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Levure littéraire 12

 

 

vous invite à découvrir les créations de ses 200 artistes internationaux.

 

 

THEMATIQUE A DEBATTRE :

Les Camps de la Résistance & les Champs de la Conscience

 

 

 

 

Petite chirurgie étymologique !

 

Le mot français résistance provient du latin ecclésiastique resistentia « résistance »  Vers la fin du  Ive siècle, le latin chrétien .resistere, forme le verbe  résister.

A la fin du XIIIe siècle, le mot français « résistence » prend consistance pour faire référence à une qualité par laquelle tout corps résiste à l’action d’un autre corps.

En 1375, la résistence  a déjà une sœur sémantique, la « résistance », et les mots se font concurrence au sein de la famille des sens. La résistance est une force qui s’oppose, ou annihile l’effet d’une autre force. Ces deux mots évoluent ensemble, l’un près de l’autre, l’un derrière l’autre pour symboliser une puissance, une action à caractère résistant.

En 1404, la résistence acquiert une nuance militaire, se définissant comme une défense par les armes, par l’opposition physique à une personne ou un groupe qui utilise la force ou la contrainte.

Vers 1527, Marguerite de Navarre, dans les Nouvelles Lettres, explique la résistance comme une « action de résister moralement à ce que l’on subit » et la résistence comme une action de résister à une autorité établie. Vers 1529, la même Marguerite Navarre dans Heptaméron investit le mot  résistence  d’un sens nouveau : l’action de résister aux sollicitations amoureuses de quelqu’un.

En 1842, le sens politique commence à éveiller et à intéresser les peuples. Le Parti de la Résistance apparaît, pour désigner des hommes d’état qui craignent de s’engager dans des voies nouvelles, et qui opposent une force d’inertie aux tentatives de réforme.

Dans les années 40, on  assiste à la création en France, des Mouvements unis de la Résistance (MUR) et de l’Armée secrète (AS). En 1940, en France, lors de la Seconde guerre mondiale, De Gaulle entretient la flamme de la Résistance française.

Résistance intérieure française et les réseaux clandestins, contre  des actions de renseignement, de sabotage ou des opérations militaires contre les troupes d’occupation (essentiellement allemandes) et aussi les forces du Régime de Vichy.

Au fil de l’histoire moderne, chaque continent, chaque pays, chaque peuple a ses mouvements de résistance et ses résistants.

 

 

La grande Résistance des Nations, en Europe. Sens et Mémoire.

 

Les combats de résistance contre l’occupant nazi. Résistance dans les camps de concentration des déportés politiques d’Auschwitz, d’Haguenau, de Dachau, de Buchenwald etc.  Résistance dans les camps de concentration de jeunes, les camps de transit et dans les divers autres camps similaires de la période du Troisième Reich.

Comment résister, comment survivre, en résistant, dans un camp de concentration ou dans un camp mixte (travaux forcés et camp d’extermination) ? Comment résister dans les abattoirs humains, comme Sobibor ? Cela paraît impossible ou irréel !

Parlons de ces actes de barbaries au passé, pour que cela ne répète plus ! ?

Comment résister dans un centre d’extermination immédiate ?

Pourtant, des hommes et des femmes ont eu le courage de le faire et grand nombre d’eux le payèrent par leur sang et de leur souffle.

Comment résister dans les usines de la mort ? Cette Résistance a eu des formes multiples dont le but était de s’échapper ou de faire échapper/sauver ceux qui devaient finir leurs jours comme cobayes de la cruauté et de la monstruosité nazie.

Comment s’échapper aux Massacres? Les camps de concentration devaient contribuer à assurer la «sécurité du Reich» en brisant moralement et en affaiblissant physiquement les individus jugés nuisibles au peuple allemand, soit pour des raisons politiques, soit par ce qu’ils «polluaient la race germanique» (homosexuels ou auteurs de délits criminels).

Dans ces camps, les nazis ont entassé pêle-mêle, des opposants allemands ou résistants des pays occupés ayant exercé des responsabilités importantes, Républicains espagnols, officiers et commissaires politiques soviétiques, élites polonaises…
Les camps d’extermination en Europe étaient principalement destinés aux génocides des Juifs et des Tsiganes mais ont été aussi utilisés pour l’assassinat d’autres détenus, comme par exemple, des prisonniers de guerre soviétiques.

L’objectif principal des résistants était/EST de sauver des vies.

Claudine Cardon-Hamet, dans sa thèse de doctorat sur  La Résistance dans les camps nazis – mai 2010, écrit :

« Dans les camps de concentration, il s’agissait d’aider le plus grand nombre à survivre, à préserver ses forces et à conserver son identité et sa dignité. Dès lors, la question se pose de définir plus précisément ce qu’on entend ici par résister. Comment, par exemple, distinguer la Résistance de simples gestes d’autodéfense ? Sauvegarder en soi-même ce qui constitue l’humanité, les acquis de la civilisation face à la bestialité, à la sauvagerie auxquelles les SS voulaient réduire les détenus et à la barbarie de leurs propres pratiques, relève de la Résistance. Que dire des gestes de solidarité ? Considérer l’autre comme un frère ou une soeur, lui tendre une main secourable, lui prodiguer des conseils pouvant augmenter ses chances de survie ou simplement des paroles de réconfort, confectionner pour lui de petits objets à partir de matériaux récupérés, comme tant de femmes l’ont fait à Ravensbrück, lui donner un peu de sa portion de soupe ou de pain alors que l’on meurt soi-même de faim, dérober à l’administration SS de la nourriture ou des vêtements chauds au risque de se faire gravement punir et de perdre sa place dans un «bon Kommando», favoriser son entrée dans un Kommando moins dur, manifester de la sympathie pour un Juif au risque de se faire mal voir par son gardien SS ou par son Kapo, chercher à maintenir en vie les nourrissons nés à Ravensbrück, étaient bien des actes de Résistance. La solidarité était d’autant plus importante dans les camps où les conditions de détention étaient les plus destructrices, qu’elle était parfois la seule forme de résistance susceptible d’être exercée. Il faut souligner, à ce propos, que les efforts pour conserver sa dignité et la pratique de la charité ou de la solidarité par un individu étaient toujours un préalable à son entrée dans un groupe clandestin. Seul un tel comportement autorisait les résistants à se faire connaître auprès des nouveaux venus.

Le moyen d’élargir cette solidarité et de faire baisser la mortalité a été de modifier le climat général du camp. Dans cette optique, l’occupation des postes-clefs de l’administration par des détenus politiques, porteurs du triangle rouge, a été dans la plupart des camps un enjeu décisif. Ainsi, les résistants pouvaient utiliser le pouvoir que leur donnait leur position pour aider leurs camarades de détention : c’était une condition indispensable pour réduire les brutalités, les vexations, les vols, le racket, les détournements de nourriture et les assassinats. Il s’agissait d’obtenir le remplacement des prisonniers de droit commun, porteurs du triangle vert, par des hommes intègres. Cette lutte acharnée entre «Rouges» et  « Verts » ne s’est pas partout traduite par le triomphe des premiers, mais ceux-ci ont profité, à partir de 1943, des besoins des SS en personnel compétents, comme par exemple de Kapos capables de diriger efficacement les Kommandos travaillant pour la guerre et des ordres venus de Berlin de réduire la mortalité de la main d’œuvre concentrationnaire.

Changer l’atmosphère générale du camp, passait aussi par la diffusion, auprès des détenus, des défaites allemandes après Stalingrad et des nouvelles des fronts, connues grâce à l’écoute clandestine de la radio et la lecture clandestine des journaux réservés aux SS.
Les postes particulièrement visés par la Résistance étaient l’hôpital, la cuisine, les bureaux de l’administration et de la Gestapo, le service du travail qui gérait la répartition des détenus dans les Kommandos et les transferts dans d’autres camps (où le taux de survie pouvait être meilleur ou pire). Les infirmiers et les médecins pouvaient cacher des malades ou intervertir leur numéro avec celui d’un mort pour leur éviter d’être éliminés physiquement comme «inaptes au travail ! »

A travers différentes époques historiques, chaque nation a eu ses formes de résistance et d’opposition au pouvoir et aux changements politiques de force. Par exemple, en Roumanie,  après le coup d’État de septembre 1940,  le mouvement de résistance  mettait au pouvoir la Garde de fer et le maréchal Antonescu.

Les actes de résistance aux régimes militaires destructifs se multipliaient et se déroulaient partout : rappelons-nous les mouvements de résistance polonaise pendant la Seconde Guerre mondiale, les missions  secrètes des partisans soviétiques contre les armées hitlériennes.

Le mot résistance se remplissait de nouveaux sens sociopolitique et des fois, de non-sens et de contresens stratégiques ! De la résistance dans les camps de concentration nazie il n’y avait qu’un seul pas pour accéder à la résistance dans les camps de concentration nationaux-socialistes.

Du camp de redressement au pogrom antisémite et au goulag. La déportation en URSS. Les goulags des disparitions mystérieuses. Le règne de la famine, de la terreur et de la mort des détenus au travail forcé. Le goulag s’étendait comme un flagelle idéologique : du  goulag russe (stalinien) au goulag chinois, au goulag coréen (Corée du Nord). La résistance essayait de résister par tous les moyens ! La résistance se conjuguait avec le temps et le lieu de la souffrance.

 

 

 

 

RESISTER  A…

 

A LA TERREUR DES BOURREAUX POLITIQUES, ETHNIQUES ET  RELIGIEUX ! AUX PRESSIONS MILITAIRES…

Aux violences en tout genre, à l’exploitation, aux dénigrassions, aux exterminations et aux exclusions massives ! Aux dogmes, aux théories et aux théologies dogmatiques !

La campagne « 500 ans de résistance » à l’occasion du cinquième centenaire de la colonisation espagnole en 1992 a marqué l’émergence des mouvements indigènes contre la domination impériale et oligarchique. Elle a été probablement un des événements les plus décisifs dans l’Amérique latine contemporaine. Dès lors, en Equateur puis en Bolivie et plus largement au niveau régional, les mouvements indigènes s’affirment de plus en plus comme de véritables acteurs sociaux et politiques. La mémoire comme résistance en Colombie. Les grandes vagues de migration colombienne au XX e siècle. Violence politique et mouvements migratoires. Il y a eu aussi les années de plomb en Europe. La résistance noire dans les années 60. La résistance aux régimes totalitaires dans les années 80 et 90, les révolutions en Europe pour briser la chaîne du communisme imposé.

Les résistances identitaires Résistances Républicaines. Résistance au Mal et au Malheur. Résistance à la corruption. Résistance à la mondialisation. Résistance aux déclins de la société contemporaine !  Les crises et les guerres religieuses. L’exode des populations civiles devant une guerre ou une catastrophe naturelle !

Je résiste, tu résistes, il, elle résiste, nous résistons, vous résistez, et le plus souvent on ne résiste plus. Et alors ? On baisse les bras, on baisse la tête, on trébuche, on se plie en deux ? On tombe ? On tombe et on reste tout bas, blessés, finis, sacrifiés ?  L’On c’est qui ? C’est nous ? C’est eux ? Et vous ? Vous êtes Nous ou (…)? Et eux, ils n »ont pas été autrefois Vous(…)? Et vous, vous n’avez pas été jadis nous (…)? Entre passé et présent, entre avenir et le jour venu, l’On c’est des générations de victimes à qui s’opposent des générations de victimaires ! L’On est un pro-nom indéfini neutre qui réfère à un ou à plusieurs êtres  humains, sujet d’un combat contre un envahisseur, un occupant ou un régime indésirable.

L’ON SAIT – c’est l’importance de ne pas se taire, de réagir, de combattre,  de continuer, pacifiquement, le chemin qui est au minimum de 3 générations par siècle.

Appréhendons de façon objective, les phénomènes extérieurs et intérieurs de notre propre existence/conscience.

Communiquons pour résister ! La résistance est le présent actif de la conscience !

 

 

 

rodica

 

Linguiste-écrivaine, fondatrice et directrice générale de Levure littéraire

 

 

 

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Conçue en tant que ferment éthique et esthétique, Levure est un espace d’initiatives et de pensées créatives, sans aides financières, sans prétentions hégémoniques, qui privilégie la qualité et l’originalité de l’Acte constructeur de Culture. Par ces temps de crise économique, et surtout de forte crise morale, quand la Paix, l’Education et la Culture sont mises à l’écart, puisqu’il n’est plus de mode de cultiver l’humanisme, Levure s’entête à chercher avec vous, la voie vers une passerelle secrète, vers un lieu paisible et propice à la méditation au-delà des barbarismes et des vulgarités quotidiens. Avec pour intention de demeurer dans la lignée de l’esprit universel des Lumières !

 

Magazine d’information et d’éducation, Levure apporte sur vos écrans d’ordinateur, 4 fois par an, des auteurs atypiques (entre 100 et 200 par numéro), des thèmes et des sujets moins usités, abordés ou exploités, des actants et des acteurs de toutes obédiences socioculturelles (littérature, arts plastiques, musique, philosophie, ethnologie, journalisme, psycholinguistique, etc. – qui en présentant des pays et des traditions, des horizons riches en différences et ressemblances, similitudes, nous enrichissent, tout en nous captivant. Par sa diversité thématique, et par le nombre impressionnant de protagonistes culturels, Levure nous et vous offre le choix entre plusieurs langues, sensibilités, goûts, besoins de lecture et d’informations.

 

« Dire d’autrui qu’il est mon semblable, est-ce dire qu’il me ressemble ? »

 

Dans la rubrique Languages, dont le titre est un mot anglais, vous trouverez les langues sources (maternelles), ainsi que les langues cibles (traductions) de nos collaborateurs, autres que le français, celui-ci étant considéré la langue de base de cette publication.

 

Levure littéraire n°12 contient de la poésie, des nouvelles, des extraits de romans, des pages de journaux, des essais littéraires, des notes de lecture, des contes traditionnels et philosophiques, des articles de psychanalyse, de la peinture, des dessins, des collages, de la sculpture, des performances théâtrales et de cinéma, de la musique (jazz, rock, pop, folk, etc.), des informations liées aux évènements culturels internationaux.

 

Avec l’aide de tous les participants, nous essayons de préserver et de stimuler l’échange humaniste.

 

Notre but : révéler de nouveaux auteurs, promouvoir le savoir et le succès des auteurs connus, inscrire des perspectives pour ceux qui en sont en rupture.

 

La culture nous aide à mieux maîtriser et à mieux équilibrer notre destin. Osons la partager avec les Autres – Auteurs, ces « étrangers », «voleurs d’âme», qui nous intriguent toujours un peu… Reconnaissons l’identité de l’Autre, avec ses différences, tout en respectant sa langue, ses traditions, son œuvre, et sa culture.

 

Participons au partage des idées novatrices et libératrices de nos cultures. Brisons les manœuvres de ceux qui orchestrent la chute finale de la culture et de la société en entretenant insidieusement sa dégradation pour des causes perfides autant que machiavéliques inavouables.

 

Cultivons l’amitié! Et l’amour-amitié ! Se nourrir de culture, c’est habiter en harmonie la maison de l’ETRE, voyager, migrer en frégates d’Artistes vers ces pays « terra incognita » où des Voies & Voix inattendues nous attendent, le cœur en offrande.

 

 

Levure littéraire a été créée particulièrement pour tous ces gens talentueux, demeurés dans l’anonymat national ou international, sans relations, et sans réelles possibilités d’accéder à la notoriété …

 

Notre magazine est devenu plurilingue justement pour ces pays dont les langues et cultures sont ignorées (oubli au profit de la loi du nabab offshore et de la pensée unique).

 

Sans faire de politique, nous luttons contre ces prédateurs culturels qui prêchent, bras croisés, bouche et poches pleines, (l’abolition) de la culture. Nous stigmatisons le manque de mécénat et la réduction des budgets culturels, et nous dénonçons la perversion des comportements langagiers, humains, esthétiques et éthiques de notre 21e siècle.

 

Protégeons l’art, tout en le pratiquant avec talent et confiance. Pratiquons l’art, tout en le défendant avec raffinement et intelligence. L’art nous a toujours aidés à résister, à évoluer dignement, à aimer le monde, et à croire en un monde meilleur. L’art ne tue personne, au contraire il élève l’homme. Ne le tuons pas, s’il vous plaît! N’en faisons pas l’enjeu de spéculations hasardeuses et stériles et ne le transformons pas en un vulgaire produit commercial. L’art business» international … n’est pas notre art, mais l’ANTI ART, « l’art » de détourner les artistes et leurs cultures de leurs chemins et destins! Nous refusons par l’art les lois immorales et suicidaires des « goldens boys » !

 

Etre contemporain ne signifie pas adopter pêle-mêle la crise de son temps avec ses flots et tourbillons, sans réflexion, sans conscience collective ni sélective à la fois. Il faut adhérer à son époque avec lucidité, vigilance et perspicacité, en se tenant à une bonne distance, avec un écart spatial et temporel, pour mieux délimiter les maux en gestation. Le contemporain ne substitue pas le présent au passé, il est à la recherche de ce que le présent renferme dans son futur à venir…sans en ignorer pour autant les fondations originelles.

 

Cette nouvelle édition de notre magazine restera fidèle à l’énergie positive qu’elle a affichée dès le début, vis-à-vis de la création inventive. Un contenu qualitatif, face à l’agressivité et à la vulgarité du monde politique actuel qui monopolise la vedette médiatique.

 

 

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