un mot anglais, vous trouverez les langues sources (maternelles), ainsi que les langues cibles (traductions) de nos collaborateurs, autres que le français, celui-ci étant considéré la langue de base de cette publication.

 

Levure littéraire n°13 contient de la poésie, des nouvelles, des extraits de romans, des pages de journaux, des essais littéraires, des notes de lecture, des contes traditionnels et philosophiques, des articles de psychanalyse, de la peinture, des dessins, des collages, de la sculpture, des performances théâtrales et de cinéma, de la musique (jazz, rock, pop, folk, etc.), des informations liées aux évènements culturels internationaux.

 

Avec l’aide de tous les participants, nous essayons de préserver et de stimuler l’échange humaniste.

 

Notre but : révéler de nouveaux auteurs, promouvoir le savoir et le succès des auteurs connus, inscrire des perspectives pour ceux qui en sont en rupture.

 

La culture nous aide à mieux maîtriser et à mieux équilibrer notre destin. Osons la partager avec les Autres – Auteurs, ces « étrangers », «voleurs d’âme», qui nous intriguent toujours un peu… Reconnaissons l’identité de l’Autre, avec ses différences, tout en respectant sa langue, ses traditions, son œuvre, et sa culture.

 

Participons au partage des idées novatrices et libératrices de nos cultures. Brisons les manœuvres de ceux qui orchestrent la chute finale de la culture et de la société en entretenant insidieusement sa dégradation pour des causes perfides autant que machiavéliques inavouables.

 

Cultivons l’amitié! Et l’amour-amitié ! Se nourrir de culture, c’est habiter en harmonie la maison de l’ETRE, voyager, migrer en frégates d’Artistes vers ces pays « terra incognita » où des Voies & Voix inattendues nous attendent, le cœur en offrande.

 

 

Levure littéraire a été créée particulièrement pour tous ces gens talentueux, demeurés dans l’anonymat national ou international, sans relations, et sans réelles possibilités d’accéder à la notoriété …

 

Notre magazine est devenu plurilingue justement pour ces pays dont les langues et cultures sont ignorées (oubli au profit de la loi du nabab offshore et de la pensée unique).

 

Sans faire de politique, nous luttons contre ces prédateurs culturels qui prêchent, bras croisés, bouche et poches pleines, (l’abolition) de la culture. Nous stigmatisons le manque de mécénat et la réduction des budgets culturels, et nous dénonçons la perversion des comportements langagiers, humains, esthétiques et éthiques de notre 21e siècle.

 

Protégeons l’art, tout en le pratiquant avec talent et confiance. Pratiquons l’art, tout en le défendant avec raffinement et intelligence. L’art nous a toujours aidés à résister, à évoluer dignement, à aimer le monde, et à croire en un monde meilleur. L’art ne tue personne, au contraire il élève l’homme. Ne le tuons pas, s’il vous plaît! N’en faisons pas l’enjeu de spéculations hasardeuses et stériles et ne le transformons pas en un vulgaire produit commercial. L’art business» international … n’est pas notre art, mais l’ANTI ART, « l’art » de détourner les artistes et leurs cultures de leurs chemins et destins! Nous refusons par l’art les lois immorales et suicidaires des « goldens boys » !

 

Etre contemporain ne signifie pas adopter pêle-mêle la crise de son temps avec ses flots et tourbillons, sans réflexion, sans conscience collective ni sélective à la fois. Il faut adhérer à son époque avec lucidité, vigilance et perspicacité, en se tenant à une bonne distance, avec un écart spatial et temporel, pour mieux délimiter les maux en gestation. Le contemporain ne substitue pas le présent au passé, il est à la recherche de ce que le présent renferme dans son futur à venir…sans en ignorer pour autant les fondations originelles.

 

Cette nouvelle édition de notre magazine restera fidèle à l’énergie positive qu’elle a affichée dès le début, vis-à-vis de la création inventive. Un contenu qualitatif, face à l’agressivité et à la vulgarité du monde politique actuel qui monopolise la vedette médiatique.

 

 

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